FOCUS – Quatre ans après les premiers claps au cœur du Village olympique, le film « Repose en paix, si tu peux », entièrement tourné à Grenoble, a été projeté en avant-première, vendredi 27 mars 2026, au cinéma Pathé. Né d’un tournage participatif mêlant habitants, comédiens amateurs et professionnels, ce premier long-métrage de l’association Shaolin Shadow s’est construit hors des circuits classiques. Avec un objectif: donner une autre image du quartier, souvent caricaturé.
Il y avait foule pour la projection en avant-première de « Repose en paix, si tu peux« , vendredi 27 mars, au cinéma Pathé-Chavant de Grenoble. Dans la salle comble de 500 places, se trouvaient notamment tous ceux qui avaient participé, de près ou de loin, au tournage du film. Un film indépendant, sans les moyens des productions classiques, réalisé par l’équipe de Shaolin Shadow, association grenobloise née en 2004 spécialisée dans la formation audiovisuelle et cinématographique.
« L’accouchement a été douloureux mais heureux« , résume l’acteur Kamel Mezidi, alias Karim dans le scénario. De fait, entre l’été 2022, où les premières scènes ont été tournées au Village olympique, et cette avant-première grenobloise, le chemin s’est avéré sinueux, loin d’un long fleuve tranquille.

Les quelque 500 place de la salle 2 du cinéma Pathé-Chavant commencent à se remplir avant que ne s’affiche le générique de Repose en paix, si tu peux. © Joël Kermabon – Place Gre’net
« On avait du mal à trouver des distributeurs […] On s’est dit [qu’on allait] y aller par nous-mêmes« , relate pour sa part Charly Ongolo, coréalisateur du long-métrage avec Michel Nogara. Alors l’équipe s’est organisée, a avancé, contourné les obstacles. Jusqu’à cette soirée où le film a enfin pris toute sa dimension sur le grand écran.
« Nous pouvons être fiers de l’endroit où l’on a tourné »
Dès le départ, le choix du Village olympique s’est imposé comme une évidence pour les créateurs. « J’ai vécu au Village olympique. C’était tout naturel de faire notre premier long métrage à Grenoble« , explique Charly Ongolo, qui cherchait à montrer autrement un quartier souvent caricaturé.
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