FOCUS – Après plusieurs années de procédures prudhommales qui se sont conclues en sa faveur, l’ex-directeur du Magasin-Cnac de Grenoble Yves Aupetitallot prend la parole. Ce pour revenir sur le harcèlement moral dont il a été victime avant de céder sa place, mais aussi pour fustiger le « gâchis » opéré par la majorité rouge-verte de Grenoble… et appeler à un front uni contre sa politique culturelle à l’occasion des municipales de 2026.
Le Magasin-Cnac de Grenoble a repris des couleurs sous la direction de Céline Kopp, en poste depuis le mois de janvier 2022. Auparavant, le Centre national d’art contemporain a connu une longue période de fermeture et des moments difficiles avec son ancienne directrice Béatrice Josse. Mais c’est son prédécesseur, Yves Aupetitallot, qui a choisi de prendre la parole fin mars 2025. Et ceci au terme de presque dix ans de procédures prudhommales.

Céline Kopp, nouvelle directrice du Magasin-Cnac de Grenoble depuis le 25 janvier 2022. © Margot Montigny
En septembre 2023, la chambre sociale de la cour d’appel de Chambéry a en effet jugé irrégulier le licenciement de l’ex-directeur du Magasin-Cnac, qui avait eu lieu le 30 octobre 2015, en retenant des faits de « harcèlement moral« 1Le 14 septembre 2023, la chambre sociale de la cour d’appel de Chambéry a retenu la résiliation judiciaire du contrat de travail d’Yves Aupetitallot aux torts de son employeur, l’association Centre national d’art contemporain de Grenoble, dite le Magasin, au motif de harcèlement moral, ce qui a entraîné la nullité de son licenciement du 30 octobre 2015..
Une première décision de justice avait été favorable à Yves Aupetitallot mais un appel avait cassé ce jugement. Puis la cour de cassation avait renvoyé l’affaire devant la cour d’appel de Chambéry. « Quatre niveaux de procédures et, au final, une chose jugée », résume le principal intéressé. Une affaire close avec le versement de l’intégralité des sommes dues en septembre 2024.
Yves Aupetitallot dénonce un « harcèlement moral » suivi d’un « effacement »
Yves Aupetitallot s’autorise donc aujourd’hui à prendre la parole pour revenir d’abord sur le harcèlement moral qu’il a subi de la part de la présidente du conseil d’administration du Cnac. Sous quelle forme ? « Le grand classique : des mesures vexatoires répétées dans le temps, le non-respect de mon contrat de travail », décrit-il.
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4 réflexions sur « Yves Aupetitallot, ex-directeur du Magasin-Cnac : « Grenoble est un champ de ruines culturel » »
le mot « contemporain » fait débat …
NB : C’est surtout une poubelle pour tous les déchets du consumérisme.
Je me souviens avoir visité le magasin plusieurs fois !
Dont l’une ou l’oeuvre d’art était 2 bac rempli de déchets, les uns peints en noir les uns peint en blanc. J’était tombé sur une pompe d’aquarium qui ma servi pour ma performance « Irrévérence » dans l’ancien musée de peinture. La caméra avait vu que j’étais « un voleur », mais la préposé ne me débarrassa pas de mon larcin. Elle était dans « l’art relationnel ».
https://www.facebook.com/watch/?v=1518502728204305 Le film Gre’net de l’époque
Éric Piolle a tué ce lieu en nommant Béatrice Josse qui « était en harmonie avec son projet de faire de Grenoble un laboratoire inter-sectionnel ».
https://www.radiofrance.fr/franceculture/la-revolution-culturelle-de-l-ecologie-politique-a-grenoble-3401381
Enfin ! Un grand champ d’art contemporain
Il est certainement l’heure de la jachère.