FOCUS – Nommé président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2030 dans les Alpes françaises en février 2025, Edgar Grospiron a annoncé sa démission le 10 septembre 2026. Un départ (plus ou moins volontaire) sur fond de crise institutionnelle, alors que le directeur général et d’autres responsables avaient auparavant claqué la porte. Pour les opposants à la tenue des Jeux, ces péripéties de gouvernance démontrent que le projet est mal ficelé, en plus de ses conséquences environnementales.
A plus de trois ans et demi des Jeux olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises, leur organisation relève déjà de l’épreuve sportive… pour ne pas dire du parcours du combattant. Dernier épisode en date? Edgar Grospiron, président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop), a annoncé sa démission jeudi 10 septembre 2026. Le champion de ski acrobatique avait pris ses fonctions en février 2025, après le retrait de la candidature de Martin Fourcade sur fond de « désaccords trop nombreux ».
Des « désaccords » avaient également conduit le directeur général du Cojop, Cyril Linette, à présenter sa démission au mois de février 2026. Un départ précédé, comme le rapportait France Info, de ceux de la directrice des opérations, du directeur de la communication et du président des rémunérations.
Les raisons de tous ces départs? Une « dérive » dans les méthodes de management d’Edgar Grospiron, déclarait l’un des démissionnaires. Les postes sont à l’heure actuelle toujours vacants, sauf celui de directeur général, pour lequel a été désigné Vincent Roberti.
Edgar Grospiron se dit fier du travail accompli
« Après plusieurs mois de tension au niveau de la gouvernance, je tire la conclusion que les conditions ne sont plus réunies pour moi de continuer cette aventure », a déclaré Edgar Grospiron sur le réseau social Linkedin.
Avant de se livrer à un exercice de style qui n’est pas sans rappeler la prose d’Emmanuel Macron: « Certains diront sans doute que c’est un échec ou un renoncement. Je préfère dire que j’ai atteint, dans le cadre qui était le mien, le point où il devenait plus juste de passer la main que de s’y accrocher ».
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