Grenoble : les parlementaires socialistes réclament un audit des comptes

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FOCUS – Alors que la plus grande confusion règne autour des comptes de la Ville, un audit financier permettra-t-il d’y voir plus clair ? C’est ce que réclament les parlementaires socialistes de l’Isère à la chambre régionale des comptes. Mais à un an des élections législatives, et en limitant cet audit à la période 2013-2017, reléguant volontairement la question de l’héritage socialiste à un point de détail, le souci de transparence ne fait guère illusion.

 

 

 

Geneviève Fioraso. © Nils Louna

Geneviève Fioraso. © Nils Louna

Les parlementaires socialistes de l’Isère réclament un audit financier des comptes de la Ville.

 

Dans un courrier adressé à Catherine de Kersauson, la présidente de la chambre régionale des comptes Auvergne Rhône-Alpes, les députés Geneviève Fioraso et Michel Destot et les sénateurs Jacques Chiron et Éliane Giraud demandent aux magistrats financiers de faire la lumière sur les difficultés budgétaires de la ville de Grenoble.

 

 

 

Grenoble, deuxième ville la plus endettée de France

 

 

Reprenant les éléments pointés par le groupe d’analyse métropolitain (Gam), lequel a lancé une pétition pour lui aussi réclamer un audit financier, les parlementaires s’inquiètent d’une « situation très dégradée en 2015 et qui s’annonce encore plus dégradée en 2016, d’autant qu’un certain nombre de dépenses, d’un montant pourtant élevé, auraient été engagées sans même avoir été présentées en conseil municipal ».

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Commentaires 2
  1. Excellente initative car la situation est réellement catastrophique, et ce ne sont pas les analyses du camp Piolle qui posent les arugments réels. La situation n’est pas liée uniquement à la baisse de la DGF ou la prétendue situation héritée.

    On peut évoquer le transfert à la Métropole de nombreuses compétences (c’est un peu facile de faire croire aujourd’hui qu’il était possible de transférer avant 2014 certaines compétences communales, alors même que l’ancienne métro n’était « qu’une communauté d’agglo », il aurait fallu qu’elle devienne communauté urbaine pour envisager des compétences intégrées à l’échelle intercommunale comme les équipements sportifs, ce n’était juste pas réglementairement possible, aujourd’hui c’est possible avec le statut de métropole), transfert maintenant engagé car obligatoire, et pourtant les dépenses de fonctionnement municipales augmentent toujours et encore avec Piolle, pourquoi ?

    La dette augmente encore malgré la baisse des investissements, pourquoi ?

    Et évidemment l’épargne disponible est dans le rouge vif.

    Quelle est la part réelle que l’on peut imputer à la baisse de la DGF ? Autant de questions qui méritent effectivement de saisir la cour régionale des comptes.

    La vérité risque de faire très mal à la majorité municipale et le réveil encore plus difficle, notamment pour justifier une augmentation incroyable de plusieurs dizaines de millions d’euros sur le budget de fonctionnement municipal.
    Je n’apprécie pas beaucoup Destot, j’ai en revanche confiance en Fioraso, et je suis heureuse cependant qu’ils arrivent à s’unir pour dénoncer une réalité qui éclate enfin.

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  2. s’il y a une phrase à retenir de l’intervention de M. Destot, c’est bien celle-ci :
    « Avoir laissé passer depuis quinze ans le train des mutualisations intercommunales aura couté très cher aux Grenoblois ».
    Est-ce qu’il pensait au Stade des Alpes qu’il a tellement voulu et dont la construction est passé de 25M€ à 88 M€ avec les emprunts toxiques qui l’ont financé, passé à la Métro ?
    L’envolée de la masse salariale n’est-elle pas une conséquence de l’augmentation des salaires décidées au niveau national mais pas compensée ?
    Moi, ce que j’en dis … les élus ont sans doute eu tort de limiter à partir de 2013, comme il est dit justement dans l’article.
    Connaissez-vous l’histoire de l’arroseur arrosé ?

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