FLASH INFO – Des parents d’élèves de l’école Ampère, à Grenoble, ont mené, jeudi 2 avril 2026 au matin, une action de blocage symbolique de l’établissement pour dénoncer la fermeture annoncée d’une classe à la rentrée 2026. Ils contestent une décision jugée inadaptée aux spécificités de l’école et alertent sur une hausse des effectifs susceptible de dégrader les conditions d’accueil et d’apprentissage des élèves.
Avant l’ouverture des classes, jeudi 2 avril 2026, des parents d’élèves de l’école Ampère, à Grenoble, se sont mobilisés pour protester contre un projet de fermeture de classe à la rentrée scolaire 2026. Ils ont organisé un blocage symbolique de l’établissement jusqu’à son ouverture à 9 heures, afin d’alerter les pouvoirs publics sur les conséquences de cette décision.
Les parents délégués à l’origine de cette mobilisation dénoncent une décision « déconnectée des réalités de terrain« . Ils mettent notamment en avant plusieurs spécificités de l’école, comme la présence d’une unité d’enseignement en élémentaire autisme (UEEA) accueillant des élèves avec troubles du spectre autistique, impliquant des temps d’inclusion dans les classes ordinaires.

Les parents d’élèves ont symboliquement bloqué l’école Ampère pour protester contre la fermeture annoncée d’une classe à la rentrée 2026. © Parents délégués
L’école fonctionne par ailleurs sur deux sites distincts et connaît, selon eux, des difficultés récurrentes de remplacement des enseignants et des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH).
La fermeture d’une classe entraînant une augmentation des effectifs des autres, certaines classes de maternelle pourraient atteindre 28 élèves, alertent les parents. « On nous parle de chiffres mais la réalité, c’est des classes surchargées », expliquent-ils, craignant une dégradation des conditions d’apprentissage et une pression accrue sur les équipes éducatives.
« Nous ne sommes pas dans une opposition de principe »
Les parents d’élèves inscrivent leur action dans un contexte plus large de fermetures de classes à l’échelle de Grenoble comme au niveau national. Leurs revendications ? La suspension du projet de fermeture. « Avec une classe en moins, on ne voit pas comment ça peut tenir », objectent-ils. Mais aussi une réévaluation fondée sur les réalités locales ainsi qu’une plus grande transparence sur les critères ayant conduit à cette décision.
Se disant ouverts au dialogue, ils indiquent avoir engagé des démarches auprès des services de l’Éducation nationale afin d’obtenir des éléments précis mais attendent toujours des réponses. « Nous ne sommes pas dans une opposition de principe. Nous demandons simplement à comprendre, avec des données objectives, et à être entendus », concluent-ils.










