EN BREF – Une série de onze vols à main armée a été commise aux dépens de bureaux de tabac implantés en Isère… mais aussi dans le Rhône, la Savoie et le Puy-de-Dôme, du 22 décembre 2024 au 8 janvier 2025. Plusieurs pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie de la région ont interpellé six individus le 23 janvier, dont trois mineurs, à Mions (69) et à Saint-Priest (69). Ils ont, depuis, été placés en garde à vue, puis en détention provisoire ou en centre éducatif fermé pour le mineur mis en cause.
Article PUBLIÉ LE 25 JANVIER 2025 À 13 heures, complété le 28 janvier AVEC des précisions du procureur de la République de Grenoble
Des pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie de la région Auvergne-Rhône-Alpes ont interpellé, jeudi 23 janvier dans le Rhône, à Mions et à Saint-Priest, six individus soupçonnés de vol dans des bureaux de tabac. Parmi eux, figurent trois mineurs dont deux de 17 ans et un de 14 ans. Les trois majeurs sont quant à eux âgés de 19, 20 et 21 ans. Tous ont été placés en garde à vue dans la foulée.
L’Isère, le Rhône, la Savoie et le Puy-de-Dôme avaient en effet été le théâtre de onze vols à main armée aux dépens de débitants de tabac, entre le 22 décembre 2024 et le 8 janvier 2025. Les gendarmeries de l’Isère et du Rhône menaient l’enquête ouverte par le parquet de Grenoble pour « vols avec armes en bande organisée, association de malfaiteurs et destructions de biens par moyens dangereux ».
Un préjudice pour les bureaux de tabac pouvant dépasser les 20 000 euros
Les investigations ont rapidement permis « d’opérer des rapprochements solides entre ces onze faits. Conduisant ensuite à centraliser l’ensemble des procédures auprès du parquet de Grenoble », explique Eric Vaillant, procureur de la République.
Les auteurs commettaient en effet leurs exactions à trois ou quatre, le visage dissimulé. Ces derniers s’habillaient parfois avec des combinaisons. Et ils « agissaient systématiquement tôt le matin et sous la menace d’armes », précise Eric Vaillant.
Enfin, « ils dérobaient essentiellement des cartouches de cigarettes et, en opportunité, les fonds de caisse. » Si besoin en faisant usage de violence en cas de résistance. En fonction du nombre de cartouches de cigarettes volées, « le préjudice pouvait dépasser les 20 000 euros sur certains faits », ajoute le procureur de la République.
Les trois majeurs encourent 30 ans de réclusion criminelle
Trois majeurs et un mineur, finalement mis en cause, ont été présentées à un juge des libertés et mis en examen pour vol en bande organisée, vols avec arme en bande organisée, destructions par incendie en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes.
Les trois majeurs, qui encourent 30 ans de réclusion criminelle et 150 000 euros d’amende, ont été placés en détention provisoire, tandis que le mineur a été placé sous contrôle judiciaire en centre éducatif fermé.










