FOCUS – Le candidat Rassemblement national aux municipales d’Échirolles Enzo Billon accuse la municipalité échirolloise de « porter une responsabilité dans la banalisation progressive d’un climat de violence politique ». Le militant pointe des réunions publiques, dont une en soutien à la Jeune garde, organisées à la salle des fêtes d’Échirolles, mais met aussi en cause directement la maire sortante Amandine Demore.
« Nous estimons qu’une partie de la gauche locale échirolloise, comme une partie de la gauche nationale, porte une responsabilité dans la banalisation progressive d’un climat de violence politique« , accuse Enzo Billon, le candidat Rassemblement national aux élections municipales d’Échirolles, dans un communiqué diffusé le 20 février 2026. En toile de fond: la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, roué de coups à Lyon une semaine plus tôt.

Enzo Billon, entouré du candidat RN de Grenoble Valentin Gabriac et du député RN de la sixième circonscription de l’Isère Alexis Jolly. © Rassemblement national
« Cet acte ignoble s’inscrit dans un contexte de montée des violences politiques portées par l’extrême gauche partout en France, et notamment dans la région grenobloise« , juge le militant RN. Et ceci pour mieux considérer qu’à Échirolles, « la municipalité communiste et les élus locaux de gauche n’ont pas endigué cette montée des violences et ont même contribué à faire d’Échirolles une tribune pour certaines organisations et certains discours radicaux« .
Des réunions à la salle des fêtes d’Échirolles pointées du doigt
Pour étayer cette affirmation, le candidat cite le lancement du Réseau insoumis antifasciste à la salle des fêtes d’Échirolles, en faisant valoir que le coanimateur du même réseau, Allan Brunon, par ailleurs candidat LFI aux municipales de Grenoble, serait proche de la Jeune garde – mouvement mis en cause dans le cadre du décès de Quentin Deranque –, comme de son fondateur Raphaël Arnault. Et considère que le militant-candidat « a déjà été associé à plusieurs dérives« .

Une réunion de soutien à la Jeune garde et Urgence Palestine s’est déroulée à la salle des fêtes d’Échirolles. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net
Plusieurs dérives? Enzo Billon semble penser très fort à l’irruption d’Allan Brunon et d’autres militants insoumis dans un local réservé au personnel de la mairie de Charvieu-Chavagneux, en novembre 2021. Un incident largement dénoncé par le maire Reconquête Gérard Dézempte. Pour autant, le militant insoumis n’avait écopé que d’une verbalisation pour non-port de masque, tandis qu’une plainte du maire de la commune pour diffamation s’était conclue par une relaxe.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 52 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous









3 réflexions sur « Le candidat RN aux municipales d’Échirolles accuse la Ville (et la maire) d’avoir laissé prospérer la « violence politique » »
On a quoi dans ces déclarations…? Un intriguant tricot liant des non-lieux, des relaxes, des rassemblements parfaitement légaux qui visiblement se sont déroulés sans incidents, le narcotrafique et la mort d’un militant d’extrême-droite suite à une rixte avec des militants d’extrême gauche…. est ce qu’on peut faire plus confu que ça !?!
Place Gre’Net n’a t’il pas de sujet plus intéressant à couvrir ??? :0
Je ne comprends pas l’intérêt de cet article. Je ne comprends pas ce qu’il apporte à part servir sur la place publique ces blougi-boulga d’amalgames dont le RN a si bien perfectionné le recette.
On connaît bien la rengaine, le RN fait de l’audience même si n’y a pas grand chose de pertinent à raconter. Ce ne sont que des « faits » me retorquera t’on ? Je ne vous apprendrais certainement pas que même en étant le plus factuel possible, le seul choix des faits relatés, des paroles colportées et des titres en « une », constituent déjà un parti pris influent.
Non, dans la mesure où Place Gre’net donne la parole à tous les acteurs politiques et ne se fait le porte-voix d’aucun mouvement ni parti.