FOCUS – Grenoble figure parmi les dix grandes villes françaises enregistrant les taux d’évolution démographique les plus bas, selon les dernières données de l’Insee. Avec une baisse annuelle moyenne de 0,24 % entre 2017 et 2023, la capitale des Alpes recule de trois places dans le classement national, passant derrière Clermont-Ferrand et devant Angers. Ce déclin s’inscrit dans un contexte national marqué par un ralentissement démographique généralisé, où les grandes villes peinent à maintenir leur attractivité face à la périurbanisation.
La ville de Grenoble recule de trois places dans le classement des grandes villes françaises, selon les dernières données de l’Insee publiées en décembre 2025. Avec 156 140 habitants, la capitale des Alpes se place désormais en 16ᵉ position, derrière Clermont-Ferrand. Ce déclin s’inscrit dans un contexte marqué par un ralentissement démographique généralisé, où le solde naturel – la différence entre naissances et décès – ne cesse de diminuer.
Une ville en déclin démographique : 2 000 Grenoblois en moins en cinq ans
En 2023, Grenoble comptait 156 140 habitants, soit 2 206 de moins qu’en 2017, selon le recensement de l’Insee. À première vue, cette baisse peut sembler modérée. Pourtant, elle est révélatrice d’un phénomène plus profond : Grenoble ne parvient pas à retenir ses habitants.
En effet, la ville affiche un taux de variation annuel moyen négatif de 0,24 %, ce qui la place en 7ᵉ position parmi les dix grandes villes françaises en déclin démographique. Ce recul s’explique notamment par un ralentissement de son solde naturel (différence entre les naissances et les décès) qui passe de + 0,79 % sur la période 2012-2017 à + 0,51% par an ces dernières années. Malgré l’impression d’une très faible baisse, ce léger excédent est en réalité important car il ne suffit plus à compenser le solde migratoire négatif.
Contrairement à ce que nous pourrions penser, le solde migratoire de Grenoble n’a pas empiré, sa population ne part pas plus qu’il y a dix ans. Si ce dernier reste stable à – 0,76 % par an, il n’en est pas moins préoccupant. Cela signifie que, depuis plusieurs années, plus de gens quittent Grenoble qu’ils n’y arrivent.
Et selon les dernières données de l’Insee, sa population ne part pas bien loin. C’est la périurbanisation qui se renforce. Les communes autour de Grenoble, comme Fontanil-Cornilon (+3,9 % par an) ou Saint-Egrève (+ 2,1% par an), attirent de plus en plus. Aujourd’hui, il semblerait que beaucoup de familles préfèrent s’installer à quelques kilomètres de Grenoble, où elles trouvent un cadre de vie plus agréable et des logements moins chers.
En Isère : une croissance stable, mais des contrastes locaux marquants
Avec 1,3 million d’habitants, l’Isère reste un département dynamique, affichant une croissance démographique annuelle moyenne de 0,5 % entre 2017 et 2023. Pourtant, derrière cette moyenne, se cachent des réalités très différentes selon les territoires. Si les zones périurbaines ne cessent de gagner des habitants, les territoires ruraux et montagnards continuent d’en perdre.
C’est le cas du Bourg-d’Oisans (- 3,7 % par an) et du Cheylas (- 1,2 % par an) qui voient leurs populations diminuer en raison d’un déficit naturel et d’un manque d’attractivité économique. Plus généralement, la communauté de communes de l’Oisans subit ce déclin (- 1,2 %). C’est totefois la seule intercommunalité de l’Isère à perdre des habitants.
Un ralentissement démographique national
La France métropolitaine voit sa croissance démographique ralentir doucement. Le taux annuel moyen n’est plus que de + 0,4 % entre 2017 et 2023, contre + 0,5 % entre 2012 et 2017. Ce ralentissement s’explique principalement par un solde naturel en chute libre qui ne contribue plus qu’à hauteur de + 0,1 % à la croissance annuelle, contre + 0,3 % précédemment. Le solde migratoire, lui, reste stable à + 0,2 %.
Le déclin démographique de Grenoble s’inscrit dans une tendance plus large de vieillissement de la population et de baisse de la natalité. Ce phénomène, couplé à une désaffection des grands centres urbains au profit des zones périurbaines et rurales attractives, pose des défis en matière d’aménagement du territoire et de services publics. La question de l’attractivité de Grenoble, face notamment à la concurrence de Lyon et des territoires frontaliers, constitue sans conteste un enjeu pour les années à venir.
Auvergne-Rhône-Alpes : une attractivité maintenue, mais des fractures territorialesAvec 8,2 millions d’habitants, Auvergne-Rhône-Alpes reste la deuxième région la plus peuplée de France, derrière l’Île-de-France. Entre 2017 et 2023, elle a gagné en moyenne 43 000 habitants par an, soit un taux de croissance annuel de 0,5 %. Pourtant, ce rythme est inférieur à celui de la période précédente (+ 0,6 %).
Des départements inégaux face à la croissance
Haute-Savoie et Ain sont en tête, avec des croissances annuelles respectives de 1,1 % et 0,9 %. Ces départements bénéficient de l’attractivité des zones frontalières, notamment autour de Genève et de la proximité de Lyon. L’Isère, avec + 0,5 %, affiche une croissance modérée, tandis que des départements comme le Cantal et l’Allier perdent des habitants.








5 réflexions sur « Grenoble se dépeuple peu à peu au profit des communes alentour »
Bonjour Merci d’expliquer les problèmes des logements sociaux à Meylan ?
Louis Troll, tu iras peut être mieux avec des tisanes de racine de pissenlit. Perso je préfère un bon verre de Croze Hermitage.
https://www.messegue.fr/p/pissenlit-racines-coupees-bio-1594.html
Ceux qui partent ne sont pas forcément ceux qu’on croit.
Beaucoup d’habitants des quartiers en difficultés, teisseire, mistral, arlequin, abbaye, sont partis dans et hors de la Métropole (Le nombre toujours plus important de logements sociaux vacants à ces endroits le traduit bien!) vers d’autres logements sociaux.
Les habitants de Meylan par exemple sont bien placés pour en parler! 🙄
Ce n’est pas de chance que certains commentateurs retraités aigris ne fassent pas partie du lot des gens qui s’en vont. Cela leur permettrait d’arrêter de déverser leur fiel et d’aller voir ailleurs où l’herbe est plus verte.
Grenoble était à la 16ème place et est descendue à la 19ème.
https://plusgrandevilledefrance.com/