ÉVÉNEMENT – Le Jardin de Ville de Grenoble accueille du 16 au 20 juillet 2025 une nouvelle édition du Cabaret frappé avec pas moins de 18 concerts. Fidèle à son esprit festif, cet événement gratuit met à l’honneur la scène locale tout en restant tourné vers la musique du monde, avec une programmation sous le signe de la diversité mêlant traditions et créations contemporaines.
Moment très attendu pour les Grenoblois qui restent dans la cuvette à la mi-juillet, le Cabaret frappé version 2025 propose cinq soirées de concerts gratuits, du mercredi au dimanche, dans la fraîcheur (toute relative) du jardin de ville. Le festival accueille 18 groupes : sept locaux, sept du reste de la France et quatre étrangers. Soit au total, près de 100 artistes et techniciens.
La programmation, réalisée par l’association Retour de scène, est à dominante féminine, avec pas moins de dix groupes féminins, contre seulement six masculins et deux mixtes. Côté styles, le spectre est large : bossa nova, chaâbi, soul, rock, flamenco, dub, rap, transe mongole… Le public pourra voyager entre continents et ambiances, des steppes d’Asie aux faubourgs catalans, des grooves africains aux envolées électro françaises.
Les animations, la restauration et la buvette démarreront dès 18 heures, avec une offre bio, locale ou de circuit court. Chaque soir, la Ville de Grenoble attend plus de 10 000 personnes.
Un festival ancré localement
Le Cabaret frappé reste profondément enraciné dans la scène grenobloise. Le mercredi 16 juillet, la formation Shubiao Quartet qui fait partie des lauréats de la cuvée grenobloise 2025 ouvrira le bal à 19 heures. Sa musique revisite les morceaux traditionnels des nomades d’Asie centrale, célèbre la nature, la vie pastorale et les épopées historiques. Croisant le chant diphonique mongol avec des instruments électroniques européens, elle « transporte le public dans une chevauchée musicale authentique et envoûtante ».
Figure montante du rap local, le collectif 21H10 lancera la soirée du jeudi 17 juillet avec un premier concert, à 19 heures : une « performance live portée par une énergie collective, naturelle et sans artifice ». « Ici, il ne s’agit pas de se donner en spectacle, mais de vivre et partager des émotions« , nous promet-on.
Vendredi 18 juillet, place dès 19 heures également, à La Fiancée animale pour une immersion dans un « paysage intrigant, joyeux et tribal », tandis que Sumac Dub, icône locale du dub électro, viendra clôturer la soirée à 22 h 20 avec sa musique « à la frontière des terres connues ».
Puis samedi 19 juillet, l’artiste grenobloise d’adoption Lwambe montera sur scène avec deux musiciens : Isabelle Eder aux claviers et synthé basse, et Laurent Nedja à la batterie et aux pads. Son style ? « Accompagnée de son kayamb, Lwambe, artiste insulaire et insubordonnée, sculpte sa musique dans la puissance du maloya et l’enveloppe d’un flow hip-hop en kréol réunionnais. »
Enfin, dimanche 19 juillet, deux groupes complèteront cette scène locale haute en couleurs. Tout d’abord, Maria Luma, Brésilienne installée en France depuis 2020 qui se présente comme « une jardinière des fleurs sonores, qui transmet la chaleur de la musique brésilienne et l’affection« , à 17 h 45, suivie à 18 h 40 de Moustik Haterz, groupe grenoblois de compositions et de reprises de jazz hybride, s’inspirant des musiques balkaniques, orientales, afro et hip hop.
Une ouverture sur l’international
Le festival ne serait pas ce qu’il est sans ses invitations au voyage. L’Espagnole Queralt Lahoz, « l’une des grandes révélations musicales de ces dernières années », viendra mêler flamenco, soul et hip-hop mercredi 16 juillet à 20 h 20. Le mythique Orchestra Baobab, né dans les années 60 à Dakar, offrira ensuite à 21 h 50 un concert afro-cubain aux « superbes arrangements de cuivres ».
Le duo sénégalais Def Mama Def portera quant à lui un hip-hop « profondément enraciné dans la culture et l’histoire » de ce pays, vendredi à 21 heures. Autre moment attendu : la venue, samedi à 22 heures, du groupe Labess, mené par Nedjim Bouizzoul. Ce projet né de l’exil relie l’Algérie, le Québec et les musiques du monde, entre chaâbi, rumba gitane et rythmes africains. Une musique « plurielle et intime. Habitée. Libre. »







