FLASH INFO – La Ville de Grenoble, son CCAS et l’association Gaia lancent un appel aux entreprises à soutenir la démarche Ambition jeunesse, lancée en 2023. Au programme : huit actions associatives autour du soutien à la petite enfance et à la parentalité, la prévention et la lutte contre l’échec scolaire et l’insertion professionnelle des jeunes. Des démarches déjà soutenues par dix-huit acteurs économiques du territoire.
« Lutter contre la précarité des jeunes de 0 à 25 ans« . Tel est l’objectif de l’appel à la mobilisation des entreprises lancé le jeudi 3 avril 2025 par la Ville et le CCAS de Grenoble, ainsi que l’association Gaia (Grenoble Alpes initiative active). Trois partenaires qui font vivre le dispositif Ambition jeunesse depuis 2023, avec l’aide d’associations et d’entreprises. Elles entendent aujourd’hui motiver de nouveaux acteurs du territoire à le soutenir.
Ambition jeunesse? « Une démarche territoriale qui associe les acteurs publics, privés et associatifs pour lutter collectivement contre la précarité des 0 à 25 ans à Grenoble« , décrit la Ville de Grenoble. Initiée par la fondation Break Poverty, elle revendique la nécessité « d’associer les entreprises pour lutter efficacement contre le déterminisme social« . Dix-huit d’entre elles soutiennent aujourd’hui la démarche, parmi lesquelles Minatec, GEG, BioMérieux, le Crédit mutuel ou encore le groupe Samse.

Nicolas Kada, adjoint à la coordination de l’action sociale et vice-président du CCAS, a lancé un appel aux entreprises à soutenir la démarche Ambition jeunesse. © Place Gre’net
Un diagnostic réalisé en 2023 a permis d’établir trois axes d’action prioritaires: le soutien à la petite enfance et à la parentalité, la prévention et la lutte contre l’échec scolaire, et la facilitation de l’insertion professionnelle des jeunes. Ceci alors que Grenoble compte 70 000 jeunes, soit 44 % de sa population, que le taux de pauvreté des moins de 30 ans y est de 28 %1Contre 19 % au niveau national, que 1200 collégiens sont en réseau d’éducation prioritaire, et que 4 900 jeunes de 15 à 24 ans sont en contrat précaire, ce qui représente 59 % des jeunes salariés.
Huit projets au programme
Huit projets associatifs sont au programme. Depuis la sensibilisation des parents aux enjeux des écrans pour les tout petits par l’association Pangolin à l’accompagnement des jeunes femmes de 13 à 25 ans victimes de violences vers l’insertion professionnelle par la Maison des femmes, en passant par des ateliers d’échanges entre mères animés par Mme RueTabaga, des propositions de stages de 3e de qualité par Viens voir mon taf, ou des actions pour l’orientation des lycéens par Article 1.
Quel intérêt la démarche présente-t-elle pour les entreprises? La Ville de Grenoble explique qu’un soutien financier, défiscalisé à hauteur de 60 %, permet aux acteurs économiques de renforcer leur ancrage territorial, de valoriser leurs actions auprès de leurs clients, partenaires et du grand public, de mobiliser les salariés… mais surtout « d’agir concrètement en faveur des jeunes et [de] répondre à l’urgence sociale« .










