FOCUS – Les occupants de la métropole ont interpellé les élus, lors du conseil métropolitain du 22 mai 2026, pour exiger des solutions urgentes, notamment via la réactivation du dispositif Malu (mise à l’abri dans un logement d’urgence). Alors que 34 personnes sont toujours à la rue, les associations dénoncent un désengagement financier et réclament qu’une solution soit trouvée d’ici l’été. Lors de leur prise de parole, les conseillers RN-UDR ont choisi de quitter l’hémicycle, refusant de laisser la parole à des personnes « sans mandat ni légitimité démocratique ». [Article modifié le 23 mai à 14 h, après l’ajout de la déclaration du groupe RN-UDR]
Voilà maintenant plus de six mois que des familles sans abri occupent les locaux de la Métropole de Grenoble. Jeudi 22 mai 2026, lors du conseil métropolitain, occupants et associations ont interpellé les élus pour réclamer des solutions urgentes de relogement, notamment via la réactivation du dispositif Malu (Mise à l’abri dans un logement d’urgence). 34 personnes, dont des femmes enceintes, des enfants et des malades, restent toujours sans solution.
Une occupation qui s’installe dans la durée
L’occupation a débuté le 19 novembre 2025, après l’expulsion de familles de la place des Géants par le bailleur social Actis. « Depuis novembre, nous vivons dans des conditions invivables. Il n’y a pas d’intimité, pas d’aération, il commence à faire chaud », témoigne un occupant.
Mohamed Fofana, porte-parole de l’association Adali, implore : « Nous vous supplions de trouver une solution pour que les familles restantes soient relogées. » Mais « depuis six mois, la Métropole nie pouvoir héberger ou participer financièrement à l’hébergement d’aucun occupant […] car elle ne disposerait pas de cette compétence : nous savons désormais que c’est en réalité possible », affirme l’association Droit au logement de l’Isère (Dal 38).
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