Finale de Coupe de France : Grenoble-Rouen, une rivalité au sommet

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FOCUS – Dimanche 19 février à Paris, les Brûleurs de Loups et les Dragons de Rouen se retrouvent en finale de la Coupe de France. La saison dernière, les Rouennais avaient soulevé le trophée aux dépens des Grenoblois (4−2). Pour les Isérois, l’occasion est belle de décrocher une première Coupe de France depuis 2009. Cette saison, ils ont battu trois fois sur quatre les Normands en Saxoprint Ligue Magnus, le championnat. Entre deux des grandes places fortes et rivales du hockey français, le choc promet beaucoup.

 

 

 

Les spec­ta­teurs de l’AccorHotels Arena devraient être gâtés dimanche avec le match en direct retrans­mis dès 15 heures sur Canal + Sport et France Ô. L’enceinte pari­sienne accueille une affiche de gala pour cette finale de la Coupe de la France entre Rouen et Grenoble. Il s’agit du remake de la sai­son der­nière rem­por­tée par les Rouennais (4−2). Rouen est sans doute la meilleure équipe fran­çaise de ces der­nières années. Grenoble, de son côté, renaît cette sai­son après plu­sieurs exer­cices com­pli­qués. Le choc pro­met des étin­celles entre deux for­ma­tions qui ont déve­loppé une forte riva­lité au fil des années.

Hockey sur glace Edo Terglav, entraîneur des Brûleurs de Loups

Edo Terglav, l’en­traî­neur des Brûleurs de Loups, échange avec ses joueurs lors d’un entraî­ne­ment à la pati­noire Pôle Sud le 16 février 2017. © Laurent Genin

 

« Depuis treize ans que je suis en France, il y a tou­jours eu des matches spé­ciaux entre Grenoble et Rouen », explique Edo Terglav, l’entraîneur des Brûleurs de Loups. « Ce sont les deux plus gros clubs en France. Quand tu joues contre Rouen, tu ne veux pas perdre, tu ne peux pas pas­ser à côté. La moti­va­tion est tou­jours là. Il n’y a pas besoin d’en par­ler, les joueurs savent ce qu’il y a en jeu. »

 

« Que ce soit sur la glace avec les joueurs ou dans le public, il y a une riva­lité », com­plète Julien Baylacq. « En plus, ça fait un peu Sud contre Nord. Ce sont les his­toires de hockey. Avec du spec­tacle, c’est tou­jours bon. »

 

 

 

Terglav : « C’est au tour de Grenoble de gagner les titres »

 

 

Quelles dif­fé­rences entre un Grenoble-Rouen et un derby Grenoble – Villard-de-Lans, quand les Ours évo­luaient encore en Ligue Magnus ? « Un match contre Rouen, peut-être que la France entière est un peu plus concer­née. En plus, c’est une finale à l’AccorHotels Arena, donc il y a des choses qui se rajoutent en plus de ce match un peu spé­cial », répond l’at­ta­quant gre­no­blois. « Quand on jouait le derby contre Villard, c’était la région gre­no­bloise et le Vercors qui s’affrontaient. C’était une ques­tion d’orgueil, de fierté… C’était un peu aussi David contre Goliath, gros bud­get contre petit bud­get. Avec Rouen, c’est un autre style de match. »

 

Julien Baylacq, l'attaquant grenoblois, espère bien remporter un premier titre cette saison qui récompenserait le travail et les bons résultats des Brûleurs de Loups. © Laurent Genin

Julien Baylacq, l’at­ta­quant gre­no­blois, espère bien rem­por­ter un pre­mier titre cette sai­son qui récom­pen­se­rait le tra­vail et les bons résul­tats des Brûleurs de Loups. © Laurent Genin

Cette sai­son, les Brûleurs de Loups semblent en mesure de rem­por­ter leur pre­mière Coupe de France depuis 2009. Pour leur part, les Dragons de Rouen ont l’occasion d’être les pre­miers à rem­por­ter ce tro­phée trois fois de suite. « Depuis dix ans, Rouen est l’équipe qui a gagné le plus de cham­pion­nats et de coupes. On veut mon­trer qu’on est capables de jouer contre eux. C’est au tour de Grenoble de gagner les titres », consi­dère Edo Terglav.

