“Agir ou faillir”: le pari de l’équipe Piolle pour éviter la tutelle

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FOCUS – « Agir ou faillir ». A l’orée du débat d’orientation budgétaire, Éric Piolle, le maire de Grenoble, agite l’épouvantail d’une éventuelle mise sous tutelle de la ville. Lors de la présentation de la situation financière et des perspectives pour 2016, il en a profité pour annoncer la fermeture des services publics de la Ville, mercredi 25 novembre. Une mesure, en réaction à la baisse des dotations de l’État, qui suscite nombre d’interrogations.

 

 

 

Éric Piolle lors de la présentation. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Éric Piolle lors de la pré­sen­ta­tion de la situa­tion finan­cière. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Grenoble tra­verse une phase grave et sévère de son his­toire contem­po­raine, une période mar­quante car, si l’on ne fait rien, Grenoble sera la pre­mière grande ville de France sous tutelle ». C’est ainsi qu’Éric Piolle, le maire de Grenoble, la mine grave, s’est adressé à la presse ce mardi 10 novembre lors de la pré­sen­ta­tion du débat d’o­rien­ta­tion bud­gé­taire, en com­pa­gnie de quatre de ses adjoints.

 

Le ton avait déjà été donné ne serait-ce que par le titre quelque peu sibyl­lin donné à la pré­sen­ta­tion : « Agir ou faillir ». Coup de com” ou risques avé­rés ?

 

En tout cas, de quoi sus­ci­ter l’at­ten­tion, les inter­ro­ga­tions, voire même l’in­quié­tude. Mais ce n’est pas tout !  L’annonce d’une « jour­née choc » sans ser­vices publics muni­ci­paux, le 25 novembre, pour infor­mer et sen­si­bi­li­ser les Grenoblois n’est pas sans pro­vo­quer un cer­tain émoi, notam­ment dans les ser­vices et les rangs de l’op­po­si­tion.

 

 

 

« Une pénurie financière inouïe »

 

 

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Commentaires 7
  1. La méthode Piolle et res­tera la même. « Ce n’est pas moi c’est la faute des autres », pour­tant son propre camp a été dans la majo­rité nombre d’an­nées, puis ne savait plus trop du coup est sorti, pour mieux pré­pa­rer des élec­tions de 2014 qui ont conduit Grenoble bien­tôt 2 ans après dans la situa­tion actuelle : « faillir en ne fai­sant sur­tout rien », l’heure du réveil bru­tal se rap­proche.
    A l’heure des coups de comm sur la méthode, l’o­pen data, effec­ti­ve­ment dis­po­ser d’un bud­get clair avec le flé­chage anti­cipé trans­pa­rent serait un minima pour ceux qui ne com­mu­niquent que sur la méthode « leur » méthode. A nous de juger ce qui relève alors de la mise sous tutelle pos­sible de Grenoble, et des res­pon­sa­bi­li­tés asso­ciées.

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  2. Et si la muni­ci­pa­lité com­men­çait par publier, en plus des docu­ments comp­tables illi­sibles pour les non spé­cia­listes, un bud­get clair, détaillé, acces­sible à nos conci­toyens, per­met­tant de savoir d’où vient l’argent, où il va, com­ment il est réparti ? Ce serait une vraie révo­lu­tion.
    Savoir que d’a­près le bud­get pri­mi­tif 2015 le mon­tant des inves­tis­se­ments sera de 89 814 106.79 euros ne nous est d’au­cune uti­lité si nous ne savons pas où et com­ment cet argent sera uti­lisé.

    Il est tout de même pos­sible de trou­ver la liste des sub­ven­tions ver­sées en 2014 aux asso­cia­tions. C’est une lec­ture assez dépri­mante, et il manque la der­nière ligne du tableau, autre­ment dit le total. Quelques exemples :

