Piolle vs Dieudonné : qui gagnera la “guerre” à Grenoble ?

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TRIBUNE LIBRE – La nouvelle aurait pu sembler anodine. Ce 28 octobre, l’humoriste Dieudonné donne un spectacle « La Guerre » au Summum, à Grenoble. Seulement voilà, Dieudonné n’est pas un humoriste “anodin”, au point que le maire de Grenoble, Éric Piolle, décide d’adopter un arrêté pour interdire le spectacle en question. Analyse par un collectif d’étudiants du Master 1 de droit public de la faculté de droit de Grenoble* avec leur professeur Romain Rambaud.

 

 

Eric Piolle a donc décidé d’interdire le spectacle de Dieudonné. Ce n’est ni le premier ni le dernier. Dieudonné est une figure bien connue du droit de la police administrative, et cette affaire doit donc s’analyser dans un cadre juridique bien particulier.

 

 

Les faits : l’interdiction par Éric Piolle du nouveau spectacle de Dieudonné
 

 

Dieudonné s’est fait connaître depuis une vingtaine d’années pour un engagement politique et un humour qui ne laissent pas indifférents. Il a certes fondé le Parti des utopistes en 1997 puis obtenu, de l’Onu, le titre d’ « homme de bonne volonté dans sa lutte contre le racisme » en 2000. Mais, à partir des années 2000, un autre visage s’est dévoilé. Souvent sous le prétexte de l’humour, Dieudonné s’en prend de plus en plus violemment aux personnes de confession juive. « J’ai fait l’con », « Mahmoud », « La Bête Immonde »… les spectacles antisémites se multiplient. Sans oublier « Le Mur » contenant le fameux extrait : « Moi, tu vois, quand je l’entends parler, Patrick Cohen, je me dis, tu vois, les chambres à gaz… Dommage ! ».

 

Grenoble compte désormais parmi les villes s’opposant à la représentation de Dieudonné. M. Piolle explique : « En quelques jours, j’ai été interpellé largement, par un grand nombre de personnalités, par des structures et des mouvements politiques, qui découvraient le sujet ».

 

Il déclare vouloir prévenir ainsi tout trouble à l’ordre public, « sans attendre que cela dégénère comme lors des meetings FN à Grenoble » (tweet d’Eric Piolle), renvoyant ainsi à la manifestation qui avait dégénéré autour de l’office du tourisme de Grenoble en mai dernier, alors que Louis Aliot était venu faire un meeting.

 

Une mesure qu’Émilie Chalas, députée de l’Isère, s’empresse de qualifier de « forte, courageuse, et engagée ».

 

 

Dieudonné, quant à lui, n’est pas du même avis et déclare sur son site Dieudosphère.com que « le spectacle aura bien lieu ! » Pour l’humoriste, les arguments de M. Piolle manquent de poids, d’autant que le maire ignore le contenu du spectacle concerné : « Il est difficile de se dire que de simples appels téléphoniques constituent une raison valable pour faire perdre leur temps aux institutions françaises en signant un arrêté. »

 

Le 13 septembre, Dieudonné ajoute sur son site que cet arrêté contre lui est « vain », qu’il coûte « de l’argent aux contribuables grenoblois en frais d’avocats, [leur] fera perdre du temps à écrire des articles et se soldera par un échec ». D’autant que, comme le précise le journal 20 minutes, la mairie de Grenoble avait déjà échoué à interdire ses spectacles en 2009 puis en 2011. Pourtant, en même temps, Marseille prononce à son tour un arrêté pour interdire son spectacle, également pour prévenir tout trouble à l’ordre public.

 

 

Le contexte : Dieudonné, « star » du droit de la « police administrative »

 

 

Graffiti de HMI Solo à Bruxelles, de Dieudonné faisant le geste de la Quenelle. CC Wikipédia - Jack Rabbit Slim's

Graffiti de HMI Solo à Bruxelles, de Dieudonné faisant le geste de la Quenelle. CC Wikipédia – Jack Rabbit Slim’s

Il faut souligner que cette affaire n’est pas du tout isolée dans la jurisprudence administrative. Les spectacles de Monsieur M’bala M’bala ont conduit à un lourd contentieux.

 

En effet, sa manière de surfer sur l’ambiguïté de propos pouvant être qualifiés d’« antisémites » lui a valu plus d’une fois de se retrouver devant nos juridictions. Ces précédents jurisprudentiels ont eu un impact en droit administratif à partir des ordonnances des 9, 10 et 11 janvier 2014, qui ont fait évoluer la matière en procédant à une extension des pouvoirs de la police administrative.

 

Ce qu’on appelle « police administrative » est une fonction qui a pour objet de prévenir les atteintes à l’ordre public (sécurité, tranquillité, salubrité) par les autorités publiques. Les mesures de police administrative sont prises à l’initiative d’autorités telles que le maire, le préfet, le Premier ministre, le président de la République. Depuis la jurisprudence Benjamin de 1933, le juge administratif vérifie que la mesure de police est justifiée par rapport aux circonstances de l’espèce et si celle-ci est adaptée et proportionnée à la menace qui pèse sur l’ordre public.

 

En janvier 2014, le préfet de Loire-Atlantique avait pris un arrêté interdisant le spectacle de Dieudonné qui devait se tenir quelques jours plus tard. Par la suite, le tribunal administratif de Nantes avait donné raison à l’humoriste en suspendant cette interdiction. Mais le Conseil d’État a décidé du contraire et validé l’interdiction du spectacle, les propos antisémites tenus au cours du spectacle étant considérés par le juge comme une atteinte à la dignité humaine et la cohésion nationale.

 

Par ailleurs, le Conseil d’État a estimé qu’il existait un risque qu’il reproduise des infractions pénales qu’il avait commises par le passé. Cette ordonnance interroge sur la délimitation de l’ordre public : dans les faits, il n’y avait pas vraiment de troubles à l’ordre public au sens classique du terme car il n’y avait pas de risque pour la sécurité, la tranquillité ou la salubrité publiques.

 

Il est vrai que le Conseil d’État avec l’arrêt Morsang-sur-Orge (1995) avait fait de la dignité humaine une composante de l’ordre public. Néanmoins l’ “affaire Dieudonné” est venue renforcer cette notion en l’appliquant pour la première fois à de simples paroles. Cette solution fut très contestée car elle a été considérée par beaucoup comme un risque pour la liberté d’expression. Il faut avoir ce contexte juridique en tête pour analyser la décision d’Éric Piolle.

 

 

Le bras de fer juridique : l’arrêté d’Eric Piolle est-il légal ?

 

 

Bien conseillé, Eric Piolle a indiqué dans la presse qu’il fonderait son arrêté uniquement sur les risques de troubles à l’ordre public. En prenant en compte ceux-ci, cet arrêté est-il légal ou existe-t-il des risques d’annulation par le juge ? Par ailleurs, cette décision ne se fonde-t-elle pas en réalité sur des motifs plus implicites ?

 

 

Le fondement explicite de la décision d’Eric Piolle : le risque de troubles à l’ordre public

 

 

Si le maire de Grenoble peut faire valoir des arguments en faveur de la légalité de l’arrêté, force est de constater qu’il est plus probable que cet arrêté soit considéré comme une mesure disproportionnée au regard de l’atteinte qu’elle porte à la liberté d’expression.

 

 

Un arrêté légal ?

 

 

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

Comme annoncé dans le communiqué de presse, le maire souhaite interdire le spectacle de Dieudonné. Grenoble est, il est vrai, une ville sujette à de nombreuses manifestations. Notamment, Eric Piolle justifie sa décision par les débordements qui ont entouré le meeting du Front national l’été dernier : « En juin dernier, un meeting du Front national, tenu dans un bâtiment public avait déclenché un tumulte soudain qui s’était rapidement étendu à travers tout le centre-ville. En tant que maire, mon rôle est de garantir le respect de l’ordre public ».

 

Par ailleurs, il énonce dans son communiqué avoir subi des pressions de nombreux groupes, de personnalités ou de mouvements politiques. Annuler le spectacle lui éviterait des violences de la part de ceux qui sont hostiles à Dieudonné, et donc des troubles à l’ordre public. Cependant, cette mesure pourrait être considérée comme excessive et donc illégale devant un tribunal.

 

Pourrait-il exister d’autres raisons justifiant l’arrêté ? C’est déplacer le débat sur la question de la moralité publique ou de la dignité, qui ne sont à ce stade que des fondements implicites de la décision.

 

 

Un arrêté illégal ?

 

 

L’arrêt Benjamin a instauré un contrôle de proportionnalité des mesures de police et a posé le principe selon lequel l’interdiction n’est légale que s’il n’existe pas de solutions moins attentatoires à la liberté. D’après le commissaire du gouvernement Corneille, « la liberté est la règle, la restriction de police l’exception ». Or en l’espèce, il n’est pas certain que l’interdiction soit la seule solution possible.

 

De ce point de vue, la comparaison entre les débordements liés au meeting du FN et les risques de débordements autour du spectacle de Dieudonné ne semble pas pertinente. Les premiers se sont déroulés dans le centre-ville, autour de l’office du tourisme, endroit fréquenté, difficile à sécuriser, permettant à d’éventuels fauteurs de troubles de s’éparpiller dans les rues alentour, qui sont étroites et donc propices aux regroupements, rendant difficile l’action des forces de l’ordre. Au demeurant, ces dernières avaient tout de même réussi à endiguer la manifestation.

 

Au contraire, le summum est une salle de spectacle qui se situe dans un bâtiment loin du centre-ville, spécialisé dans ce genre d’évènements, disposant d’un système de grillages successifs permettant de filtrer les entrées, d’un personnel de sécurité dédié, l’ensemble facilitant l’intervention potentielle des forces de l’ordre. D’autres mesures que l’interdiction auraient été envisageables dans ce contexte : renforcement du dispositif de sécurité, des palpations de sécurité, capacité des forces de l’ordre à faire face à la situation sans dégâts, etc.

 

Le juge pourrait donc considérer que la mesure d’interdiction est disproportionnée eu égard à la liberté fondamentale en cause, la liberté d’expression.

 

Enfin, la question de la compétence d’Eric Piolle pourrait être posée, puisque Grenoble est une ville où la police est étatisée au sens de l’article L. 2214-4 du Code général des collectivités territoriales, et c’est donc au préfet de prendre les mesures de police en matière de sécurité et tranquillité publiques. Cependant, cet article prévoit que le maire conserve sa compétence pour les “spectacles” et on peut donc estimer que, dans ce cas précis, Eric Piolle était bien compétent.

 

 

Les fondements implicites de l’arrêté

 

 

L’interdiction du spectacle de Dieudonné trouve également sa source dans des motifs plus implicites. Il apparaît à la lecture du communiqué de presse deux raisons majeures.

 

La première tient aux propos antisémites des précédents spectacles. Cependant M. Piolle ne peut aujourd’hui se fonder explicitement sur ce motif : n’étant pas absolument certain du contenu exact du spectacle et au regard des extraits de ce dernier disponibles à ce jour, l’interdiction fondée sur d’hypothétiques troubles à l’ordre public tirés de la violation de la dignité humaine ou de la cohésion nationale, comme lors des affaires Dieudonné de 2014, est contraire aux conditions imposées par le droit.

 

La seconde tient aux “valeurs” de Grenoble. Le maire fait référence aux nombreuses interpellations dont il a fait l’objet : « Toutes se sont exprimées sur l’incompatibilité entre les valeurs promues par l’artiste et les valeurs fondamentales de Grenoble, ville ouverte sur le monde et Compagnon de la Libération ». Sur ce point, la jurisprudence admet que certaines interdictions puissent être fondées sur une atteinte à la « moralité publique » lorsqu’il existe des « circonstances locales particulières ». Serait-ce le cas à Grenoble ?

 

S’ils peuvent être entendus, ces arguments semblent néanmoins fragiles dans la mesure où il n’y a, dans le spectacle en cause et pour le moment, pas d’éléments en ce sens. Or, si Grenoble a certes “une sensibilité particulière”, il est toujours difficile d’effectuer un “tri sélectif” en matière de liberté d’expression puisque la frontière entre la censure et la protection des administrés est parfois délicate.

