REPORTAGE – Près de 200 personnes ont défilé dans les rues de Grenoble un an jour pour jour après une première mobilisation des personnels de l’Éducation nationale, le 5 mai 2025. Enseignants, parents d’élèves, travailleurs sociaux et élus locaux ont à nouveau dénoncé un manque persistant de moyens humains et financiers, à l’appel de l’assemblée générale des écoles mobilisées et d’une intersyndicale. Ce dans un contexte de suppressions de postes et de fermetures de classes.
« Un an plus tard, jour pour jour… Que sont devenues les belles promesses ? » La question, figurant dans un communiqué de l’assemblée générale des écoles mobilisées, a servi de fil conducteur au rassemblement suivi d’une manifestation qui s’est déroulée mardi 5 mai 2026 dans les rues de Grenoble.
Parti de la place de Verdun à 14 h 30, le cortège – qui a réuni près de 200 personnes – a rassemblé enseignants, parents d’élèves, travailleurs sociaux, syndicalistes, élus et quidams venus protester contre l’Éducation nationale qui n’a, selon eux, pas tenu ses promesses.
« Aujourd’hui, 5 mai 2026, c’est un peu l’heure du bilan« , ont rappelé en liminaire des représentants de l’assemblée générale des écoles mobilisées. Et d’évoquer les « très maigres moyens » obtenus de la part de l’administration de tutelle après la mobilisation du 5 mai 2025. Tout en reconnaissant que « le minimum du minimum a bien été gagné, voire arraché« , avec notamment la mise en place d’un enseignant référent pour les élèves en situation de handicap ou l’ouverture d’un dispositif pour les enfants autistes.

Avant le départ de la manifestation du 5 mai 2026 « pour un service public d’éducation digne » dans les écoles. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Mais ces avancées restent marginales et inégalement réparties pour les manifestants. Qui soulignent que certaines mesures, comme les temps de décharge pour les directions d’école, n’ont concerné que certains établissements en éducation prioritaire. Et critiquent explicitement plusieurs dispositifs récents, dont « Respire » mis en exergue par le rectorat de Grenoble en 2025. Un dispositif « monté à la va-vite, sans aucune concertation et dysfonctionnant complètement » critiquent-ils.
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