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Olivier Noblecourt : “L’hébergement d’urgence a reculé de dix ans”

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ENTRETIEN – L’heure est aux doutes concer­nant l’avenir du dis­po­si­tif d’hébergement d’urgence dans l’agglomération gre­no­bloise. Olivier Noblecourt, adjoint à l’action sociale de la mai­rie de Grenoble, détaille les pistes pour en finir avec une concen­tra­tion de situa­tions de très grande pré­ca­rité dans le bas­sin gre­no­blois. Il évoque éga­le­ment le modèle social gre­no­blois, le cumul des man­dats et plaide pour un renou­vel­le­ment en poli­tique, notam­ment en tête de liste socia­liste des élec­tions municipales.
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Olivier Noblecourt débarque à Grenoble en 1995, alors âgé de 18 ans pour inté­grer l’Institut d’Etudes Politiques (IEP). Ce fils d’une grande plume du jour­nal Le Monde est alors déjà membre du Parti socia­liste. Remarqué par Michel Destot, il devient deux ans plus tard son assis­tant par­le­men­taire, avant de connaître une pro­gres­sion éclair jusqu’au poste de direc­teur de cabi­net du député-maire de Grenoble, à 23 ans seulement.
Homme de cou­lisses dans un pre­mier temps, il passe à la lumière en 2008 en se pré­sen­tant aux muni­ci­pales sur la liste de son men­tor en poli­tique, dont il devient l’adjoint à l’action sociale et fami­liale. Une fonc­tion qu’il cumule à la vice-pré­si­dence du Centre com­mu­nal d’action sociale (CCAS) et à celle de la Métro, où il est en charge de l’hébergement.
La pré­fec­ture de l’Isère annon­çait le 20 juin der­nier que, faute de bud­get consa­cré à cette poli­tique, seule­ment une cen­taine de places d’hébergement d’urgence seraient main­te­nues sur les 900 dis­po­nibles pen­dant la sai­son hiver­nale. Depuis, la ministre du Logement, Cécile Duflot, a pro­cédé à une ral­longe bud­gé­taire de près de 850 000 euros pour évi­ter une remise à la rue mas­sive. L’hébergement d’urgence de qua­lité et en quan­tité suf­fi­sante est-il menacé dans le bas­sin grenoblois ?
En cinq ans, nous avons reculé de l’équivalent de dix ans sur le plan qua­li­ta­tif. Nous étions dans une logique d’amélioration et de suivi social, en diver­si­fiant les modes de prise en charge. Des struc­tures adap­tées ont dû fer­mer, comme La Place qui per­met­tait d’accueillir un public avec des chiens. Nous avons depuis reculé de trois cases pour retom­ber dans une logique d’hébergement humanitaire.
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Qu’est-ce qui a pro­vo­qué ce renversement ?
C’est indé­nia­ble­ment la régio­na­li­sa­tion de la demande d’asile. Cette déci­sion gou­ver­ne­men­tale, prise sans concer­ta­tion avec les col­lec­ti­vi­tés locales sous le man­dat de Nicolas Sarkozy, limi­tait aux seules pré­fec­tures de Lyon et de Grenoble les demandes de l’ensemble de la région Rhône-Alpes. Cela s’est tra­duit par un tri­ple­ment de ces démarches à Grenoble. Par ailleurs, la nature des deman­deurs d’asile a changé, pas­sant de per­sonnes iso­lées ou en couple à une popu­la­tion fami­liale ori­gi­naire des pays de l’Est qui n’est pas com­pa­tible avec l’offre de solu­tions loge­ment dont nous dis­po­sons. Les petits stu­dios ne peuvent pas accueillir des familles avec trois enfants ou plus encore par­fois. Nous avons été débor­dés sur ce point. La ral­longe bud­gé­taire per­met d’éviter une remise à la rue mas­sive, mais ne répond pas à l’enjeu de fond qui est de reve­nir en arrière sur la régio­na­li­sa­tion de la demande d’asile.
