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Les négociations des ex-Ecopla avec le groupe italien Cuki tombent à l’eau

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L’éventualité d’une collaboration entre Cuki, repreneur d’Ecopla, et les ex-salariés de l’usine de Saint-Vincent-de-Mercuze qui depuis des mois ferraillent pour défendre leur projet de Scop, a vécu. Il n’y aura donc pas de partenariat industriel et commercial : les négociations engagées entre les deux parties le 10 janvier n’ont pas abouti.

 

 

C’est ce que viennent de faire savoir deux des principaux représentants des Amis d’Ecopla dans un communiqué. “Le projet dans son état actuel est trop éloigné de notre autonomie, de notre identité, de nos valeurs, valeurs dont nous ne dérogerons pas : intégrité, solidarité et valorisation du travail dans le partage”, font savoir Karine Salaün et Christophe Chevalier, qui se retirent ainsi des discussions.

 

Le projet a visiblement échoué sur les promesses de Scop autonome que défendaient les Amis d’Ecopla. “Plus qu’un projet humain, c’était un projet de vie. La possibilité de remettre l’homme au centre de l’entreprise et d’avoir le pouvoir de décision démocratiquement : un salarié, une voix.”

 

L’activité d’Ecopla, à savoir la fabrication de barquettes en aluminium pour l’alimentaire, ne reprendra pas en Isère. Ni en France puisque l’usine était la dernière dans l’Hexagone sur ce marché. Déjà, toutes les machines et les moules ont été transférés en Italie comme l’avait acté le tribunal de commerce de Grenoble en validant le projet de reprise de l’usine par le groupe italien Cuki Cofesco.

 

 

L’heure du bilan

 

 

Pour les ex-Ecopla, les responsabilités de cet échec sont nombreuses. La faute aux “décisions injustes et scandaleuses du tribunal de commerce et du ministère de la Justice », qui ont “vendu un savoir-faire de plus de soixante ans pour une somme dérisoire”. Cuki a mis 1,5 million d’euros sur la table, de quoi racheter les dettes sociales, et les machines pour une bouchée de pain.

 

La faute aussi au ministère de l’Industrie, de l’Économie et des Finances. “Après l’ignorance de Macron, nous avons été bernés par un ministre Sapin, une secrétaire d’État Pinville et leurs conseillers : Dupas-Laigo, Raquillet, le commissaire au redressement productif Eury et les autres”, pointent les deux ex-Ecopla. “Nous avons été dupés par tous ceux-là, qui nous ont promis des visites sur site pour le redémarrage d’Ecopla fin mars 2017”.

 

L’aventure s’arrête donc là pour les deux principales chevilles ouvrières des Amis d’Ecopla. “Nous n’avons plus confiance en ce partenaire Cuki qui agit en totale contradiction avec ses engagements. Et qui le fait sans la moindre réaction du gouvernement, acteur démissionnaire dans ce redémarrage rapide de la production. Le gâchis continue pour l’industrie française…”

 

 

PC

 

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