 

 

Conclusion : L’affaire Dieudonné à Grenoble, le droit face à la violence ?

 

 

Manifestation contre la loi El Khomri, 9 avril 2016. © Yuliya Ruzhechka - www.placegrenet.fr

Manifestation contre la loi El Khomri, 9 avril 2016. © Yuliya Ruzhechka – www.placegrenet.fr

Cette affaire pose au final la question des rapports entre le droit et la violence. L’adoption de cet arrêté ne conduit-il pas à donner une prime à la violence, au sens où plus on fait de bruit, plus il est facile d’obtenir finalement satisfaction ? Grenoble a été en proie à des violences lors du meeting du FN, de résultats d’élections, de saccages des locaux des partis des Républicains et des socialistes, lors des mouvements des Nuits debout ou encore des manifestations « anti loi El Khomri » et l’avenir nous dira si de similaires seront commises lors des manifestations de cette rentrée 2017.

 

Or, aucun arrêté les limitant n’est pris à leur encontre et Eric Piolle n’a de cesse à ces occasions de renvoyer le préfet à ses responsabilités. La mairie n’est-elle pas prisonnière d’activistes par peur de violences trop graves ? L’application de la police administrative est-elle à géométrie variable ?

 

En définitive, l’affaire Dieudonné ne révèle-t-elle pas le délicat sujet des violences de nature politique à Grenoble ?

 

 

  • Clémentine Delezinier, Alicia Goncalves, Pierre Hirigoyen, Anne-Claire Issartel, Pierre Jacquier, Charline Lacazale, Marine Manhes, Émilie Naton, Mélina Oguey, Lucie Poret, Marie Poret, (avec leur professeur Romain Rambaud).

 

 

LE DROIT FACE AU « POLITIQUEMENT ACCEPTABLE » :

LES LIMITES DE LA PÉDAGOGIE PRATIQUE DANS LES ÉTUDES JURIDIQUES ?

 

Si la question de l’interdiction du spectacle de Dieudonné est certes une question de droit, elle est encore plus une question politique. Sur ce point, le fait de rédiger un article sur cette affaire, et de ne pas aller plus loin, l’illustre de façon significative.

 

Notre projet initial, en tant qu’étudiants en droit, n’était pas de rédiger un article mais de faire un recours devant le juge afin de garantir une application stricte du droit. Cependant, au titre du “politiquement acceptable” et des potentielles conséquences institutionnelles et politiques qu’aurait pu causer une telle entreprise, nous avons dû revoir nos ambitions à la baisse.

 

Un risque de mauvaise interprétation

 

En effet, en tant qu’étudiants, le fait d’être associés à une personnalité telle que Dieudonné aurait pu avoir de lourds impacts concernant nos futurs universitaires et professionnels. Un tel engagement aurait causé des torts à la Faculté de Droit de Grenoble, mais aussi à l’ensemble des étudiants de cette dernière en cas de mauvaise interprétation de ce recours. Une telle démarche n’aurait pas été comprise de tous et de grossiers amalgames auraient pu être faits. Nous aurions pu être confondus avec des partisans de Dieudonné, ce que nous ne sommes pas, alors même que l’objet initial de cette démarche était un exercice pédagogique.

 

Cela amène à s’interroger au demeurant sur l’enseignement pratique du droit à l’université. La clinique du droit, qui a pour objectif de permettre aux étudiants de faire une application concrète des théories enseignées, se trouve confrontée à de fortes limites. Il reste risqué de faire sortir l’enseignement de l’université en raison des répercutions lourdes et parfois incontrôlées que peut avoir une telle mise en pratique.

 

Cette « lâcheté collective » est-elle en réalité un triste aperçu de la société dans laquelle nous vivons ? Le contexte actuel nous a amenés à nous intéresser en premier lieu à des considérations sociales et politiques, avant même la dimension juridique. Au titre du “politiquement correct”, nous sommes prêts à laisser prospérer une décision probablement illégale au détriment d’une bonne administration du droit. La politique est-elle au-dessus du droit ? Il semblerait que la réponse soit oui.

 

 

***

 

Rappel : Les tribunes publiées sur Place Gre’net ont pour vocation de nourrir le débat et de contribuer à un échange constructif entre citoyens d’opinions diverses. Les propos tenus dans ce cadre ne reflètent en aucune mesure les opinions des journalistes ou de la rédaction et n’engagent que leur auteur.

 

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Commentaires 19
  1. Vita Dery,
    Que transportaient ces liste de bateaux que je m’apprête à vous envoyez? des cerises peut-être….
    Abigail – Aaron Lopez, Moses Levy et Jacob Franks ….Propriété juive

    Crown – Isaac Levy and Natham Simpson…Propriété juive

    Nassau – Moses Levy ….Propriété juive

    Four Sisters – Moses Levy ….Propriété juive

    Anne and Eliza – Justus Bosch et John Adams …..Propriété juive

    Prudent Betty – Henry Cruger et Jacob Phoenix….. Propriété juive

    Hester – Mordecai et Davdi Gomez …..Propriété juive

    Elizabeth – Mordecai et Davdi Gomez …..Propriété juive

    Antigua – Natham Marston et Abram Lyell …..Propriété juive

    Betsy – William De Woolf….. Propriété juive

    Polly – James De Woolf …..Propriété juive

    White Horse – Jan de Sweevts …..Propriété juive

    Expedition – John et Jacob Roosevelt …..Propriété juive

    Charlotte – Moses et Sam Levy ; Jacob Franks …..Propriété juive

    Caracoa – Moses et Sam Levy …..Propriété juive

    ET pour ce qui est des noirs qui vendaient des noirs, ce que je vais vous dire même un enfant de deux ans va comprendre….. Quand les vampires sont arrivés en Afrique avec des fusils, les noirs n’avaient que des flèches, LES VAMPIRES POURQUOI DEVRAIENT T-ILS PAYER POUR UNE CHOSE , S’ILS PEUVENT LES AVOIRS GRATIS AVEC LEURS FUSILS?!?

