FLASH INFO – La cour d’appel de Grenoble a confirmé, lundi 8 décembre 2025, la condamnation d’Imad Ould Brahim, alias “Imad Tintin”, à 450 euros d’amende avec sursis pour des menaces de violences diffusées en 2024 sur TikTok. Le parquet avait contesté la première décision, estimant que les propos relevaient de menaces plus graves. Mais les magistrats d’appel ont validé la lecture du tribunal correctionnel et retenu uniquement des menaces visant des opposants au régime algérien.
Dernier rebondissement dans l’affaire concernant l’influenceur algérien échirollois Imad Ould Brahim, alias “Imad Tintin” ou encore “Blédard de luxe”, poursuivi pour des menaces de violences proférées dans une vidéo TikTok diffusée en 2024.
En effet, la décision de justice est désormais définitive : en confirmant la peine prononcée en juin de 450 euros d’amende avec sursis, les juges de la cour d’appel de Grenoble ont clos, lundi 8 décembre 2025, une affaire dont la médiatisation avait largement dépassé les frontières grenobloises. Et au cours de laquelle les qualifications pénales ont été au cœur du débat judiciaire, tout au long de la procédure.

L’influenceur Imad Tintin alias « Blédard de luxe » sur TikTok. Capture d’écran TikTok
Saisie après l’appel du parquet, qui estimait que les propos tenus en dialecte algérien dans une vidéo TikTok pouvaient constituer des « menaces réitérées de commettre un crime », la chambre des appels correctionnels a donc retenu une qualification moins sévère. Comme en première instance, les magistrats ont considéré que seuls des propos menaçants à l’encontre d’opposants au régime algérien étaient caractérisés et ainsi confirmé la contravention de 450 euros assortie du sursis, rapporte le Dauphiné libéré.
Au cœur de l’affaire, une traduction des propos de l’influenceur contestée
L’influenceur avait été interpellé en janvier 2025 puis placé deux mois en détention provisoire, avant qu’une première traduction – jugée alarmante – ne soit finalement écartée au profit de celle d’un traducteur expert auprès de la Cour de cassation. Lors de l’audience d’appel, l’Échirollois a dénoncé une procédure qui l’aurait « brisé » et accusé le lanceur d’alerte à l’origine du signalement d’avoir orchestré un « buzz » à ses dépens.
Son avocat, lui, a évoqué « une justice instrumentalisée », thèse que les juges d’appel n’ont pas retenue, mais qui ne change rien à l’issue : l’affaire s’arrête là sur le plan pénal, sans aggravation de la sanction.


