FOCUS – À l’appel du syndicat Alliance police nationale, une trentaine de policiers se sont rassemblés devant le commissariat de police de Grenoble, mercredi 5 mars 2025 à 12 h 30. Ce pour soutenir leur collègue Florian qui avait tiré en 2023 sur le jeune Nahel, dont la mort avait provoqué des nuits d’émeutes partout en France. En cause ? Le parquet de Nanterre qui, après une longue enquête, a requis, mardi 4 mars, à l’encontre de ce policier un procès pour « meurtre » devant une cour d’assises.
« Nous sommes réunis aujourd’hui pour dénoncer une réquisition inacceptable, et un signal désastreux pour le monde policier : un collègue renvoyé devant les assises pour meurtre, pour avoir fait face à un refus d’obtempérer. Du jamais vu, et une triste première en France ! » C’est ainsi que Myriam Munoz du syndicat Alliance police nationale1Syndicat policier majoritaire à l’échelle nationale. a pris la parole lors du rassemblement d’une trentaine de policiers devant l’hôtel de police de Grenoble, mercredi 5 mars 2025 à 12 h 30.
Tous répondaient à un appel national du syndicat Alliance les invitant à manifester leur soutien à leur collègue Florian, qui avait mortellement touché le jeune Nahel après un refus d’obtempérer, le 27 juin 2023 à Nanterre. L’affaire avait fait grand bruit. Le jeune homme de 17 ans était alors devenu le symbole des violences policières et plusieurs nuits d’émeutes avaient suivi sa mort à travers toute la France.

Lors des nuits d’émeutes, des pilleurs s’en étaient pris à de nombreux commerces du centre-ville de Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Après une longue enquête et un dossier d’instruction qui a révélé un déroulement contradictoire des faits, le parquet de Nanterre a requis, mardi 4 mars, un procès pour meurtre contre le policier.
D’où la colère de ses collègues grenoblois, profondément choqués par cette réquisition jugée « inacceptable, lourde de conséquences et qui en dit long sur la place des forces de l’ordre dans notre pays », a alarmé Alliance dans son appel à manifester.
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Une réflexion sur « Une trentaine de policiers rassemblés à Grenoble en soutien à leur collègue qui risque de se voir jugé pour le « meurtre » de Nahel »
Meurtre, ça veut dire vouloir tuer. Je n’y crois pas de la part d’un policier aux états de service exemplaires.