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  2. DIEUDONNE est avant tout un Antisémite Notoire qui utilise son talent d’humoriste pour distiller sa propagande Antisémite au plus grand nombre, en quoi l’humour et la liberté d’expression doivent ils permettre à des idées nauséabondes de se propager ?

    En 2002, l’humoriste a comme projet de réaliser un film sur l’esclavage. Après avoir écrit un script, Dieudonné le présente au Centre National Cinématographique afin de pouvoir bénéficier de subvention à la production. Le CNC refuse, déclenchant la colère de Dieudonné (il faut savoir que seulement 10 à 15% des demandes d’aides envoyées au CNC aboutissent), il voit en ce refus un complot Juif monté contre lui pour l’empêcher de parler de la soit disant domination Juive dans le commerce d’esclaves et dans leur mise en servitude. Depuis cette époque il fait des Juifs sa cible principale, multipliant les charges dans ses vidéos et shows, et jouant la victime quand la communauté juive ose intervenir pour l’empêcher de raconter ses mensonges au plus grand nombre.

    « il faut savoir que 90% des bateaux qui déportaient les Africains vers les Antilles appartenaient à des Juifs, et la majorité des marchands d’esclaves étaient juifs »
    (Dieudonné)

    « les maîtres du commerce d’esclaves étaient les juifs, les blancs n’étaient jamais les armateurs, ils étaient les capitaines des navires mais n’étaient pas les armateurs »
    (Alain Soral)

    ► Tout au long de la traite négrière Trans-Atlantique au départ de l’Europe, des Amériques et des Antilles, 99,02% des Négriers (Armateurs des Navires) n’étaient ni juifs, ni d’origine juive.

    ▷ Dans la majorité des cas le Marchand d’esclaves était le Capitaine du Navire, car chargé par le Négrier de l’achat des esclaves en Afrique, comme de leur vente dans les colonies, sauf comme dans certains cas ou le Négrier avait un commissionnaire sur place pour vendre en son nom les esclaves qu’il faisait importer dans les divers colonies, dans 99,99% des cas le capitaine de Navire n’était ni-juif, ni d’origine juive.

    ▷ Le plus gros négrier Juif de toute l’histoire de la Traite fut un certain Samuel Jacob de Bristol en Grande Bretagne, il figurait à la 7eme place des plus gros Négriers de Bristol en nombre d’expéditions négrières organisées, en sachant que Bristol fut le troisième plus gros port négrier au monde, derrière celui de Londres (Gbr) et celui de Liverpool (Gbr). Ce Samuel Jacob travaillait avec plusieurs associés chrétiens dans ce que l’on nommait un Partenariat et ce au sain de la société Samuel Jacob & Co. dont les membres étaient Samuel Jacob, Joseph Thomas, Robert Addison, James Berton, Isaac Knight et Robert Summers, en clair le propriétaire du navire et ses partenaires mettaient de l’argent pour financer l’expédition négrière, et se partageaient les bénéfices quand cette dernière était une réussite, tout comme ils se partageaient les dettes quand l’expédition était un échec (capture du navire par l’ennemi, rébellion à bord, naufrage…). Le second plus gros négrier Juif fut un certain Aaron Lopez (1731-1782) de Newport dans le Rhode Island (Usa), il fit la moitié de sa carrière en partenariat avec son beau père qui était un certain Jacob Rodrigues de Rivera (1717-1789) qui en 1760 était classé 83e dans la liste des plus importants Négriers Américains (devancé par 82 chrétiens), cette liste indiquait également qu’il était le 14e plus gros négrier de Newport (devancé par 13 chrétiens), ce classement étant établi en fonction des taxes que payaient les négriers Américains, plus ils avaient déporté d’esclaves, plus ils payaient de taxes.
    .
    Liste des principaux ports négriers pendant l’âge d’or de la traite Britannique (1699-1807)

    ▷ Liverpool (Gbr), 5.199 expéditions
    ▷ Londres (Gbr), 3.351 expéditions
    ▷ Bristol (Gbr), 2.105 expéditions
    ▷ Newport (Usa), 488 expéditions

    ▷ Autres ports (la Barbade, la Jamaïque…), 960 expéditions

    En sachant qu’une expédition négrière durait entre 6 et 9 mois (voir plus), suivant si elle partait des Amériques/Antilles (Amériques/Antilles, Afrique, Amériques/Antilles), ou si elle partait d’Europe (Europe, Afrique, Antilles/Amériques, Europe). Les plus gros négriers organisaient deux à trois expéditions par années (voir plus).
    .
    Liste des 10 principaux négriers de BRISTOL, Grande Bretagne, entre 1698 et 1807

    ▷ James LAROCHE (chrétien), 101 expéditions
    ▷ James JONES (chrétien), 67 expéditions
    ▷ John ANDERSON (chrétien), 64 expéditions
    ▷ James ROGERS (chrétien), 60 expéditions
    ▷ Henry TONGE (chrétien), 44 expéditions
    ▷ Walter & Richard LOUGHER (chrétiens), 40 expéditions
    ▷ Samuel JACOB (juif ), 39 expéditions
    ▷ James DAY (chrétien), 38 expéditions
    ▷ William HARE (chrétien), 36 expéditions
    ▷ Thomas JONES (chrétien), 35 expéditions

    https://www.facebook.com/DieudoMytho/posts/1654778894538550:0

    (abolition de la traite en 1807)
    .
    Liste des 10 principaux négriers de NEWPORT, Rhode Island, Usa, année 1760

    ▷ Peleg THURSTON (chrétien), 4.600 livres de taxes
    ▷ John MALBONE (chrétien), 3.600 livres de taxes
    ▷ Abraham REDWOOD (chrétien), 3.000 livres de taxes
    ▷ Godfrey MALBONE (chrétien), 2.700 livres de taxes
    ▷ Joseph SCOTT (chrétien), 2.100 livres de taxes
    ▷ William ELLERY (chrétien), 2.000 livres de taxes
    ▷ Stephen AYRAULT (chrétien), 1.900 livres de taxes
    ▷ Philip WILKINSON (chrétien), 1.800 livres de taxes
    ▷ David CHEESEBROUGH (chrétien), 1.600 livres de taxes
    ▷ Robert CROOK (chrétien), 1.600 livres de taxes

    (classement basé sur les taxes que les négriers étaient obligés de payer et ce en rapport au nombre d’esclaves qu’ils importaient et vendaient.)

    https://www.youtube.com/watch?v=Apnk2fdQHPc

    ……………………….

