Jean-Luc Mélenchon était en visite à Vencorex, mercredi 12 mars 2025. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Affaire Barbara Butch : Éric Piolle interpelle Jean-Luc Mélenchon et lui demande de « reconnaître une erreur« 

Affaire Barbara Butch : Éric Piolle interpelle Jean-Luc Mélenchon et lui demande de « reconnaître une erreur« 

EN BREF – Dix jours après l’interruption du concert de Barbara Butch au Cabaret frappé, à Grenoble, l’ancien maire Éric Piolle prend position. Dans une tribune publiée mardi 28 juillet 2026, il appelle Jean-Luc Mélenchon à condamner sans ambiguïté l’action menée par des militants de La France insoumise et à reconnaître une « erreur », cette affaire dépassant selon lui le cadre grenoblois et devenant un enjeu politique national.

« Ce n’est pas un appel au boycott qui a été fait à Grenoble. C’est de la police politique, violente. » Par cette formule, Éric Piolle, ex-maire de la capitale des Alpes, fait franchir un nouveau cap à l’affaire Barbara Butch, dix jours après l’interruption de son concert au Cabaret frappé. Sa tribune prend la forme d’une lettre ouverte adressée à Jean-Luc Mélenchon publiée dans Libération le 28 juillet 2026 mais aussi sur son compte Facebook.

Après l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet et les plaintes déposées par l’artiste et la Ville de Grenoble, l’ancien maire de Grenoble y invite le chef de file de La France insoumise (LFI) à prendre clairement position sur les événements qui ont conduit la DJ à quitter la scène.

Barbara Butch a commencé son show sous les huées de plus d'une centaine de militants pro-palestiniens. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Barbara Butch a commencé son show sous les huées de plus d’une centaine de militants pro-palestiniens. © Joël Kermabon – Place Gre’net

D’emblée, Éric Piolle inscrit son propos dans l’histoire de leurs relations politiques. Il rappelle les alliances conclues à Grenoble à partir de 2014, son soutien à Jean-Luc Mélenchon lors de l’élection présidentielle de 2017, ainsi que leur volonté commune de rassembler la gauche et les écologistes autour d’un projet de transformation de la société.

Puis il en vient au vif du sujet : « Je te sollicite directement pour que tu t’exprimes clairement sur la portée de l’interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble samedi 18 juillet », écrit-il à l’adresse du leader insoumis.

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Joël Kermabon

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11 réflexions sur « Affaire Barbara Butch : Éric Piolle interpelle Jean-Luc Mélenchon et lui demande de « reconnaître une erreur«  »

  1. Je rejoins entièrement la position de Piolle. J’en atteste personnellement pour m’être particulièrement intéressé au sujet et l’avoir documenté : la communication de la section grenobloise de LFI à propos de Barbara Butch est fallacieuse et mensongère ! J’ai moi-même fait part à la commission de respect des principes de La France Insoumise de mes observations.

    Millitant.es de gauche, faisons bien la part des choses et soyons précis :
    ->Oui il faut absolument dénoncer le silence et la complicité de notre gouvernement, de certains de nos médias et industriels concernant le génocide actuel à l’encontre du peuple palestinien.
    ->Oui cet appel à boycotte n’est pas uniquement porté par LFI Grenoble mais par tout un ensemble de collectifs civils dont la lutte est absolument nécessaire et louable.
    ->Oui la posture de Barbara Butch est contestable et mérite d’être mise en évidence.
    ->Mais NON, tout cela ne justifie pas d’accepter qu’un parti politique portant un candidat au prochaine élection présidentielle (et en qui nous plaçons beaucoup d’espoirs) emploie des méthodes de communication fallacieuses, mensongères et manipulatoires ! Si nous acceptons cela nous commençons à devenir ce que nous combattons. Moi je ne pourrai pas me reconnaitre dans un parti qui entérine de telles méthodes !

    sep article
  2. Piolle n’est plus  » maire ». Il est le 2 ème rideau de sa Ruffiolle, élue malhonnêtement, voleuse, de surcroît.
    Brunon, est un individu dangereux.
    Tous ces LFIstes ont la trouille….2027, c’est bientôt.

