FLASH INFO – Deux procédures judiciaires avaient été engagées dans le cadre de la campagne des élections municipales de Grenoble. La première par le maire Éric Piolle contre le candidat Alain Carignon pour « incitation à la haine« , la seconde par l’équipe d’Alain Carignon contre celle de Laurence Ruffin pour diffamation. Les deux ont été classées sans suite par le procureur de la République de Grenoble.
Si la campagne des élections municipales 2026 de Grenoble s’est déroulée sur fond de tensions, qui sont encore loin d’être apaisées, elle a également pris un virage judiciaire… rapidement stoppé par Étienne Manteaux, procureur de la République de Grenoble. Le magistrat a ainsi classé sans suite deux plaintes. L’une provenait d’Éric Piolle, maire sortant de Grenoble, l’autre de la liste d’Alain Carignon Réconcilier Grenoble, indique Le Dauphiné Libéré.

Étienne Manteaux, procureur de la République de Grenoble, a classé sans suite deux plaintes déposées durant la campagne des municipales. © Joël Kermabon – Place Gre’net
En février 2026, Éric Piolle avait pointé des propos d’Alain Carignon tenus dans le journal Le Monde: « Piolle a appelé les migrants à venir. Il loge les Roms, accueille les Albanais, on a tous les gangs, Grenoble est en proie aux affrontements ethniques et à la ghettoïsation des quartiers« . Incitation à la haine raciale, jugeait le maire sortant. « Juridiquement, pour qu’il y ait provocation à la haine raciale, il faut qu’il y ait un appel à la violence qui n’apparaît pas dans ces propos« , a répondu le procureur de la République.
Durant l’entre-deux-tours des municipales, c’était au tour de l’équipe d’Alain Carignon de porter plainte pour diffamation, alors que la liste concurrente Oui Grenoble multipliait les accusations de « racisme » et « d’islamophobie« . Là encore, classement sans suite d’Étienne Manteaux, pour qui les faits ne sont pas suffisamment caractérisés. Mais qui précise qu’une nouvelle plainte avec constitution de partie civile peut être déposée, dans le premier cas comme dans le second.
Un recours contre le résultat de l’élection serait en cours de préparation
En-dehors de cette perspective, les arguties judiciaires autour de l’élection ont peut-être encore de beaux jours devant elles. Clément Chappet, désigné président du groupe d’opposition Réconcilier Grenoble, a ainsi fait savoir qu’un recours contre le résultat de l’élection était possiblement en cours de préparation, lequel devrait survenir au plus tard le vendredi 27 mars, selon les règles en vigueur. Là encore, cependant, avec peu de chances d’aboutir, les annulations d’élections étant rarissimes.










2 réflexions sur « Deux plaintes déposées dans le cadre des élections municipales de Grenoble classées sans suite »
Alan Confesson qui était LFI jusqu’à ce qu’Allan Brunon arrive, a parlé d’une stratégie de campagne de LFI consistant à « insulter à peu près tous ses concurrents en permanence ».
https://www.placegrenet.fr/2025/12/04/municipales-a-grenoble-allan-brunon-le-candidat-lfi-qui-naimait-pas-les-journalistes/666151
La diffamation d’Alain Carignon est pourtant évidente puisqu’elle est en noir sur blanc dans le communiqué de Laurence Ruffin qui annonce qu’elle fusionne avec Allan Brunon (sans dire un seul mot négatif à l’encontre de ce sinistre personnage !) en écrivant que « Alain Carignon porte une approche réactionnaire, autoritaire, affairiste, climatosceptique, antiféministe et raciste contraire aux valeurs portées par Grenoble, ville Compagnon de la Libération ».
https://www.placegrenet.fr/2026/03/18/duel-entre-alain-carignon-et-lalliance-laurence-ruffin-allan-brunon-la-tension-monte-a-grenoble/674793