L'institut d'administration des entreprises (Grenoble IAE) fête ses soixante ans en 2016. Un anniversaire placé notamment sous le signe de la solidarité.

Grenoble IAE : 60 ans sous le signe de l’international et de la solidarité

Grenoble IAE : 60 ans sous le signe de l’international et de la solidarité

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FOCUS – L’institut d’administration des entreprises (Grenoble IAE) souffle cette année ses soixante bougies. L’occasion de mettre en avant ses anciens élèves et ses valeurs. Notamment l’ouverture à l’international, mais aussi la solidarité, thème de la journée de rencontres qui a réuni, le 1er décembre dernier, associations et jeunes pousses solidaires issues de l’école publique de management.

 

 

 

Stands et tapis rouge, le hall de Grenoble IAE prend un autre visage © Florent Mathieu - Place Gre'net

Stands et tapis rouge, le hall de l’IAE prend un autre visage. © Florent Mathieu – Place Gre’net

Sexagénaire… et soli­daire ? Depuis le mois de mai, l’Institut d’ad­mi­nis­tra­tion des entre­prises (Grenoble IAE) célèbre sa soixan­tième année à tra­vers dif­fé­rentes ren­contres autour de thé­ma­tiques ciblées. C’est celle de la soli­da­rité qui, le jeudi 1er décembre, était à l’honneur.

 

« S’il est un mot clé à rete­nir, c’est celui de l’ou­ver­ture, estime Nicole Élisée, char­gée de com­mu­ni­ca­tion de l’Institut. Après les thé­ma­tiques de l’ou­ver­ture à l’in­ter­na­tio­nal, l’ou­ver­ture et l’im­pact sur l’en­vi­ron­ne­ment et le ter­ri­toire, et l’ou­ver­ture à la recherche, cela nous tenait à cœur de célé­brer cette soixan­tième année en signi­fiant notre ouver­ture sur l’en­ga­ge­ment soli­daire. »

 

 

 

Des projets tournés vers la solidarité et le social

 

 

C’est ainsi qu’é­taient orga­ni­sés des ani­ma­tions et des stands autour des asso­cia­tions por­tées par les étu­diants de Grenoble IAE, ainsi que des star­tups réso­lu­ment tour­nées vers la soli­da­rité, fon­dées par d’an­ciens élèves de l’Institut. Le tout sous le par­rai­nage – ou plu­tôt le “mar­rai­nage” – de Catherine Berthillier, fon­da­trice de l’as­so­cia­tion Shamengo (cf. encadré).

 

Du côté des asso­cia­tions, c’est la valse des acro­nymes. L’IAE compte ainsi sa “branche” au sein du réseau mon­dial d’Enactus. Objectif de l’as­so­cia­tion : « favo­ri­ser le pro­grès social par l’ac­tion entre­pre­neu­riale », explique Axel Beau, l’un de ses membres et ancien élève de Grenoble IAE. « On aide les étu­diants à mon­ter des pro­jets tour­nés vers le social, on les accom­pagne avec toutes les res­sources que nous avons – mar­ke­ting, busi­ness-plan… – jus­qu’à ce que leur pro­jet étu­diant devienne professionnel. »

 

Catherine Berthillier à la rencontre des étudiants et leurs associations © Florent Mathieu - Place Gre'net

Catherine Berthillier à la ren­contre des étu­diants et de leurs asso­cia­tions. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Autre réseau mon­dial qui trouve l’une de ses rami­fi­ca­tions sur le cam­pus de Grenoble et basée à Grenoble IAE, l’Aiesec se veut un faci­li­ta­teur pour les étu­diants dési­rant vivre l’ex­pé­rience d’une terre étran­gère, que cela soit dans le cadre de stages ou pour des opé­ra­tions humanitaires.

 

« Tout chan­ger c’est impos­sible, mais si déjà on arrive à sen­si­bi­li­ser les per­sonnes pour par­tir à l’é­tran­ger, ren­con­trer de nou­velles cultures, déve­lop­per le lea­der­ship qui est en eux, c’est comme cela qu’on arri­vera à quelque chose », estime ainsi Martim Grange, l’un de ses membres.

 

 

 

Une collecte de jouets pour la Croix-Rouge

 

 

Quant à l’Ahmi, Association huma­ni­taire à mobi­lité inter­na­tio­nale, elle est indé­pen­dante de Grenoble IAE. L’an der­nier, ses membres ont apporté du maté­riel ainsi qu’une aide finan­cière aux migrants de Calais. Cette année, la nou­velle équipe est dési­reuse de tra­vailler avec des asso­cia­tions œuvrant en direc­tion des enfants orphelins.

 

Les membres de l'Ahmi, et Spiderman, engagés pour collecter des jouets en faveur de la Croix-Rouge © Florent Mathieu - Place Gre'net

Les membres de l’Ahmi et Spiderman, enga­gés dans la col­lecte de jouets pour la Croix-Rouge. © Florent Mathieu – Place Gre’net

Un pro­jet géné­ral qui n’empêche en rien l’or­ga­ni­sa­tion d’o­pé­ra­tions ponc­tuelles. Ainsi, l’Ahmi pro­cède actuel­le­ment à une col­lecte de jouets pour venir en sou­tien à la Croix-Rouge de Lyon, dont le local a été cam­briolé en novembre.