    « les esclavagistes juifs qui étaient les plus nombreux en Amérique du Nord et aux Antilles, et ça c’est une réalité »
    (Dieudonné)

    ► En 1790, aux Usa, 99,95% des esclaves n’appartenaient ni à des juifs, ni à des chrétiens d’origine juive. (694.280 esclaves)

    ▷ Le plus gros propriétaire d’esclaves juif était un certain Abraham Cohen (Caroline du Sud) avec 21 esclaves

    ▷ Le plus gros propriétaire d’esclaves chrétien était un certain William Blake (Caroline du Sud) avec 695 esclaves

    ▷ Le plus gros propriétaire d’esclaves parmi les libres de couleur était un certain Lewis Gilbert (Maryland) avec 6 esclaves

    .
    Liste des 10 principaux propriétaires d’esclaves des Usa, année 1790

    ▷ William BLAKE (chrétien), Caroline du Sud, 695 esclaves
    ▷ Frederick WHITSALL (chrétien), Caroline du Sud, 607 esclaves
    ▷ Ralph IZARD (chrétien), Caroline du Sud, 468 esclaves
    ▷ Thomas HEYWARD (chrétien), Caroline du Sud, 440 esclaves
    ▷ Pathienl HEYWARD (chrétien), Caroline du Sud, 420 esclaves
    ▷ William WASHINGTON (chrétien), Caroline du Sud, 380 esclaves
    ▷ Harriott HORRY (chrétienne), Caroline du Sud, 340 esclaves
    ▷ William ALLEN (chrétien), Virginie, 324 esclaves
    ▷ William ALLSTON (chrétien), Caroline du Sud, 300 esclaves
    ▷ Clealand KINLOCH (chrétien), Caroline du Sud, 300 esclaves

    .
    ► En 1860, aux Usa, 99,97% des esclaves n’appartenaient ni à des juifs, ni à des chrétiens d’origine juive. (3.950.546 esclaves)

    ▷ Le plus gros propriétaire d’esclaves juif était un certain Samuel Cohen (Caroline du Sud) avec 41 esclaves

    ▷ Le plus gros propriétaire d’esclaves chrétien était un certain Joshua Ward (Caroline du Sud) avec 1.130 esclaves

    ▷ Le plus gros propriétaire d’esclaves parmi les libres de couleur était un certain Antoine Decuir (Louisiane) avec 104 esclaves, il était le fils d’un mulâtre libre (blanc + noire) et d’une noire libre (noir + noire)

    .
    Liste des 10 principaux propriétaires d’esclaves des Usa, année 1860

    ▷ Joshua WARD (chrétien), Caroline du Sud, 1.130 esclaves
    ▷ John JOHNSTON (chrétien), Louisiane, 997 esclaves
    ▷ Nathan & John COLLINS (chrétiens), Alabama, 868 esclaves
    ▷ Stephen DUNCAN (chrétien), Mississipi, 858 esclaves
    ▷ John BURNSIDE (chrétien), Louisiane, 753 esclaves
    ▷ John HORNE (chrétien), Mississipi, 744 esclaves
    ▷ Meredith CALHOUN (chrétienne), Louisiane, 709 esclaves
    ▷ William AIKEN (chrétien), Caroline du Sud, 700 esclaves
    ▷ Joseph ACKLEN (chrétien), Louisiane, 659 esclaves
    ▷ Robert ALLSTON (chrétien), Caroline du Sud, 631 esclaves

    (abolition de l’esclavage en 1865)

    ……………………….

    « les Noirs vendaient d’autres noirs aux Arabes, qui eux les vendaient aux juifs qui les déportaient jusqu’aux Antilles, alors je ne vois vraiment pas ce que la France a à foutre dans cette histoire d’esclavage, je ne vois vraiment pas ce que nous Français avons à voir dans cette histoire d’esclavage, je me demande pourquoi un président de la république qui est un fou furieux qui est devenu un dément, se permet de nous infliger une repentance perpétuelle pour un crime dans lequel on a strictement rien à foutre »
    (Serge de Beketch)

    ► La France a fortement participé a la Traite Négrière Trans-Atlantique, Nantes a été le quatrième plus gros port négrier européen, sur toute la durée de la traite au départ de la France on a compté six Juifs parmi les armateurs de Navires Négriers (négriers juifs), le principal était un certain Abraham Gradis (société David Gradis & fils) de Bordeaux, il est classé 137e dans la liste des Armateurs Français ayant importé le plus d’esclaves dans les divers colonies Françaises (devancé par 136 chrétiens), le second Juif était un certain Raphaël Mendes qui quant à lui est classé 217e, lui aussi était de Bordeaux.
    .
    Liste des principaux ports négriers Français pendant l’âge d’or du commerce triangulaire Européen (1707-1793)

    ▷ Nantes, 1.427 expéditions
    ▷ La Rochelle, 427 expéditions
    ▷ Le Havre, 399 expéditions
    ▷ Bordeaux, 393 expéditions
    ▷ Saint-Malo, 216 expéditions
    ▷ Lorient, 156 expéditions
    ▷ Honfleur, 125 expéditions
    ▷ Marseille, 82 expéditions
    ▷ Dunkerque, 44 expéditions
    ▷ Rochefort, 20 expéditions
    ▷ Vannes, 13 expéditions

    ▷ Autres ports, 39 expéditions

    Les seuls juifs ayant participé à la traite négrière au départ de la France se trouvaient tous à Bordeaux.
    .
    Liste des 10 principaux négriers Français indépendants

    ▷ Guillaume BOUTEILLER & fils, Nantes, 62 expéditions
    ▷ René MONTAUDOIN, Nantes, 56 expéditions
    ▷ Antoine WALCH, Nantes, 43 expéditions
    ▷ Jacques-François BEGOUEN DEMEAUX, Le Havre, 40 expéditions
    ▷ Daniel GARESCHE, La Rochelle, 36 expéditions
    ▷ GROU & MICHEL, Nantes, 35 expéditions
    ▷ Pierre-Jacques MESLE DE GRANDCLOS, Saint-Malo, 33 expéditions
    ▷ Augustin DE LYUNES, Nantes, 27 expéditions
    ▷ Paul NAIRAC & fils, Bordeaux, 24 esclaves
    ▷ Antoine EPIVENT DE LA VILLEBOISNET, Nantes, 22 expéditions

    (le monopole appartenant au Roi de France jusqu’en 1730, via les divers compagnies Royales)

    ……………………….