Une expé­ri­men­ta­tion est réa­li­sée cette année en Bourgogne avec un retour à des pro­cé­dures d’asile par dépar­te­ment. Pourrait-elle être généralisée ?
C’est ce que nous sou­hai­tons. Nous avons adressé ce mois-ci un cour­rier en ce sens au ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, signé par André Vallini, Marc Baïetto et Michel Destot. Les par­le­men­taires de l’Isère ont par ailleurs appuyé notre demande et des démarches sem­blables se mul­ti­plient par­tout en France. Cette régio­na­li­sa­tion est un échec. Il convient d’étudier les alter­na­tives pour en sor­tir, entre une dépar­te­men­ta­li­sa­tion totale ou par­tielle, concer­nant seule­ment les gui­chets de demandes d’asile.
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Des pro­fils plus tra­di­tion­nels de sans-abris per­durent. Travaillez-vous sur d’autres pistes pour évi­ter la concen­tra­tion de ce public à Grenoble, qui com­plique sa prise en charge ?
Nous tra­vaillons à une meilleure répar­ti­tion ter­ri­to­riale de l’offre d’hébergements d’urgence, puisque Grenoble repré­sente désor­mais la moi­tié des places d’hébergement du dépar­te­ment, contre la tota­lité par le passé. Il faut conti­nuer en ce sens, mais c’est une com­pé­tence et une res­pon­sa­bi­lité d’Etat. C’est donc lui qui finance et qui décide. En revanche, créer des uni­tés de deux à quatre per­sonnes en cam­pagne n’est pas une solu­tion quand plu­sieurs mil­liers de places sont néces­saires. C’est un public qui a besoin d’accès aux ser­vices sociaux, pré­fec­to­raux et admi­nis­tra­tifs, ainsi que des trans­ports col­lec­tifs. Cet équi­libre doit être res­pecté. C’est à l’échelle de l’agglomération que se trouve le bon équilibre.
La pré­fec­ture de l’Isère évoque des recon­duites à la fron­tière pour libé­rer des places. Est-ce une poli­tique que vous com­pre­nez et que vous soutenez ?
Ni l’un, ni l’autre. L’hébergement d’urgence est un droit pour cha­cun et une obli­ga­tion légale pour l’Etat. Mais il est nor­mal que l’Etat dis­tingue l’hébergement du droit au séjour. Pour pré­ser­ver l’asile en France, il faut qu’il reste lié à la pro­tec­tion de per­sonnes per­sé­cu­tées pour des rai­sons poli­tiques et syn­di­cales ou pour leurs croyances notam­ment. La loi de la République per­met de débou­ter cer­taines demandes qui ne répondent pas à ces critères.
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N’est-ce pas le cas des nom­breux res­sor­tis­sants d’Europe de l’Est qui com­posent désor­mais une grande par­tie de la demande d’asile en Isère ?
L’essentiel de ces deman­deurs d’asile répondent à des cri­tères de misère et de détresse éco­no­mique plus qu’à celui de la per­sé­cu­tion, comme en leur temps les réfu­giés qui fuyaient Pinochet ou ceux qui com­bat­taient en Algérie contre le GIA. Mais je refuse de jeter l’opprobre en pen­sant qu’il n’y a qu’un seul pro­fil. Dans un Etat de droit, cha­cun doit défendre son cas et son récit de vie.
Une expé­ri­men­ta­tion est en cours à l’échelle de la Métro pour inté­grer par le loge­ment et l’emploi plu­sieurs familles de res­sor­tis­sants d’Europe de l’Est. Les pre­miers résul­tats vous donnent-ils satisfaction ?
Nous avons obtenu une pre­mière vic­toire. L’Etat vient de nous annon­cer qu’il par­ti­ci­pe­rait à son finan­ce­ment à hau­teur de plus de 100 000 euros, dans le cadre d’un appel à pro­jet qui devrait nous per­mettre de pas­ser de quatre à six mai­sons pilotes. Les pre­miers résul­tats nous satis­font concer­nant l’intégration par le lan­gage et même par l’emploi pour plu­sieurs des pre­miers béné­fi­ciaires. Ils trouvent du tra­vail dans des postes non-pour­vus, à l’image de ceux dans la res­tau­ra­tion et le bâti­ment. Nous allons mon­ter en charge et dépas­ser les huit familles, soit une cin­quan­taine de per­sonnes sélec­tion­nées sur leur volonté d’intégration. Une ving­taine de familles qui sont dans la même dyna­mique ont déjà été identifiées.