 

Leur arme secrète ? Les “semaines crêpes”, « notre spé­cia­lité et notre iden­tité », affirment les jeunes engagés.

 

Derrière l’hu­ma­ni­taire et la soli­da­rité, les ambi­tions per­son­nelles des jeunes gens ne sont jamais, légi­ti­me­ment, éloi­gnées. Chacun s’ac­corde à consi­dé­rer que ces expé­riences sont autant de moyens de déve­lop­per ses com­pé­tences et son réseau, tout en gar­dant un pied dans une réa­lité socié­tale dif­fi­cile. Même si la plu­part des étu­diants inter­ro­gés n’ont pas l’in­ten­tion de “faire car­rière” dans le domaine de l’é­co­no­mie solidaire.

 

 

 

Open Car et Bonne Pioche

 

 

Deux star­tups, fon­dées par d’an­ciens élèves de l’IAE, étaient repré­sen­tées à l’oc­ca­sion de cette soi­rée par­ti­cu­lière. Projet d’é­tude devenu pro­jet pro­fes­sion­nel, Open Car – que Place Gre’net pré­sen­tait à ses lec­teurs en ce début d’an­née – est une pla­te­forme de covoi­tu­rage local et gra­tuit, dont les conduc­teurs sont rému­né­rés via des cadeaux pro­po­sés par les dif­fé­rents par­te­naires (res­tau­rants, bars, salles de sport ou de spec­tacle) de l’entreprise.

 

Quel modèle éco­no­mique ? « On tra­vaille avec des grandes entre­prises qui vont nous payer pour un ser­vice de covoi­tu­rage en interne, en pro­fi­tant des mêmes avan­tages que nos uti­li­sa­teurs par­ti­cu­liers. On essaye ainsi d’être un levier de mobi­lité pour ces col­la­bo­ra­teurs au sein de la société », explique Lucas Durand, cofon­da­teur d’Open Car. Créée en avril, la société par­vient déjà à cou­vrir ses frais de fonc­tion­ne­ment, avec 1 000 uti­li­sa­teurs régu­liers. Une affaire qui roule ?

 

Bertile Leconte, confondatrice de La Bonne Pioche © Florent Mathieu - Place Gre'net

Bertile Leconte, cofon­da­trice de La Bonne Pioche. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Bertile Leconte était, de son côté, venue pré­sen­ter La Bonne Pioche, « la pre­mière épi­ce­rie de pro­duits locaux sans embal­lages jetables à Grenoble », que les lec­teurs de Place Gre’net ont, là encore, pu décou­vrir cet été. Quel bilan, au bout de trois mois ? La jeune femme rayonne : « Ça car­tonne ! On est en plein centre et, en plus d’a­voir un public sen­si­bi­lisé, tout le monde entre sans être par­ti­cu­liè­re­ment écolo. »

 

Bertile est sor­tie de Grenoble IAE en 2015 : La Bonne Pioche, elle l’a d’a­bord tes­tée en fic­tif au sein de l’é­cole. « J’ai passé deux très belles années en entre­pre­neu­riat. Ça m’a donné les outils concrets pour mon­ter un pro­jet, gagner du temps et ne pas faire trop de bêtises. Et beau­coup de réseaux venaient de l’IAE : d’an­ciens profs, des consul­tants exté­rieurs, que l’on a pu mobi­li­ser et que l’on mobi­lise encore. »

 

 

 

Une diversité de profils

 

 

À 25 ans, la jeune entre­pre­neuse est sou­vent invi­tée à reve­nir à l’IAE pour faire pro­fi­ter les nou­veaux élèves de son expé­rience. « C’est impor­tant d’a­voir des conseils des anciens, mais le fait d’a­voir des per­sonnes du même âge en face de soi fait aussi que l’on se res­semble. Il y a un côté : “Si tu as pu le faire, alors je peux le faire”, et je trouve ça chouette de pou­voir moti­ver les autres ! »

 

Les membres d'Enactus © Florent Mathieu - Place Gre'net

Les membres d’Enactus. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

En plus de s’ap­puyer sur le « made in Grenoble », Nicole Élisée l’af­firme, l’IAE veut « aigui­ser la curio­sité et la créa­ti­vité » de ses élèves. « Ce qui nous dif­fé­ren­cie, c’est la grande diver­sité de nos pro­fils d’é­tu­diants ».

 

Ainsi que son acces­si­bi­lité sociale ? École publique de mana­ge­ment, Grenoble IAE compte 30 % d’é­lèves bour­siers, pour des frais d’ins­crip­tion à hau­teur des droits d’ins­crip­tion natio­naux, très infé­rieurs à ceux des écoles pri­vées. Quand bien même l’Unef avait, dans un passé récent, dénoncé des frais d’ins­crip­tion « facul­ta­tifs » jugés illé­gaux… aux­quels l’ins­ti­tut a fina­le­ment renoncé pour sa ren­trée 2016 – 2017.

