FOCUS – La Ville de Grenoble va de nouveau encadrer strictement l’activité des épiceries de nuit et des commerces pratiquant la vente d’alcool à emporter. Une mesure, déjà appliquée durant l’été 2024 puis reconduite en 2025, que la municipalité entend prolonger sur l’ensemble de l’année 2026. Ce au grand dam des professionnels concernés, qui dénoncent une atteinte directe à leur modèle économique. De son côté, la Confédération des buralistes de l’Isère pointe les « activités illégales » de certains de ces commerces.
Fermer les épiceries de nuit… la nuit. La formule, quelque peu paradoxale, résume la décision que la Ville de Grenoble s’apprête à reconduire pour toute l’année 2026, en prolongeant un arrêté limitant drastiquement les horaires d’ouverture de ces commerces. Ainsi devront-ils baisser le rideau de 22 heures à 6 heures du matin, du jeudi au dimanche inclus.
Selon la Ville, cette réglementation répond à des problèmes récurrents de nuisances sonores, de consommation d’alcool sur l’espace public et de troubles à l’ordre public dans certains secteurs du centre-ville, sans oublier les plaintes du voisinage.
Un cadre qui s’accompagnera de contrôles renforcés et de sanctions en cas de non-respect de l’arrêté. De son côté, la Confédération des buralistes de l’Isère pointe les « activités illégales » de certains de ces commerces de nuit (voir encadré).
La fermeture nocturne des épiceries de nuit n’est toutefois pas une nouveauté dans la capitale des Alpes. La municipalité avait déjà instauré un premier arrêté à l’été 2024, avant de le reconduire de juin 2025 à la fin de l’année. Le dispositif vise les établissements détenteurs d’une licence (petite ou grande) à emporter, les obligeant à fermer leurs portes durant les plages horaires les plus fréquentées, en particulier les fins de semaine.
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