FOCUS – « Tous ensemble ou rien ! » ont scandé des manifestants, lundi 23 mars au matin, devant la Maison universitaire des services aux étudiants. Une trentaine d’agents du Crous Grenoble-Alpes, soutenus par des étudiants de différents syndicats, ont dénoncé avec force leurs conditions de travail et l’absence de préparation face à la généralisation du repas à 1 euro.
Le soleil tape déjà fort sur le parvis de la Maison universitaire des services aux étudiants. Une lumière crue qui ne suffit pas à réchauffer les cœurs ce matin-là. Une trentaine d’agents du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) Grenoble-Alpes, drapés dans leurs gilets jaunes et rouges, ont planté leur piquet de grève lundi 23 mars 2026.
Autour d’eux, quelques fumigènes crachent des volutes bleues et rouges, au son des cors de brume et des interpellations au mégaphone. « Monsieur Targe, démission ! », scandent les manifestants qui ont tout mis en œuvre pour attirer l’attention de la direction et lui exposer leurs revendications.
Leur but : dénoncer leurs conditions de travail et l’absence de préparation face à la généralisation du repas à 1 euro. Quelques étudiants, venus en soutien aux agents, se mêlent à eux. L’heure n’est plus à la discrétion : il faut se faire entendre.
« Les étudiants les plus précaires risquent d’être les premiers pénalisés »
Les agents s’inquiètent de l’afflux d’étudiants attendu avec cette mesure. Sandrine, cheffe de salle au restaurant Le Cadran solaire, serre les poings. « On a déjà dépassé toutes les limites, explique-t-elle. On nous avait annoncé 400 passages par jour. On en compte parfois 600. On est déjà à saturation ! Et, demain, avec le repas à un euro pour tous, ce sera l’hécatombe ! »
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