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Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls a déclaré en mars que « les Roms ne sou­hai­taient pas s’intégrer ». L’expérience gre­no­bloise prouve-t-elle le contraire ?
Ce n’est pas le cas de toutes les familles. Certaines ont des pro­jets de retour dans leur pays d’origine, mais notre expé­ri­men­ta­tion démontre qu’il n’y a pas de logique de grandes familles cla­niques comme cela a pu être véhi­culé par le passé. Il n’y a pas d’homogénéité der­rière le seul terme de Roms, mais des par­cours de vie dif­fé­rents. Contrairement aux vil­lages d’insertion fer­més expé­ri­men­tés en Île-de-France avec des résul­tats miti­gés, nous prou­vons dans l’agglomération gre­no­bloise qu’un ter­ri­toire peut inté­grer ces familles à tra­vers le droit com­mun. Le gou­ver­ne­ment en a conscience et a d’ailleurs pré­senté l’expérience pilote gre­no­bloise à Bruxelles pour démon­trer ses efforts d’inclusion.
La pla­te­forme pré­ca­rité éner­gé­tique lan­cée cet hiver est une autre mesure gre­no­bloise qui devrait être géné­ra­li­sée au niveau natio­nal, dans le cadre du plan de lutte contre la pré­ca­rité. La demande de visites et diag­nos­tics cor­res­pond-elle à vos prévisions ?
Nous avons réa­lisé en six mois la moi­tié des 300 visites-diag­nos­tics-conseils pré­vues en 2013. En revanche, la sur­prise est d’avoir mobi­lisé seule­ment 5 000 euros du fonds d’aide de 180 000 euros prévu. Cela démontre que l’accès aux aides pré­exis­tantes fonc­tionne. Notre but n’était pas de nous sub­sti­tuer aux autres aides pos­sibles, mais d’être une pla­te­forme cen­trale faci­li­tant les démarches.
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Le quota de places en crèche réser­vées aux familles pauvres, la pla­te­forme pré­ca­rité éner­gé­tique, les mai­sons d’intégration de familles roms … Grenoble est-il le labo­ra­toire social du gou­ver­ne­ment, comme par le passé ?
Il serait pré­ten­tieux de pen­ser cela, mais Grenoble a recou­vré plei­ne­ment sa place de ville qui expé­ri­mente beau­coup pour trou­ver de nou­velles solu­tions. Il ne faut pas oublier, pour autant, que der­rière ces tra­vaux d’expérimentation, nous assu­rons le tra­vail de base d’accompagnement et de ser­vice public rendu à des mil­liers d’ha­bi­tants. Grenoble est effec­ti­ve­ment for­te­ment sol­li­ci­tée à l’échelle natio­nale. Plus récem­ment encore, j’ai par­ti­cipé à la com­mis­sion sur l’intégration des habi­tants dans la poli­tique de la ville pour pré­sen­ter les mai­sons des habi­tants et je par­ti­cipe à la réflexion gou­ver­ne­men­tale sur l’intégration et la pro­tec­tion sociale. C’est une satis­fac­tion puisque on ne fait pas seule­ment cela pour la beauté du geste, mais sur­tout pour obte­nir des finan­ce­ments nous per­met­tant de répondre aux besoins des Grenoblois.
Est-ce une vitrine pour les ambi­tions natio­nales que vous prêtent des élus de l’opposition, mais éga­le­ment de la majorité ?
Je suis sup­pléant de Michel Destot sur son man­dat de député. Peut-être le serai-je moi-même un jour. Dans ce cas, je serai ravi d’apporter ma pierre au par­le­ment. Mais ma vie est à Grenoble, là où gran­dissent mes enfants. Une car­rière natio­nale n’est ni ma prio­rité, ni mon objec­tif. J’agis avec mes convic­tions là où l’on me le permet.