    « le plus gros esclavagiste béké de Martinique, qui possède encore toute la Martinique, s’appelle Hayot, Hayot c’est un, donc il est arrivé à la Martinique à la fin du XVIIe siècle, c’est un Juif Hollandais, il est juif très juif, même les juifs entre eux disent qu’il est trop juif…, ils (les Hayot) ont même créé la première association anti-raciste de la Martinique, contrairement à son homologue Nazi, la famille Hayot à mieux géré l’après génocide…, ils ont fait fortune sur le commerce des Noirs, et sur le travail des Noirs »
    (Dieudonné)

    ► Le premier membre de cette fameuse famille Hayot à s’installer à la Martinique, était un certain Jean Hayot dit Joli-Coeur, il était né le 16 janvier 1652 à Lisieux en Basse Normandie (France), et était le fils de Jean Hayot et Jeanne Hiron, cette famille était Française et Catholique. Jean Hayot était arrivé aux Antilles en tant que Soldat de l’armée du Roi de France, il ne faisait donc pas partie des huit Juifs Hollandais qui pour échapper aux Portugais, avaient quitté le Brésil pour s’installer à la Martinique en 1654, et dont les patronymes étaient ; Aaron, Bueno, Cohen, d’Olivera, Franco, Gabaye, Lopez et Luis.
    .
    ▷ Jean HAYOT (1630-1711) et Jeanne HIRON (1627-?)
    Mariage le 10 février 1648 à Lisieux, Calvados, Normandie, France

    –▷ Jean HAYOT dit Joli-coeur (1652, Lisieux – 1711, la Martinique)
    –▷ Louise MERCIER (1661, la Guadeloupe – 1706, la Martinique)

    —-▷ François HAYOT (1696, la Martinique – 1754, la Martinique)
    —-▷ Catherine MONTEDOC (1667, la Martinique – 1766, la Martinique)

    ——▷ Jean-François HAYOT (1733, la Martinique – 1788, la Martinique)
    ——▷ Marie VERDIER (1737, la Martinique – 1768, la Martinique) 1ere noce
    ——▷ Marie CORDIER (1754, la Martinique – 1798, la Martinique) 2e noce

    .
    Tout ce que nous mettons en avant est vérifiable, car tout est issue des archives, archives qui pour la plupart sont consultables via le Net.
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    sep article
    • L’express /l’expansion ne sont pas des ites « conspirationistes », je crois :
      Bernard Hayot, le pilote du groupe le plus puissant de l’île. Aussi puissant que discret, Bernard Hayot, véritable patron économique de l’île, est le descendant le plus illustre de la famille Hayot, des Juifs hollandais arrivés en Martinique à la fin du XVIIe siècle
      http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/les-10-familles-les-plus-entreprenantes-de-la-martinique_1370350.html

      et concernant les juifs historiquement :
      Je crois qu’il est nécessaire que le Roi envoie un règlement à l’égard des Juifs, ils ont des terres, des maisons en propre, ils ont des esclaves chrétiens, et quantité de commis chrétiens, ils font quasi tout le commerce, et se multiplient beaucoup, de sorte que le commerce est presque tout tenu par ces gens‑là.

      5 Réponse du 19 novembre au décret royal, citée par Zvi Loker. Jews in the Caribbean. Evidence on th (…)

      (Lettre au roi, 19 novembre 1680) 5

      https://plc.revues.org/823#tocto1n3

      Que chacun et chacune se fasse son opinion …
      Après tout, ce ne serait pas la 1ère fois que l’Histoire se trouverait falsifiée ….

      sep article
  3. Vous oublier un point. Les arrêtés sont systématiquement annulés. Je vais au zenith de strasbourg voir dieudo a chaque qu’il y passe. A chaque fois, certains membre d’une certaine communauté font du foin mais au final le spectacle a lieu dans le calme et la bonne humeur. L’ entrée est filtrée, contrôlée et il n’y a jamais de problème. Et si problème, violence il y avait, elle viendrais d' »antidieudo » hysteriques. On ne peut pas interdire une manifestation ou événement quel qu’il soit sous pretexte de violences potentielles de la part de personnes extérieures a la dite manifestation ( organisteurs, spectateur ou autres). Parce ce que dans ce cas, vu le contexte de risque terroriste, on ne pourrais strictement plus rien organiser.
    J’ajouterais enfin, pour ceux qui parlent fu pretendu « antisémitisme » de dieudo, de voir un peu certaines de ces fréquentations. On constateras que des personnes de confession juives le cotoient et le soutiennent.

