FOCUS – Nicolas Vivant, directeur de la stratégie et de la culture numériques de la Ville d’Échirolles, porte le projet de lancement d’un réseau France numérique libre, prévu pour avril 2025. Objectif ? Favoriser les échanges de bonnes pratiques et de documentation entre collectivités engagées dans le virage du logiciel libre, en s’appuyant sur l’expérience du réseau Alpes numérique libre, fruit de l’écosystème libriste très important de la région grenobloise.
En route pour un réseau France numérique libre ? C’est le projet porté par (presque) un seul homme, en l’occurrence Nicolas Vivant, directeur de la stratégie et de la culture numériques de la Ville d’Échirolles, blogueur prolifique et défenseur invétéré des logiciels libres. Prévu pour avril 2025, le projet se propose de mettre en relation l’ensemble des collectivités françaises engagées dans le virage libriste. Autrement dit, celles qui préfèrent Linux à Windows, LibreOffice à Microsoft Office, ou Firefox à Chrome.

Nicolas Vivant, ancien DSI de Fontaine et directeur de la stratégie et de la culture numériques de la Ville d’Échirolles, porte le projet de France numérique libre. DR
Si Nicolas Vivant est à la manœuvre, il n’en est pas moins soutenu par le ministère de l’Éducation nationale, l’Agence nationale de la cohésion des territoires et la direction interministérielle du numérique, sans oublier l’Association des développeurs et utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales.
« Ils sont très intéressés par avoir des retours sur l’utilisation ou les besoins, et nous pour avoir des liens avec ces agences, qui financent un certain nombre de projets et sont très actives dans le domaine », explique-t-il.
De Alpes numérique libre à France numérique libre
France numérique libre procède directement d’un autre réseau, Alpes numérique libre, lequel regroupe 27 communautés de la région grenobloise. « Une dynamique existe déjà en local, et c’est connu parmi les DSI1Directeurs des systèmes d’information.. J’ai été contacté par des collectivités du bout de la France, qui demandait à pouvoir venir. Donc je me suis dit que nous allions créer un Alpes numérique libre national, plutôt que d’intégrer des communes à l’autre bout du pays », décrit Nicolas Vivant. Et l’autre bout du pays n’est pas une formule en l’air, quand des communes de Guadeloupe ou de La Réunion ont contacté l’Échirollois.
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