FOCUS – Une intervention policière réalisée à la demande du proviseur de la Cité scolaire internationale Europole pour lever le blocage de l’établissement grenoblois lundi 2 novembre 2026 au matin, fait polémique. Dans un compte rendu transmis à Place Gre’net, des adultes dénoncent notamment l’usage de gaz lacrymogènes, des coups et des propos discriminatoires à l’encontre de lycéens. Un autre témoin présent sur les lieux ce jour-là affirme, de son côté, n’avoir vu aucune violence policière.
Que s’est-il vraiment passé devant la Cité scolaire internationale (CSI) Europole de Grenoble, lundi 2 novembre 2026, jour de la rentrée scolaire ? Alors que les forces de l’ordre sont intervenues pour débloquer l’entrée à la demande du proviseur, certains parents d’élèves et des enseignants ayant assisté aux événements dénoncent une intervention avec des violences.
Dans un document transmis à Place Gre’net par l’un d’entre eux, ceux-ci font en effet état de violences physiques, de l’usage de gaz lacrymogènes contre des lycéens et des adultes, ainsi que de propos discriminatoires attribués à des policiers.
Selon ce compte rendu, des lycéens avaient entrepris de bloquer le portail de l’établissement vers 6 h 30, à l’aide de poubelles. À 7 h 45, les forces de l’ordre sont intervenues à la demande du proviseur, Laurent Pajot, afin de dégager l’accès au lycée.
Les policiers auraient d’abord fait descendre les élèves installés sur les poubelles et libéré le portail. Mais, toujours selon ces témoins, l’intervention se serait poursuivie alors que les lycéens, qui ne bloquaient plus l’entrée, « s’étaient organisés en chaîne pour manifester pacifiquement ». Les forces de l’ordre auraient alors entrepris de dégager une zone d’une vingtaine de mètres.
Coups et élèves blessés : de graves accusations de violences policières
C’est au cours de cette seconde phase que les violences dénoncées se seraient produites. Les auteurs du document rapportent notamment un « usage de gaz lacrymogènes directement au niveau des visages des élèves et adultes ».
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 77 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous










