REPORTAGE – « Non à la fermeture de classe ! » Mercredi 18 mars 2026, devant l’école Anatole-France, dans le quartier Mistral à Grenoble, parents et enfants ont uni leurs voix pour dénoncer une décision qu’ils jugent « catastrophique ». Entre manque criant d’accompagnants pour élèves en situation de handicap (AESH), classes surchargées et précarité grandissante, la fermeture annoncée d’une classe pour la rentrée de septembre cristallise la colère d’un quartier déjà sous tension.
8 h 30. Une trentaine de parents d’élèves et d’enfants se pressent devant les grilles de l’école Anatole-France, dans le quartier Mistral à Grenoble. Mercredi 18 mars 2026, l’air est frais, mais l’ambiance, électrique. Depuis plusieurs semaines, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre : l’inspection académique a acté la fermeture d’une classe pour la rentrée 2026. Une décision officiellement annoncée début février lors d’une rencontre avec les parents d’élèves.
Un quartier sous tension, une école en danger
Les pancartes, fabriquées la veille, s’agitent : « Non à la fermeture de classe ! », « Éducation sacrifiée, avenir menacé », « Anatole France IPS691Indices de position sociale et toujours pas REP2Réseaux d’éducation prioritaire ? » Les enfants, alignés devant leur école, scandent en chœur le même slogan « non à la fermeture de classe », tandis que les klaxons des voitures résonnent dans la rue, en soutien. La directrice tente d’ouvrir les portes, mais les parents, déterminés, les bloqueront jusqu’à 9 heures. La scène est symbolique : aujourd’hui, ce sont eux qui résistent.

Les élèves d’Anatole-France se sont mobilisés devant leur école, mercredi 18 mars 2026, contre la fermeture d’une classe à la rentrée prochaine. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
L’école Anatole-France accueille 150 élèves, dans un quartier marqué par de nombreuses tensions et une réhabilitation urbaine en cours. Depuis plusieurs mois, l’inspection académique prévoit la fermeture d’une classe à la rentrée 2026. Une décision qui, selon les parents, aggravera encore des conditions d’enseignement déjà critiques.
« On nous parle de trois élèves en plus, mais la réalité sera bien pire », lance une mère de famille. En effet, avec la réhabilitation du quartier, de nouveaux habitants s’installent et, avec eux, de nouveaux élèves.
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