REPORTAGE VIDEO – Depuis le 19 novembre 2025, le siège de la Métropole de Grenoble est occupé par environ 150 personnes, principalement des livreurs à vélo et leurs familles, expulsées de leurs logements à la Villeneuve. Lundi 19 janvier 2026, le collectif Droit au Logement (Dal 38) et de nombreux syndicats et associations ont organisé une mobilisation pour alerter sur l’urgence sociale et exiger des solutions concrètes.
Depuis deux mois, le hall du siège de la Métropole de Grenoble est devenu bien plus qu’un symbole de protestation : c’est un refuge de fortune pour environ 150 personnes, dont des familles, des enfants, des femmes enceintes et des nouveau-nés. Ces occupants de la Métropole, souvent victimes de marchands de sommeil ou d’expulsions menées par le bailleur social Actis voulant mettre fin à ces abus, dénoncent l’absence de relogement et les conditions indignes dans lesquelles elles survivent depuis des mois.
« On résiste comme on peut, mais imaginez : des femmes enceintes, des bébés qui naissent ici. Moi-même, je suis enceinte de 40 semaines, je ne dors pas, je ne mange pas bien et je ne suis pas à l’aise. On veut des logements, c’est un droit ! », témoigne une occupante.
Pour le Dal38, la mobilisation menée lundi 19 janvier 2026 avait pour objectif la réquisition immédiate de logements vacants, la régularisation des familles sans papiers et la mise en œuvre d’une politique sociale du logement « à la hauteur de la crise« .
Des promesses faites aux occupants de la Métropole mais des blocages persistants
Après des semaines de mobilisation et de pression, plusieurs communes, dont Pont-de-Claix, Meylan et bientôt Saint-Égrève ont proposé des logements pour reloger une partie des occupants. Une avancée saluée par les familles, qui prouve, selon elles, qu’il est possible de mobiliser l’habitat vacant pour répondre à l’urgence sociale.
Reste que des blocages demeurent, qu’ils soient administratifs ou politiques, en dépit des promesses. « On nous a fait visiter des maisons, mais certaines communes ont retiré leur proposition à la dernière minute. Rien n’est écrit, tout est oral, donc on n’a aucune assurance« , affirme le porte-parole des occupants de la Métropole.
À Grenoble et Saint-Martin-d’Hères, où les espoirs de relogement étaient les plus forts, les négociations piétinent. Pourtant, des solutions existent pour Manon, porte-parole du Dal38 : « Les bâtiments des vieilles cités de l’Abbaye, vides en attendant un projet immobilier hypothétique, pourraient accueillir des familles dès maintenant. Grenoble a les moyens de faire plus« , estime-t-elle.









Une réflexion sur « Nouvelle mobilisation après deux mois d’occupation du siège de la Métropole de Grenoble »
En 2014, les LFIcolos avaient promis qu’ils allaient « Assurer le droit à l’hébergement ».
On a ensuite vu se multiplier les tentes Quechua dans les parcs de Grenoble.
Et maintenant la Ruffin de Piolle fait du recyclage de programme électoral en répétant la même promesse. Avec les mêmes tentes en polyester ?