    sep article
  3. « Cher Jean Luc » écrit Piolle à Mélenchon, comme si celui-ci ne soutenait pas envers et contre tout la Jeune Garde, cette milice fasciste qui a du sang sur les mains et dont le créateur a l’amitié d’Allan Brunon.
    https://x.com/allanbrunon/status/2007460790836613456

    Tout est dit par ces seuls mots, la suite n’est que de l’habillage pour ne surtout pas dire le fait qui est à l’origine de tout : la tromperie des électeurs qu’a été la « fusion technique » de la honte entre sa candidate Laurence Ruffin (Marine Tondelier avait même parlé de « marionnette » …) et Allan Brunon, l’ex attaché parlementaire du mari de la fille de Mélenchon.

    sep article
  4. Certes les méthodes d’ Allan Brunon et son cercle militant ne sont pas un modèle de finesse politique comme le reconnait la patronne du groupe LFI à l’ Assemblée…
    Arié Alimi avocat de la ville de Grenoble affirme que la ville « n’a pas d’éléments pour caractériser une plainte pour antisémitisme » : Fin de l’histoire.
    Sur le fond, le problème politique numéro un c’est un Etat qui se livre à un génocide en toute impunité depuis 3 ans. Imagine-t-on les « vocations » que çelà induit au Maghreb et au proche Orient ?
    Les crimes de guerre commis par Israël avec le soutien actif des États-Unis, s’étendent à la Cisjordanie, au Liban, à l’ Iran.
    Eric Piolle qui n’en dit pas un mot a donc raté une belle occasion de la boucler.
    Chez les militants ici, le sentiment d’impuissance immense renforce la colère. C’est si difficile à comprendre ?
    Les artistes et les politiques qui par bêtise, calcul ou conviction servent, banalisent, ou confortent la propagande sioniste mensongère n’ont que ce qu’ils méritent : des sifflets.

    sep article
    • Vous avez fait partie de la bronca haineuse contre Barbara Butch ?

      sep article
    • Cher Jean-Marc, je comprend parfaitement votre rage mais vous allez un peu vite en besogne sur certains points :

      -> « Arié Alimi avocat de la ville de Grenoble affirme que la ville « n’a pas d’éléments pour caractériser une plainte pour antisémitisme » : Fin de l’histoire. »
      …beh non pas « fin de l’histoire » ! Il n’y a pas QUE l’antisémitisme dans la vie. Ce qui est pointé du doigt ici ce sont les méthodes de communication employées par LFI : « transformé la réalité pour créer l’adversaire » au moyen d’une « communication ambiguë ». Antisémitisme ou pas… ça reste condamnable quoi qu’il en soit.

      -> Vous exprimez votre rage de voir l’impunité dans laquelle de déroule le génocide à l’encontre du peuple palestinien et cette colère est parfaitement légitime et seine. Mais employer des méthodes qui font fi de la réalités et des faits sont un tord qui desserviront nos idéaux et les causes que nous défendons.

