REPORTAGE – Parents d’élèves, soutiens et musiciens en herbe de la BatukaVI se sont rassemblés mercredi 20 mai 2026 devant l’école des Genêts, dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble, pour protester contre la fermeture annoncée d’une classe à la rentrée prochaine. Dans le contexte plus large des seize suppressions de classes prévues dans la capitale des Alpes, les familles dénoncent une dégradation continue de l’école publique, particulièrement dans les établissements classés en réseau d’éducation prioritaire renforcé (Rep+).
Percussions brésiliennes de la BatukaVI et prise de parole se sont succédé mercredi 20 mai 2026 devant l’école des Genêts, à la Villeneuve de Grenoble. À l’appel de parents d’élèves délégués, un peu plus d’une quinzaine de personnes se sont réunies pour dénoncer la fermeture annoncée d’une classe à la rentrée 2026-2027. Une mobilisation qui s’inscrit dans un mouvement plus large contre les suppressions de postes et de classes dans les écoles grenobloises.
En effet, selon les arbitrages dévoilés par l’Éducation nationale pour la rentrée 2026-2027, pas moins de 16 classes doivent fermer à Grenoble dans le premier degré, sur fond de baisse démographique. « Nous avons souhaité nous mobiliser pour dénoncer la fermeture de ces classes, a expliqué Majda Raki, parent d’élève déléguée à l’école des Genêts, par ailleurs conseillère municipale d’opposition LFI de la Ville de Grenoble. Mais plus généralement, nous voulons dire non à la destruction de l’école publique. »
Pour les parents mobilisés, cette décision apparaît en effet comme le symptôme d’un malaise plus profond. Car outre la question des effectifs, les familles évoquent une accumulation de difficultés vécues au quotidien dans l’établissement.
Majda Raki, mère de trois enfants scolarisés aux Genêts déplore notamment les absences d’enseignants non remplacées. « Cette année, nous avons eu une enseignante absente pendant quatre mois qui a été remplacée de façon épisodique », a-t-elle rapporté. Une situation qui aurait entraîné, selon elle, « une discontinuité pédagogique » pour les élèves concernés.
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