FLASH INFO – L’enquête sur la fusillade qui a coûté la vie à un homme de 33 ans et blessé quatre autres personnes dans le quartier Mistral, à Grenoble, le 26 mai 2026, a connu une avancée significative. Trois personnes soupçonnées d’avoir participé à cette attaque ont été interpellées puis placées en garde à vue. Une affaire que le procureur de la République rattache à la série de règlements de comptes liés au narcotrafic qui secoue actuellement l’agglomération grenobloise.
[Article publié le 2 mai 2026 à 9h34, mis à jour le 3 mai à 22h10 pour insérer un encadré sur l’évolution des poursuites judiciaires contre les trois suspects.]
Moins d’une semaine après la fusillade mortelle survenue avenue Rhin-et-Danube, le 26 mai 2026 dans le quartier Mistral à Grenoble, les enquêteurs de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) ont procédé à l’interpellation de trois suspects. Selon des informations du Dauphiné libéré, deux adolescents âgés de 16 et 17 ans ont été arrêtés vendredi 29 mai à Lyon, avec le concours de la brigade de recherche et d’intervention (BRI), tandis qu’une jeune femme majeure a été interpellée le même jour dans le sud de la France.
Les trois suspects placés en garde à vue étaient toujours entendus lundi 1er juin par les enquêteurs. D’après les éléments rapportés par nos confrères, l’un des mineurs pourrait être le tireur aperçu dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, quelques heures après les faits. Le second serait soupçonné d’avoir filmé la scène depuis le véhicule utilisé lors de l’attaque. Quant à la jeune femme, elle serait suspectée d’avoir pris le volant de la BMW X3 utilisée par les assaillants.
Pour rappel, la fusillade s’était produite devant un point de deal situé avenue Rhin-et-Danube, à Grenoble. Cinq hommes avaient été atteints par des projectiles de calibre 9 mm, dont un homme de 33 ans qui n’avait pas survécu à ses blessures malgré l’intervention des secours. Les quatre autres victimes, âgées de 24 à 31 ans, avaient été blessées sans que leur pronostic vital ne soit engagé.
Une riposte « évidente » au meurtre d’un adolescent à Échirolles
Quelques heures après les faits, les gendarmes avaient retrouvé à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, le véhicule utilisé lors de l’attaque. Volée et équipée de fausses plaques d’immatriculation, la BMW avait été abandonnée intacte, ce qui avait permis aux enquêteurs de procéder à de nombreuses constatations techniques.
Lors d’une conférence de presse organisée au lendemain de la fusillade, le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteaux, avait indiqué que cette attaque apparaissait « de façon évidente » comme une riposte au meurtre d’un adolescent de 16 ans retrouvé mort dans une voiture incendiée à Échirolles deux jours plus tôt. Les deux dossiers ont, depuis, été confiés à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lyon.
LES TROIS SUSPECTS MIS EN EXAMEN ET ÉCROUÉS
Les deux mineurs âgés de 16 et 17 ans ainsi que la jeune femme majeure ont été mis en examen mercredi 3 juin 2026, a indiqué le parquet de Lyon. Les trois suspects ont été placés en détention provisoire. Ils sont poursuivis dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment des chefs de « meurtre en bande organisée », « tentative de meurtre en bande organisée » et « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime en bande organisée ».












2 réflexions sur « Fusillade mortelle du quartier Mistral : les trois suspects interpellés mis en examen pour meurtre en bande organisée »
Merci à la police.
Et honte à cette mairie qui laisse Grenoble à la dérive depuis plus de douze ans et qui assiste sans broncher au spectacle de ce qu’elle a laissé faire.
Oui je suis d’accord on veut plus de gens riches et en bonne santé, ras le bol des marchands d’armes et des maladies