      Amicalement

      sep article
  5. sep article

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<!--yith_wcmbs_members_only_content_start-->  Violemment attaquée par des milieux identitaires ou marqués à l'ultra-droite pour avoir participé à une (prétendue) parodie de La Cène lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris, Barbara Butch est aujourd'hui dans le collimateur de LFI pour avoir signé une tribune de soutien à la loi Yadan. DR Mais Allan Brunon n'a pas été le seul à prendre la parole parmi les rangs des Insoumis. Le groupe a mis les bouchées triples avec trois interventions à la suite. Celle d'Allan Brunon, suivie par celle d'Abdelnour Djebbouri et de Khemisti Boubeker. Quitte à s'autoriser quelques balles perdues, comme une en direction... des Socialistes, dont certains comme François Hollande ont également signé la tribune incriminée. Tandis que l'élue PS de la majorité Amandine Germain s'est vue reprocher d'avoir approuvé le retrait de subvention du Département à un festival isérois pour avoir programmé le rappeur Médine. Mais c'est évidemment l'État d'Israël qui était dans le collimateur. Barbara Butch, une artiste chantre de l'amour? "Est-ce qu'il y a eu de l'amour pendant la Nakba en 1947, pendant les expulsions, pendant les massacres, pendant les spoliations de terre? Est-ce qu'il y a encore de l'amour aujourd'hui lors des destructions de maisons, les expulsions, les checkpoints, l’apartheid et la colonisation en cours?", a martelé Abdelnour Djebbouri. "Lorsqu'il s'agit d'Israël, [...], les sanctions culturelles restent quasi inexistantes. On a pu le voir encore avec l'Eurovision", a rajouté Khemisti Boubeker. 2 L'élue du groupe Réconcilier Grenoble Émilie Chalas a, par la suite, pris la parole pour commenter la prise de position de LFI. "Le sujet au fond, ce qui amène à chaque La France Insoumise à s'exprimer, c'est la question du judaïsme. [...] Dès qu'il y a un sujet vis-à-vis d'Israël ou de la judéité sous toutes ses formes, il y a LFI au rendez-vous pour répéter ses éléments de langage", a lancé la conseillère municipale d'opposition. Quitte à scandaliser ses collègues insoumis, lesquels ont quitté la salle du conseil municipal. Résultat? Deux suspensions de séances successives, Émilie Chalas réitérant ses propos à la fin de la première.  Émilie Chalas lors de sa prise de parole. © Ville de Grenoble "Je vais faire consigner au procès-verbal les propos qui ont été tenus et qui n'ont pas lieu d'être dans cette institution. Je tiens à ce que les propos soient respectueux", a tancé Laurence Ruffin sans préciser quels propos étaient visés. Et la maire de rappeler que le sujet portait initialement sur la question des racks à vélo, comme elle l'avait une première fois... au moment de la prise de parole d'Émilie Chalas. "Je ne sais pas pourquoi c'est moi que vous interrompez", lui avait rétorqué l'élue avec une certaine ironie. Il est vrai que les élus LFI comme ceux de la majorité avaient eu auparavant tout le loisir de s'exprimer, sans éprouver la patience de la maire. 3 Aux tensions et incidents de séance sont venus s'ajouter... le duel par communiqués interposés. "Émilie Chalas, élue du groupe de droite, a répété à trois reprises que nous avions un problème avec la “judéité” et le “judaïsme”. Nous avons quitté le conseil, et la maire de Grenoble a poursuivi la séance sans condamner fermement ses propos", a déclaré Allan Brunon à la suite du conseil municipal. Et d'ajouter avoir saisi la préfère de l'Isère et le procureur de la République... soit une nouvelle démarche après les tensions lors du premier conseil municipal de la mandature, le 27 mars 2026.  Les élus du groupe LFI se sont filmés sur les marches de l'Hôtel de Ville après avoir quitté la séance du conseil municipal suite aux propos tenus par Émilie Chalas. © LFI Quelques heures plus tard, c'était au tour de Réconcilier Grenoble de publier son communiqué. "Cette nouvelle polémique apparaît avant tout comme un coup de communication orchestré par Allan Brunon et son groupe, dans une logique permanente de dramatisation, de tension politique et de polarisation des débats autour de sujets nationaux qui sont éloignés des sujets concernant la gestion municipale", ont estimé les élus du groupe d'opposition. Réconcilier Grenoble n'a pas manqué de dénoncer (encore) un "deux poids deux mesures" de la part de Laurence Ruffin. Laquelle "a choisi de suspendre immédiatement la séance, donnant le sentiment de céder systématiquement aux mises en scène et aux pressions politiques du groupe LFI", considèrent les élus. Et de revenir sur la séance où eux-mêmes avait été traités de "nazis" par Allan Brunon: Malgré la gravité extrême de ces propos condamnables, aucune suspension de séance n’avait été accordée afin de réunir les présidents de groupe et d’apaiser les échanges".
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