 

 

Florent Mathieu

 

 

CATHERINE BERTHILLIER, LA JOURNALISTE ET LE SHAMAN

 

 

Victime de son suc­cès, la confé­rence de Catherine Berthillier a été dépla­cée à la der­nière minute dans l’am­phi­théâtre Louis Weil pour conclure cette jour­née de l’IAE consa­crée à la soli­da­rité. L’ancienne grande repor­ter y a pré­senté  Shamengo, asso­cia­tion qu’elle porte depuis plu­sieurs années et dont le nom est consti­tué des mots Shaman (celui qui passe d’un monde à un autre monde), Men (com­mu­nauté humaine qui nous carac­té­rise) et Go (« allons de l’avant »).

 

Catherine Berthillier à l'IAE Grenoble © Florent Mathieu - Place Gre'net

Catherine Berthillier à l’IAE Grenoble © Florent Mathieu – Place Gre’net

« Notre objec­tif est de pro­mou­voir l’in­no­va­tion verte et sociale à tra­vers trois moyens d’ac­tion : décou­vrir, se réunir et construire. Cela fait cinq ans que je par­cours le monde à la ren­contre de ces per­sonnes qui déve­loppent des solu­tions qui marchent et que nous appe­lons les “pion­niers Shamengo” ».

 

 

Près de 10 000 “pionniers”

 

 

Autour de ces pion­niers : « une com­mu­nauté d’à peu près 10 000 per­sonnes, consti­tuée de par­ti­cu­liers, d’é­tu­diants, de grandes entre­prises, d’as­so­cia­tions, de fon­da­tions… » Tout cela pour construire des vil­las Shamengo, « des living-labs ludo-édu­ca­tifs, pour voir et expé­ri­men­ter sous un même toit ces inno­va­tions, les faire émer­ger et créer les métiers de demain. »

 

Catherine Berthillier Shamengo portrait © Shamengo

Catherine Berthillier. © Shamengo

La pre­mière villa Shamengo a vu le jour à Paris durant la Cop21, avec un suc­cès phé­no­mé­nal. Une deuxième, net­te­ment plus ambi­tieuse, sera pro­chai­ne­ment mise en chan­tier à Bordeaux, à base de maté­riaux d’éco-construc­tion, de recy­clage d’eau de pluie ou d’éner­gie renou­ve­lable – dont une cen­trale à hydro­gène déve­lop­pée par Nicolas Bardi, ancien du CEA de Grenoble.

 

« Ce sont des solu­tions que l’on agrège pour don­ner à voir la mai­son du futur, dire que c’est pos­sible, et sur­tout apprendre des choses : cer­taines ne vont pas mar­cher, on amé­lio­rera le sys­tème, en espé­rant demain pou­voir le dupli­quer et construire plein de vil­las Shamengo dans le monde entier », pro­jette d’ores et déjà Catherine Berthillier.

 

 

D’Envoyé spécial à Shamengo

 

 

Mais com­ment la grande repor­ter est-elle pas­sée d’Envoyé spé­cial à Shamengo ? « Mes

parents étaient bobos avant l’heure, je n’ai pas eu à me conver­tir » convient Catherine Berthillier. Elle évoque cepen­dant un « déclic ».

 

« J’ai fait beau­coup d’in­ves­ti­ga­tion et je me suis dit que je pas­sais mon temps à don­ner la parole à ceux qui détruisent le monde… J’ai eu envie de la don­ner à ceux qui construisent le monde de demain. C’est comme cela qu’est née l’i­dée de mettre mes com­pé­tences pro­fes­sion­nelles à dis­po­si­tion de tous ces acteurs qui sont en train de le construire en silence. »

 

Catherine Berthillier à l'IAE Grenoble © Florent Mathieu - Place Gre'net

Catherine Berthillier à l’IAE Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net

C’est ainsi que Catherine Berthillier réa­lise par­tout dans le monde des por­traits vidéos de ces pion­niers du futur, dif­fu­sés sur dif­fé­rentes pla­te­formes dont TV5 Monde, mais éga­le­ment visibles en ligne sur le site de Shamengo (après ins­crip­tion gratuite).

 

 

« La solution est là ! »

 

 

« Plus je tra­vaille sur ces ques­tions-là, plus je suis convain­cue que notre intel­li­gence nous a per­mis d’ar­ri­ver à ce degré de déve­lop­pe­ment, et que notre idio­tie peut juste nous faire dis­pa­raître de la sur­face de la Terre… », s’in­quiète Catherine, qui refuse pour autant fer­me­ment de ces­ser d’y croire.

 

« Quand je vois des acteurs comme ces jeunes, je me dis que, pen­dant que les grands de ce monde n’ar­rivent pas à s’en­tendre pour trou­ver des solu­tions, il y a toute une géné­ra­tion pour qui c’est inné. Ils n’ont pas envie de faire du plas­tique, du chi­mique, de conti­nuer à exploi­ter les éner­gies fos­siles… La solu­tion est là ! Et j’y crois, bien sûr ! »

 

 

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Florent Mathieu

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