FOCUS – La copie finale du plan de sauvegarde de l’emploi concernant 154 salariés d’Arkema Jarrie sera présentée pour avis consultatif au comité social économique (CSE) de l’entreprise le 24 juillet 2025. Dans l’attente, salariés et syndicats dénoncent un PSE “low cost”, flou, sans réelles négociations. En tout cas, pas à la hauteur des moyens et des prétentions humaines et sociétales dont se targue le groupe Arkema qui a apporté quelques éléments de réponse.
[Article initialement publié le 22 juillet 2025 à 11h10 et modifié à 15h00 pour y ajouter la réaction du groupe Arkema]
Le 14 janvier 2025, la direction de l’usine chimique Arkema située à Jarrie annonçait un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) concernant 154 salariés, dans le cadre de la fermeture de la partie sud du site. Le motif alors invoqué : l’impossibilité de fonctionner sans le sel produit par l’usine Vencorex de Pont-de-Claix, désormais liquidée. Une affirmation contestée par les salariés.
La copie finale de ce PSE sera présentée au comité social économique de l’entreprise le jeudi 24 juillet 2025 pour avis consultatif. Ce avant son envoi à la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Dreets) pour une homologation prévue en août.
Pas de quoi rassurer les syndicats et les salariés concernés, qui dénoncent de concert « un PSE “low cost” », autoritaire, unilatéral, aux contours flous, mené sans réelles négociations avec les salariés.
« La Dreets a refusé le projet de PSE pour des négligences sur la sécurité, le flou sur les catégories professionnelles concernées et les mesures d’accompagnement », a ainsi dénoncé un salarié qui a directement contacté Place Gre’net.
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