    De plus, on voit que pioupiou prends cet arrêté sous une pression de certaines personnes et entité.
    Enfin, même quand le conseil d’etat as interdit le spectacle « le mur », dieudo a quand même suivi sa tournée en modifiant le contenu de son spectacle (et le titre)pour continuer sa tournée. Au final, une seule date a été annulée.

    sep article
  4. @Caro,
    Votre ignorance crasse et le bruit que vous en faites est malheureusement commune à une trop grande partie de la population … Dans tous les domaines auxquels il m’arrive de m’intéresser le manque absolu de culture ne serait ce que générale est systématiquement un obstacle définitif à toute tentative de discussion argumentaire …. Votre triste litanie n’est qu’un conglomérat inconsistant de banalités BFMiesques et Il en resort indubitablement votre méconnaissance absolue du sujet que vous avez la prétention d’aborder !
    Las des infertiles discussions sur le fait incontestable que là satyre de Dieudonné égratigne toutes les communautés ,toutes les « autres » ,avec leur bienveillant et rigolard accord , le fait est , incontestable et vérifiable tout à fait légalement celui là , qu’à AUCUN moment il n’aborde le sujet problématique s’il en est dans son dernier opus « La Guerre »!
    Il semble donc evident ,comme en atteste votre stérile épanchement , que Dieudonné ne soit plus la cible que d’un acharnement de la part de quelque officine de l’ombre, incessant jusqu’à qu’il ne demande pardon publiquement sans doute…

    sep article
  5. sep article
  6. Ah les amalgames du GAM…. l’analyse à l’emporte pièce…
    1/ Chalas est présente à titre d’illustration
    2/ Le droit est une science qui s’exerce dans un environnement social et politique… il faut être crédule pour en douter
    3/ L’arrêt Benjamin est la clef de voute du pb : c’est lui qui permet de déterminer si l’arrêté de police est légal
    4/ Concernant les violences politiques : vous jouez sur les mots…. c’est de la casuistique sans intérêt
    5/ Vous enfermez les gens dans des cases…. c’est vraiment réducteur. Peut être cela vous rassure t-il ?

    Source : article TRIBUNE LIBRE | Piolle vs Dieudonné : qui gagnera la “guerre” à Grenoble ? | Place Gre’net – Place Gre’net

    sep article
  7. PS :

    Quant au fond du dossier, le Conseil d’Etat est censé être revenu à une certaine « normalisation » après ses ordonnances de janvier 2014, voir en sens CE, Cne de Cournon 6.02.2015.

    http://www.conseil-etat.fr/Decisions-Avis-Publications/Decisions/Selection-des-decisions-faisant-l-objet-d-une-communication-particuliere/Juge-des-referes-6-fevrier-2015-Commune-de-Cournon-d-Auvergne

    De sorte que l’arrêté d’ @EricPiolle encourt potentiellement une « censure » (annulation et/ou suspension).

    sep article
    • Merci pour votre retour, vous avez tout à fait raison pour l’arrêt Cournon d’Auvergne mais nous ne voulions pas être trop longs, vu que l’article est déjà très long !

      sep article
  8. Un travail collectif encore une fois intéressant après d’autres précédents ayant débouché sur des recours.

    Globalement d’accord, sur le corps du texte.

    Mais l’addendum laisse quand même une certaine impression de malaise sur le lecteur, même si bien entendu cet encart sur « LE DROIT FACE AU « POLITIQUEMENT ACCEPTABLE »  » a le mérite d’une certaine transparence..

    A titre personnel, je pense qu’il aurait fallu:
    – soit se limiter à la seule analyse (corps du texte) et ne pas « y aller » (en justice)
    – soit assortir l’analyse du texte éventuellement d’un encart explicatif et « y aller » en justice

    Mais l’explicitation actuelle d’une non-démarche me paraît laisse perplexe à vrai dire eu égard notamment aux motifs invoqués : risque d’image, d’amalgame, de non-politiquement correct etc etc. Perplexité d’autant plus redoublée que les auteurs reconnaissent eux-même à la fin de l’encart le paradoxe même d’une telle démarche..

    sep article
    • Bonjour, évidemment cette démarche est complexe et c’est la raison pour laquelle nous nous sommes expliqués. Nous avons été pris dans un dilemme cornélien entre notre souhait d’aller jusqu’au bout de la démarche pédagogique et la volonté de ne pas prendre de risques inutiles pour l’avenir (concours administratifs, sélection en M2, exposition de manière générale). Enfin, cette démarche est le résultat d’un consensus entre nous : entre ceux qui voulaient y aller, ceux qui ne voulaient pas, et ceux qui étaient gênés par le fait qu’on y aille pas tout en ne voulant pas y aller, c’était la solution qui permettait de satisfaire tout le monde.

      sep article
      • Bonjour, votre décision et votre conclusion sont terribles ! Cela n’est pas dit, mais nous vivons une dictature de fait ! … Avoir PEUR d’aller plus loin sous prétexte de « ne pas prendre de risques » est un aveu et la reconnaissance d’une dictature qui ne dit pas son nom, et qui est larvée … c’est d’ailleurs bien là le paradoxe de vouloir faire Bien sans s’attirer le Mal !!!! On pourrait alors se poser la question sur la Direction de ce Système ? QUI dirige cela ? L’assassinat du juge Roche serait-il une piste ?
        Est-ce possible de s’attaquer au Mal sans rien devoir payer en retour ????
        Continuez à « jouer » dans le paradoxe et intéressez-vous aux disparitions d’enfants : combien déjà par jour ? De toutes façons, ce ne sera plus un exercice de style, « connaître la vérité rend libre » mais il y a un prix à payer ! C’est douloureux de chercher la Vérité. Et si vous vous attaquez à ce gros morceau, vous y perdrez plus que le sommeil … Bref, excellent article, courageux tout de même ! Bravo !

        sep article
  9. J’ai l’impression, mais je peux me tromper, que ce gentil groupe d’étudiants connait la théorie du droit, mais pas la pratique. Croient-ils que les anti-dieudo se limiteraient à manifester devant le Summum, très excentré et barricadé ? Ils ne pensent pas que des manifs auraient lieu en ville contre son spectacle et son contenu ? Si dieudo ne fait pas venir Faurisson sur scène, il reprend généralement ses propos antisémites et il faudrait les accepter sous prétexte de respect de la liberté d’expression ? Les manifs contre son spectacle pourraient donc bien constituer un trouble à l’ordre public
    Les étudiants devraient étudier les lois existantes sur la condamnation à « l’incitation à la haine raciale ».
    S’il y a des manifestations anti-dieudo, c’est bien contre les propos haineux, racistes condamnables et illégaux de son spectacle, contrairement aux manifestations « politiques » qui ont pu émailler les manifs contre la loi El Khomri. Elles, elles étaient bien la manifestation de la liberté d’expression. Dans leur cas, seule la violence peut être condamnée, pas le contenu, qui n’a rien de raciste et/ou d’antisémite.

    sep article
    • Bonjour, merci pour votre commentaire !

