FOCUS – La Région Auvergne-Rhône-Alpes a adopté le principe d’un boycott des produits issus du Mercosur, à l’occasion de son assemblée plénière du jeudi 2 avril 2026. La mesure vise à exclure de la centrale d’achat régionale les denrées provenant des pays membres du Marché commun du Sud, soit l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. Si le principe a été approuvé par l’ensemble des élus, il n’en a pas moins entraîné des critiques dans les rangs de l’opposition, qui a surtout pointé des contradictions.
La Région Auvergne-Rhône-Alpes a acté le boycott des produits issus du Mercosur à l’occasion de son assemblée plénière du jeudi 2 avril 2026. Déjà annoncée en janvier, la mesure vise à exclure de la centrale d’achat régionale Régal les denrées provenant d‘Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay, soit les quatre pays qui constituent le Marché commun du Sud. Lequel a signé un accord controversé avec l’Union européenne en vue de faciliter l’exportation de ses produits agricoles en Europe.
« Cet accord organise une concurrence déloyale entre nos agriculteurs, qui sont soumis à des exigences normatives sans équivalent, avec les agriculteurs sud-américains qui sont soumis à des normes sur le bien-être animal, sur les pesticides ou encore sur les OGM sans commune mesure avec les normes européennes« , dénonce la Région Aura. Non sans rappeler que la France, l’Autriche, l’Irlande, la Hongrie et la Pologne se sont opposées à la signature de cet accord, au sujet de laquelle la Cour de justice de l’UE a été saisie.
Le Mercosur banni de la centrale d’achat régionale
Le boycott annoncé de la Région concerne au total un millier de structures rattachées à la centrale d’achat, dont notamment les services des restauration des lycées et des Ehpad, soit 50 millions de commandes par an. « Cette centrale d’achat représente un levier d’action puissant. La Région Auvergne-Rhône-Alpes devient alors la première région à prendre une telle décision, traduisant en actes son engagement pour la souveraineté alimentaire« , revendique ainsi la collectivité.
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