EN BREF – Après l’instauration d’un dispositif de chômage partiel sur le site de Bernin, la CGT Soitec indique que la direction a proposé aux organisations syndicales la mise en place d’une procédure de rupture conventionnelle collective. Si le syndicat n’est pas fermé à l’idée de favoriser des départs volontaires, il entend bien négocier âprement les conditions de travail et salariales des personnels qui choisiront de rester.
« Les salariés ont déjà contribué en subissant le chômage partiel ces derniers mois, et il est à craindre que la pression reste forte ces prochains mois », indique la CGT Soitec dans un communiqué en date du 22 avril 2026. Ceci alors que l’entreprise connaît des difficultés importantes, ayant en effet mené à la mise en place d’un dispositif de chômage partiel sur le site de Bernin (Grésivaudan) depuis novembre 2025, pour une durée de six mois.

Dirigeants de Soitec et élus lors de la pose de la première pierre de la nouvelle usine Bernin 4, le 31 mars 2022. © Soitec
La CGT dénonce « le manque de transparence de la direction concernant les chiffres et la situation réelle de l’entreprise »… et conteste la stratégie mise en place. « L’inaction de nos dirigeants depuis plusieurs mois est particulièrement alarmante. Nous avons exprimé nos préoccupations à plusieurs reprises lors des réunions du CSE, et nos experts ont souligné la fragilité d’une stratégie reposant sur la spéculation, qui nous place aujourd’hui dans une situation extrêmement délicate », fait ainsi savoir l’organisation syndicale.
Vers une rupture conventionnelle collective?
Au-delà du chômage partiel, la direction propose aux syndicats un dispositif de rupture conventionnelle collective (RCC), indique aujourd’hui la CGT. « Si l’avantage de ce dispositif est de reposer sur le volontariat, il n’empêche en rien la direction de recourir, dans un deuxième temps, à des licenciements économiques si le nombre visé de départs volontaires n’est pas atteint », avertit-elle. Tout en se disant « prête à examiner la possibilité d’un plan de départs volontaires »… à condition de ne pas pénaliser les salariés qui resteront.
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