FLASH INFO – Le syndicat Sud Sdis1Service départemental d’incendie et de secours. 38 appelle à un mouvement de grève à la caserne de sapeurs-pompiers de Saint-Quentin-Fallavier à compter du 13 novembre 2024. Une grève symbolique, puisque le syndicat propose aux personnels de cesser le travail pendant 10 minutes à chaque début de garde. En cause? Un sous-effectif chronique au sein de la caserne, estime Sud.
L’appel à la grève à Saint-Quentin-Fallavier est d’autant plus symbolique… que les personnels n’ont techniquement pas le droit de l’observer. Le syndicat Sud n’étant pas représentatif au sein du Sdis de l’Isère, la direction est en droit de refuser le préavis. « Des sanctions peuvent être prises si un agent se met en grève sous couvert de ce préavis« , confirme Manuel Coullet, responsable départemental Sud Sdis 38. Qui précise en avoir informé les premiers intéressés.
Si la direction du Sdis de l’Isère n’a pas souhaité s’exprimer sur ce préavis de grève, le responsable syndical livre à Place Gre’net les éléments qui lui ont été apportés par cette dernière. À commencer par « sa surprise de voir ce préavis« , décrit Manuel Coullet. « On me dit que j’aurais pu solliciter mes responsables hiérarchiques avant alors que ça fait des mois qu’on parle de ces problèmes d’effectifs. Et je suis encore libre de déposer un préavis quand je le souhaite et de la manière dont je le veux« , commente-t-il.

Manuel Coullet, responsable départemental Sud Sdis 38. Le syndicat, non représentatif, appelle à un mouvement de grève symbolique sur la caserne de Saint-Quentin-Fallavier. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Autre élément: la promesse de l’arrivée prochaine de nouveaux personnels, actuellement en cours de formation. En l’occurrence, selon la direction citée par le syndicaliste, « de un à trois agents à Saint-Quentin-Fallavier« . Mais Manuel Coullet reste prudent: « Ce n’est même pas entre un et trois, c’est entre… zéro et trois. Sachant que, jusqu’à maintenant, en général on avait toujours zéro! » Mais même le nombre d’agents supplémentaires annoncé ne permettrait pas d’atteindre les sept équivalents temps plein jugés nécessaires.
Si Sud Sdis 38 veut maintenir une forme de pression sur la direction et la présidence, assurée par la vice-présidente du Département Anne Gérin, les autres formations syndicales n’ont pas suivi le mouvement. À commencer par la Fédération autonome, majoritaire en Isère. « Ils attendent des retours de groupes de travail. C’est leur choix, mais je ne suis pas d’accord: les budgets se décident en ce moment. Si on ne met pas le forcing, on n’aura rien« , juge pour conclure Manuel Coullet.










