Pollution de l’air : la vitesse toujours abaissée mais pas (encore) de gratuité

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Troisième jour de pollution aux particules fines dans la région et deuxième jour de limitation de vitesse dans la cuvette grenobloise. Le dispositif, prévu pour tenter de juguler les pics de pollution, est donc maintenu : la vitesse est encore ce jeudi 8 décembre réduite de 20 km/h sur les voies où elle est d’ordinaire supérieure à 90 km/h et abaissée à 70 km/h sur les autoroutes A51, A480, A48 entre les péages de Vif et Voreppe et A41 entre la Carronnerie et le péage de Crolles.

 

 

Les consignes res­tent donc les mêmes : lever le pied et, mieux, opter pour les trans­ports en com­mun, le vélo ou la marche à pied. Si l’é­pi­sode de pol­lu­tion per­siste, rien ne devrait chan­ger jus­qu’à samedi. Car ce n’est qu’à par­tir du cin­quième jour de pol­lu­tion que le nou­veau dis­po­si­tif, lancé le 1er novembre 2016 sur les ter­ri­toires de la Métropole gre­no­bloise, le Grésivaudan et le Voironnais, pas­sera la deuxième vitesse.

 

A savoir l’in­ter­dic­tion de cir­cu­ler pour les véhi­cules les plus pol­luants et le ticket unique sur Métrovélo et dans les trans­ports en com­mun. Enfin, pas tous, le Département ne s’é­tant pas ral­lié à cette mesure tari­faire sur son réseau… Pour la gra­tuité, il fau­dra attendre le sep­tième jour de pol­lu­tion.

 

 

La gratuité des transports collectifs, de nouveau en question

 

 

La gra­tuité, elle, fai­sait pour­tant par­tie des enga­ge­ments du maire Eric Piolle pen­dant la cam­pagne des muni­ci­pales. Une pro­messe, celle de « mettre en place une gra­tuité com­plète des trans­ports col­lec­tifs de l’ag­glo­mé­ra­tion dès les seuils d’in­for­ma­tion, c’est-à-dire en pré­ven­tion des pics de pol­lu­tion » que vient de lui rap­pe­ler le chef de file de l’op­po­si­tion de droite répu­bli­caine.

 

« Cette solu­tion per­met­trait de sor­tir de la crise actuelle, d’a­gir uti­le­ment pour la santé des habi­tants et de redon­ner un début de cré­di­bi­lité à la parole publique », sou­ligne ainsi Matthieu Chamussy dans un com­mu­ni­qué.

 

A Lyon, c’est le pré­fet qui invite le maire à mettre en place la gra­tuité alors que la ville, elle aussi dans un nuage de pol­lu­tion, n’a pas encore envi­sagé de res­tric­tions de cir­cu­la­tion. En atten­dant, la cir­cu­la­tion alter­née sera ins­tau­rée dès le 9 décembre.

 

 

PC

 

 

Pays Voironnais, un jour, une activité
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Commentaires 1
  1. Intéressant l’in­ter­ven­tion de M. Chamussy dont ses col­lègues des Républicains bloquent toute avan­cées au niveau dépar­te­men­tal et au niveau du Syndicat Mixte des Transports en Commun ou le dépar­te­ment a ses repré­sen­tants (pour mémoire, il n’y a que 3 élus du Rassemblement des Citiyens de la Gauche et des Ecologistes sur 17 membres).

    Pour connaitre le posi­tion­ne­ment du parti de Matthieu Chamussy, on peut lire le plai­doyer de Les Républicains de l’Isère : http://www.republicains38.fr/agglo-grenobloise-le-departement-dit-non-a-la-vignette-auto/

    Sinon pour la gra­tuité des trans­ports en com­mun, il faut se rap­pe­ler qu’en 2014, ce n’est qu’au bout de dix jours que le Préfet a exigé la gra­tuité des trans­ports en com­mun des élus (http://www.placegrenet.fr/2014/03/18/pollution-grenoble-les-ransports/27096). Dans le pro­to­cole d’ac­cord sur les pics de pol­lu­tion, peu sou­tenu par la majo­rité dépar­te­men­tale, il est prévu que la gra­tuité soit effec­tive dès la res­tric­tion de cir­cu­la­tion mais sim­ple­ment sur le ter­ri­toire de la métro­pole Grenoblois, le Grésivaudan et le Pays Voironnais.

    La majo­rité Départementale à laquelle appar­tient Matthieu Chamussy a refusé la gra­tuité du réseau dépar­te­men­tal de trans­port TransIsère… Comme quoi, nul n’est pro­phète en son pays !

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