FOCUS – Sept personnes, dont deux mineurs, ont été mises en examen et placées en détention provisoire après la séquestration d’une femme de 50 ans à Sassenage, le 29 mai 2026. Étienne Manteaux, le procureur de la République de Grenoble, a indiqué mercredi 1er juillet 2026 que cette enquête avait également permis d’empêcher un nouveau projet criminel lié à la guerre entre réseaux de narcotrafic qui ensanglante l’agglomération grenobloise depuis plusieurs mois.
La violence ne vise plus uniquement les acteurs du trafic de stupéfiants. Elle touche désormais leurs proches, voire les proches de leurs proches. C’est le constat dressé mercredi 1er juillet par le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteaux, à l’occasion d’une conférence de presse consacrée aux suites de la séquestration d’une femme de 50 ans, commise à Sassenage dans la nuit du 29 mai 2026.
En cause ? Une enquête conduite par la section de recherches de Grenoble qui a conduit à l’interpellation de sept personnes et qui, selon le magistrat, a surtout permis de prévenir un nouveau passage à l’acte, dans le contexte de la guerre opposant plusieurs clans du narcotrafic sur l’agglomération grenobloise.
« Les caméras de vidéoprotection de la Ville de Sassenage se sont avérées redoutablement efficaces pour nous permettre d’identifier […] les potentiels auteurs », a souligné Étienne Manteaux.
Dans la nuit du 29 mai, vers 3 heures du matin, quatre individus cagoulés avaient pénétré par effraction dans une habitation de Sassenage. Leur cible : une quinquagénaire. Selon le procureur, les assaillants ont tenté de lui tirer une balle dans la cuisse. L’arme ne fonctionnant pas, ils l’ont violemment frappée au visage avec la crosse du pistolet, avant de prendre la fuite. Le médecin légiste a fixé son incapacité totale de travail (ITT) à cinq jours.

Les caméras de surveillance de Sassenage ont permis de tracer les auteurs de la séquestration. © Chloé Ponset – Place Gre’net
Très rapidement, les enquêteurs ont exploité les images de vidéoprotection de la commune. Les caméras ont permis de retracer les déplacements de deux trottinettes transportant chacune deux individus jusqu’au domicile de la victime, puis leur départ quelques minutes plus tard. « Les caméras de vidéoprotection de la Ville de Sassenage se sont avérées redoutablement efficaces pour nous permettre d’identifier […] les potentiels auteurs », a souligné Étienne Manteaux, saluant un outil particulièrement utile pour l’élucidation des faits.
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