 

Avec leurs excel­lents par­cours en Ligue Magnus (32 vic­toires en 41 matches) et en Coupe de France, les Brûleurs de Loups prouvent qu’ils ont le poten­tiel pour le faire.

 

 

 

Baylacq : « On n’est jamais favoris contre Rouen »

 

 

Grenoble a notam­ment battu trois fois Rouen en quatre ren­contres de cham­pion­nat. Le 9 – 2 infligé par les Brûleurs de Loups le 11 décembre reste encore dans les mémoires. Malgré ces sta­tis­tiques favo­rables, les Grenoblois refusent tou­te­fois d’endosser l’étiquette de favori. « On fait une bonne sai­son, mais on n’est jamais favo­ris contre Rouen », juge Julien Baylacq. « Les Rouennais savent jouer les finales et les gagner. Ils l’ont prouvé. Oui, on les a ren­con­trés plu­sieurs fois, oui on a gagné contre eux, mais je pense qu’ils n’étaient pas à leur meilleur niveau. Aujourd’hui, ils jouent très bien. »

 

Les hockeyeurs grenoblois (en rouge) savent qu'il faudra être dans le coup d'entrée face aux Dargons rouennais qui les avaient battus la saison dernière (2-4) grâce notamment à une entame de match tonitruante. © Laurent Genin

Les hockeyeurs gre­no­blois (en rouge) savent qu’il fau­dra être dans le coup d’en­trée face aux Dragons rouen­nais qui les avaient bat­tus la sai­son der­nière (2−4) grâce notam­ment à une entame de match toni­truante. © Laurent Genin

 

« Ça va un match serré. Ça va se déci­der sur les détails », estime Edo Terglav. « Il ne faut pas être impres­sionné de jouer à Paris devant 15 000 per­sonnes. Il faut se concen­trer se ce qu’on peut faire sur la glace. L’envie d’aller cher­cher ce match-là va être le plus impor­tant. Quand on a gagné contre eux, on vou­lait les battre. Je veux qu’on ait le même état d’esprit dimanche. »

 

 

 

Ne pas rater l’entame de match comme la saison dernière

 

 

« On a envie d’avoir une pre­mière récom­pense pour notre tra­vail effec­tué cette sai­son. Je pense que notre groupe et le club le méritent », déclare Julien Baylacq. Pour ce faire, il ne fau­dra pas repro­duire les mêmes erreurs qu’en finale l’année der­nière. Cette fois-ci, il s’a­gira de ne pas encais­ser deux buts lors des cinq pre­mières minutes. Julien Baylacq le sait : « Le dis­cours qu’on va faire pas­ser à tout le monde, c’est qu’il va fal­loir être prêts dès le début parce que Rouen est vrai­ment une équipe qui sait jouer les finales. Et elle est prête dès l’entame de match. » Les Brûleurs de Loups devront donc empê­cher d’entrée les Dragons de cra­cher du feu.

 

 

Laurent Genin

 

 

Grenoble Finaliste pour le concours de Capitale Verte
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Commentaires 1
  1. Les Brûleurs ont gagné !
    Très bonne entame de matche, comme le vou­lait leur coach, 2 buts d’en­trée en supé­rio­rité numé­rique, puis ils se font endor­mir et les Dragons éga­lisent.
    Endormis tout le 2e tiers temps mais résistent suf­fi­sam­ment pour ne pas prendre de but.
    Super 3e tiers temps, domi­na­teurs, mais sans mar­quer …
    Prolongations avec mort subite … gla­gla­gla … pas trop long­temps, les Brûleurs arrivent à mar­quer.
    Le moment hila­rant, les jour­na­listes com­men­ta­teurs n’a­vaient même pas eu l’i­dée d’al­ler voir la tête du maire de Grenoble, si bien que lorsque celui-ci parait parmi les spec­ta­teurs en plein milieu de l’é­cran, ils ne savaient pas qui c’é­tait. Nuls, les jour­na­listes… je ne sais même pas s’ils ont com­pris en le voyant dis­tri­buer des médailles … j’ai changé de chaine.

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