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L’Assemblée natio­nale a voté jeudi l’en­semble des articles du pro­jet de loi sur le cumul des man­dats inter­di­sant aux par­le­men­taires d’exer­cer une fonc­tion exé­cu­tive locale à par­tir de 2017. Le texte en l’état vous convient-il ?
On peut tou­jours sou­hai­ter aller plus vite et plus fort, mais il faut res­pec­ter les élus en place et les situa­tions que les élec­teurs ont créées. L’essentiel est que le non-cumul soit un acquis du man­dat Hollande. Des ques­tions annexes font par­tie du débat par­le­men­taire, comme la limi­ta­tion du nombre de man­dats suc­ces­sifs. Mais le texte actuel sera déjà un pro­grès ouvrant l’accès aux res­pon­sa­bi­li­tés à davan­tage de jeunes, en per­met­tant une diver­sité d’origine sociale et une fémi­ni­sa­tion des élus. Bref, un renou­vel­le­ment de la classe politique.
Le renou­vel­le­ment passe aussi par la tête de liste qui repré­sen­tera la majo­rité sor­tante à l’élection muni­ci­pale à Grenoble. Avez-vous une pré­fé­rence entre Michel Destot et Jérôme Safar ?
Les deux ont la légi­ti­mité pour repré­sen­ter la liste. J’ai cepen­dant une pré­fé­rence pour Jérôme Safar qui incar­nera ce renou­vel­le­ment, mais c’est à Michel Destot d’initier la démarche. D’autres moda­li­tés de pas­sage de relais me convien­dront, s’ils le décident en concer­ta­tion avec nous. Mais l’heure est venue d’un renou­vel­le­ment géné­ra­tion­nel à Grenoble.
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À gauche, un match est en train de s’amorcer entre la majo­rité sor­tante et une coa­li­tion autour des éco­lo­gistes. Est-ce un scé­na­rio risqué ?
La gauche gre­no­bloise a tou­jours mar­ché sur ces deux pieds-là : une majo­rité socia­liste et un groupe éco­lo­giste alter­na­ti­ve­ment dans la majo­rité et l’opposition. C’est tout à fait conforme à l’histoire poli­tique gre­no­bloise. Ce n’est qu’en 1983 que ces deux gauches ont été réunies dès le pre­mier tour. Mon sou­hait est de voir leur ras­sem­ble­ment dans la pro­chaine majo­rité muni­ci­pale. C’est le cas au gou­ver­ne­ment, au conseil régio­nal et au conseil géné­ral. Il serait logique que ce soit le cas à l’échelle com­mu­nale, sur­tout avec un chan­ge­ment de géné­ra­tion. Les dos­siers qui ont pu nous oppo­ser par le passé ne sont plus aussi criants.
Pensez-vous sin­cè­re­ment qu’un très large ras­sem­ble­ment à gauche est possible ?
Je ne vois pas ce qui empê­che­rait aujourd’hui cette union. Je serai atten­tif à ce que rien dans la cam­pagne n’interdise ce ras­sem­ble­ment. Nos prio­ri­tés sous ce man­dat étaient le social, l’éducation et le loge­ment. Il n’y a pas de désac­cord avec les éco­lo­gistes sur ces points-là, pour les­quels ils se placent davan­tage en sou­tien qu’en cri­tique. Nous devons sor­tir des conflits de per­sonnes pour abor­der le fond et pro­gres­ser sur d’autres enjeux, comme l’insertion pro­fes­sion­nelle et la démo­cra­tie participative.
Propos recueillis par Victor Guilbert
L’entretien a été réa­lisé à Grenoble le jeudi 4 juillet dans le bureau d’Olivier Noblecourt au CCAS. Il n’a pas été sou­mis à relecture.
- Consultez ici les autres entre­tiens poli­tiques du Dimanche de Place Gre’net. 
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VG

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