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Onze élus savoyards inquiets de la “pause” du Lyon-Turin interpellent la ministre des Transports

sep article

A l’approche de l’ouverture, le 19 septembre, des Assises de la mobilité, onze élus des deux Savoie* se sont fendus d’un courrier à Élisabeth Borne, la ministre des Transports. Dans cette lettre, les signataires – tous partisans du Lyon-Turin – plaident en faveur de la poursuite du chantier, s’inquiétant de la pause annoncée par le gouvernement cet été.

 

 

Le 20 juillet, le gouvernement avait annoncé (re)mettre sur la table les projets de grandes infrastructures de transport en France, dont la ligne ferroviaire Lyon-Turin, pour se pencher sur un point essentiel : leur financement. Le coût du seul tronçon transfrontalier est en effet estimé à 8,6 milliards d’euros. Et si l’Europe s’était engagée à mettre la main à la poche, à hauteur de 40 % contre 35 % pour l’Italie et 25 % pour la France, Bruxelles joue désormais la carte de la prudence.

 

Chantier du Lyon-Turin à Saint-Martin-la Porte. © Telt

Chantier du Lyon-Turin à Saint-Martin-la Porte. © Telt

En fait, seuls 813,8 millions d’euros sur les 1,9 milliard que coûte le chantier sur la période 2014-2020 seront financés par l’Europe. Et après ? « A ce stade, il n’est pas possible de préjuger d’un soutien financier pour la période post-2020 car le cadre financier de l’Union européenne pour la période 2020-2026 n’a pas encore été fixé », nous avaient précisé des sources européennes à Bruxelles en juillet dernier.

 

« Quoiqu’il en soit, la mise en œuvre des actions prévues par l’actuel accord de subvention sera une pré-condition importante pour un éventuel soutien futur. Le Lyon-Turin n’est pas le seul projet d’infrastructure de transport dont la construction s’étale sur plusieurs périodes financières. C’est également le cas du tunnel du Brenner en Autriche ou de la ligne ferroviaire “Rail Baltica” entre la Pologne et l’Estonie. »

 

 

Le financement du Lyon-Turin sur la table

 

 

De quoi inquiéter les partisans du Lyon-Turin depuis que le gouvernement Macron a annoncé son intention d’y regarder à deux fois… « Toute remise en question mettrait en péril le bénéfice d’un co-financement européen », avertissent les onze élus savoyards et haut-savoyards.

 

En attendant, le Lyon-Turin sera l’un des sujets du sommet franco-italien qui se tiendra à Lyon le 27 septembre prochain. Emmanuel Macron y rencontrera Paolo Gentiloni, le chef du gouvernement italien. Quant aux assises de la mobilité, elles doivent déboucher sur une grande loi d’orientation qui sera présentée au parlement pour y être débattue en 2018.

 

 

PC

 

 

* Hervé Gaymard, président du Conseil départemental de la Savoie ; Michel Bouvard, vice-président du Conseil départemental de la Savoie, délégué au Lyon-Turin ; Michel Dantin, maire de Chambéry ; Xavier Dullin, président de Chambéry métropole Cœur des Bauges ; Christian Monteil, président du Conseil départemental de la Haute-Savoie ; Jean-Luc Rigaut, maire d’Annecy ; Jean-Pierre Vial, sénateur de la Savoie ; Émilie Bonnivard, députée de la Savoie ; Patrick Mignola, député de la Savoie ; Eric Fournier, vice-président du Conseil régional, et Yves Durbet, président du Syndicat du pays de Maurienne.

 

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