    Première ligne du tableau : 1000 euros pour l’as­so­cia­tion « A BIENTOT J’ESPERE ». Internet per­met de décou­vrir le but de cette asso­cia­tion : « Imaginez : dans votre salon, une quin­zaine de per­sonnes silen­cieuses sont cap­ti­vées par le film pro­jeté sur le mur où trônent habi­tuel­le­ment vos pho­tos de vacances. Ce qui est de cou­tume votre espace de vie s’est trans­formé, le temps d’une soi­rée, en une mini-salle de cinéma. Irréel ? Pas le moins du monde ! Grâce à l’association « A bien­tôt j’espère », vous pou­vez gra­tui­te­ment accueillir un film, un débat et un public chez vous. »
    Nous sommes plus géné­reux avec « A.I.O.-IMAGE ET OUTILS » (3ème ligne): 12 250,00 euros Basée rue Génissieux cette asso­cia­tion a pour objec­tif de déve­lop­per des nou­velles pra­tiques liées à l’utilisation de l’image pour expé­ri­men­ter les effets qu’elles entrainent sur la créa­tion contem­po­raine.
    Autre exemple un peu sur­pre­nant trouvé dans ce tableau
    TENNIS DE TABLE LA TRONCHE MEYLAN GRENOBLE (TTTMG) 6 400,00 euros

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  3. et bien il va fal­loir com­men­cer à apprendre à gérer!!
    faire pas­ser ses plai­sir de gou­ver­nant pour mar­quer son pas­sage à la mai­rie il fau­dra revoir çà.
    dans toute dépense il se doit d’a­voir l’argent et je n’ai pas dit l’emprunt.
    sup­pri­mer la pub Decaux est une grosse imbé­ci­lité car des gens en vivent et les gains auraient pro­fité
    à des dépenses sur­tout après les res­tric­tions de dota­tions de l’é­tat.
    ver­ser des aides sans contre­par­tie comme une jour­née par semaine pour la col­lec­ti­vité avec pour but
    la réin­ser­tion sociale ou dans le monde du tra­vail et une aber­ra­tion par les temps qui courent.
    Grenoble est devenu sale, triste et dan­ge­reuse!!
    vive les poli­ti­cards qui ne pensent qu’à leur égo et leur car­rière

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  4. Je sug­gère d’af­fré­ter plu­sieurs TGV et aller à Paris deman­der des comptes. Le gou­ver­ne­ment donne de l’argent à la Turquie et n’a pas d’argent pour la France.
    CE N’EST PAS ACCEPTABLE
    UNE BELLE RÉVOLUTION POUR REMETTRE KES PENDULES À L’HEURE.
    PLUS DE VOITURES DE FONCTION POUR MESSIEURS ET MESDAMES LES MINISTRES ET DÉPUTÉS, NI CHAUFFEURS.
    LEUR SALAIRE RÉDUIT DE 1500 € POUR SAUVER LA FRANCE ET LA CULTURE.

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  5. Effectivement. Si tout n’est pas par­fait avec l’é­quipe Piolle, le groupe de Jérôme Safar fait preuve d’une abso­lue mau­vaise foi, sur­tout quand on connaît les gas­pillages de l’an­cienne muni­ci­pa­lité : construc­tion de ten­nis cou­verts dis­pen­dieux, inutiles et à la ges­tion coû­teuse pour le seul plai­sir de l’an­cien maire, dépenses pro­to­co­laires énormes, caprices de maire bâtis­seur…

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  6. Grenoble n’est pas la pre­mière ville à se décla­rer « ville morte » pen­dant une jour­née. Avant, il y a eu Clamart ou Beauvais
    http://www.beauvais.fr/actualites/447-operation-mairie-morte-contre-le-plan-d-austerite-hollande.html
    C’est vrai que, à Beauvais, c’est ouver­te­ment contre le plan d’aus­té­rité du gou­ver­ne­ment, à Grenoble, c’est plus feu­tré mais ça revient au même. On peut com­prendre que le pauvre Safar, direc­teur de cam­pagne de Queyrane, PS bon teint et aux ordres, soit fort mal à l’aise, d’au­tant plus que son men­tor Destot a laissé la ville dans un état finan­cier plus que pré­caire, habi­tué de dépenses somp­tuaires, comme le stade des Alpes.
    Monsieur Safar n’au­rait-il pas encore digéré sa sévère défaite ? Quelles pro­po­si­tions fait-il pour sor­tir la ville de l’or­nière ? On n’en a pas entendu une seule … Va-t-il inter­ve­nir pour que soit revue la baisse des dota­tions ?

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  7. Bonjour,
    un bilan finan­cier que le PS et les verts (pas mûre )doivent se partager.Elle coûte chère la paix social et le clien­te­lisme de gauche.Apres un tel bilan le PS se per­met de par­ler.….…
    Le ridi­cule ne tue pas.
    BENYOUB ABDELKADER

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