      Concernant l’incitation à la haine raciale, nous avons expliqué que la difficulté vient précisément du fait que ce spectacle et donc qu’il ne peut y avoir a priori de certitude sur son contenu. Dans un tel cas, le Conseil d’Etat a déjà estimé qu’on ne pouvait pas se fonder sur le risque qu’il commette pendant son spectacle une infraction pénale pour l’interdire : c’est l’arrêt Cournon d’Auvergne de 2015 (il s’agissant en l’espèce d’apologie du terrorisme).

      Concernant le trouble à l’ordre public, le plus logique est quand même que la manifestation ait lieu à l’endroit où le spectacle se déroule. Retenir votre interprétation pourrait conduire à une appréciation trop large du risque de troubles à l’ordre public alors que la liberté d’expression est tout de même en cause… Pour ce qui concerne, nous pensons ne pas nous être cantonnés à une analyse purement théorique mais au contraire nous avons beaucoup insisté sur les faits.

      sep article
  10. Une tribune qui commence bien, se poursuit bien, est parfaitement exhaustive mais qui se conclue en ce que nous ne pouvons que considérer comme un procès politique orienté. C’est assez peu acceptable.

    (A) pourquoi cite t-on Mme Chalas, qui n’a rien à voir là dedans et qui n’a aucun pouvoir de décision ni aucune prérogative en la matière? Sans compter que comme le disais JJ Urvoas – pour le coup un constitutionnaliste de très haut niveau, outre un homme politique – ce qui caractérise les députés LREM, c’est leur connaissance approximative du droit (même quand il sont avocats ou juristes).

    (B) Non, la question du spectacle Dieudonné n’est pas une question plus politique que juridique. Il faut être soit fou soit inconscient pour l’écrire. C’est bien le droit qui régule la société et la politique se fait selon le cadre définit en droit, pas en dehors. Allez donc dire cela aux juges de la CJEU ou de là CEDH. Même la politique qui consiste à créer du droit, le travail législatif, se fait dans un cadre légal, la constitution et les traités européens, avec contrôle de légalité.

    (C) L’arrêt Benjamin ne joue que peu en l’espèce car bien avant la proportionnalité, il faut que le Maire démontre d’abord la réalité de risques de troubles à l’ordre public. Or là, rien. Le dossier est vide. Eric Piolle va se prendre un référé liberté qu’il perdra.

    Voilà ce qui se passe quand on prend des décisions pseudo-politiques contraires au droit – quand un Maire n’a pas le courage de résister à des groupes de pression parce c’est la loi, aussi déplaisant, aussi dérangeant, aussi inquiétant (extrait de la définition de la liberté d’expression telle que considérée par la CEDH) puisse être Dieudonné à certains. C’est à la fois la politique et le droit qui s’en trouvent affaiblis.

    La conclusion est surprenante « En définitive, l’affaire Dieudonné ne révèle-t-elle pas le délicat sujet des violences de nature politique à Grenoble ? ». De quoi parle t-on?
    Quel rapport avec l’arrêté annulant le spectacle de Dieudonné? Il ne s’agit pas de violence politique et il n’y a pas de violence politique à Grenoble, juste des actes criminels qu’on fait passer pour de la violence politique (même les anars les plus durs ne tirent pas au 9mm sur des locaux de partis politiques), ce qui est différent.

    Quant aux manifestations qui finissent en eau de boudin, par des affrontements, (a) c’est une très vielle tradition grenobloise (les dauphinois sont remuants et ne se laissent pas faire. relisez les DL ou mieux, les défuntes « Allobroges » des années 50 et 60, vous verrez) et (b) ce n’est pas de la violence politique.

    Violence politique: « des destructions ou des atteintes physiques dont le but, le choix des cibles ou des victimes, la mise en œuvre et/ou l’effet ont une signification politique et tendent à modifier le comportement des protagonistes dans une situation de négociation ».

    Quant à Eric Piolle, qui refuse depuis son élection de prendre ses responsabilités en matière de sécurité, c’est son droit et sa responsabilité car il est seul dépositaire des pouvoirs de police administrative, sous contrôle du Juge Administratif, et ce n’est effectivement pas son rôle que d’autoriser ou d’interdire des manifestations sur la voie publique mais bien celui de la préfecture. Il ne peut donc prendre aucun arrêté en ce sens. Par conséquent le paragraphe « Or, aucun arrêté les limitant n’est pris à leur encontre et Eric Piolle n’a de cesse à ces occasions de renvoyer le préfet à ses responsabilités. La mairie n’est-elle pas prisonnière d’activistes par peur de violences trop graves ? L’application de la police administrative est-elle à géométrie variable ? » est abscons.

    Nous ne pouvons trouver la conclusion de ce papier très politiquement orientée, en particulier au moment où une forte mobilisation sociale s’organise contre les ordonnances travail – et surtout à la lumière de l’engagement politique du Pr. Rambaud pour LREM.

    On mélange deux choses: la police administrative et le maintient de l’ordre, qui n’est pas du ressort du Maire. Ni à Grenoble, ni ailleurs.

    C’est dommage, cette confusion. C’est le zéro pointé 😀

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    • Bonjour, merci pour votre commentaire.

      Totoro Brune a bien justement répondu. Mme Chalas n’était là que pour illustrer les réactions politiques et elle est effectivement la première à avoir réagi sur tweeter. Le risque de trouble à l’ordre public est difficilement contestable tout de même, si l’on n’en connait pas l’ampleur. Quant aux violences de nature politique, l’incendie de la gendarmerie montre bien qu’elles existent.

      S’agissant de la répartition entre le préfet et le maire, nous avons bien précisé quelles étaient les limites de la compétence du maire, même si la phrase que vous citez était peut être un peu ambiguë mais elle avait surtout valeur de contexte.

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    • Enfin, s’agissant de vos remarques en fin d’article, nous tenons à préciser que c’est bien nous, étudiants, qui avons écrit l’article, et que nous disposons de notre liberté de penser.

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    • C’est net clair et précis ! Chapeau bas !

      sep article