FLASH INFO – Une nouvelle bataille de chiffres en perspective? Selon la Métropole de Grenoble, la pollution atmosphérique aurait diminué de près de 50 % sur l’agglomération grenobloise au cours de ces quinze dernières années. Dans un billet publié sur son site le 9 octobre 2024, l’intercommunalité revendique ainsi « un résultat encourageant [qu’elle] compte bien accentuer encore grâce à plusieurs dispositifs ».
« Sur le territoire, sept stations de mesures, gérées par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes (Atmo Aura), permettent d’évaluer les concentrations de polluants dans l’air et [de] suivre leurs évolutions », rappelle la Métropole. Des relevés de pollution de l’air qui montrent que les concentrations de particules fines et de dioxyde d’azote ont été (quasiment) divisées par deux en quinze ans, selon Gladys Mary, déléguée territoriale d’Atmo.
« Aujourd’hui, nous sommes passés en-dessous du seuil réglementaire fixé par le Parlement européen en 2008, mais la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé est encore quatre fois plus basse! », soulignent les services métropolitains. Non sans rappeler que la pollution de l’air peut engendrer des troubles cardiovasculaires ou respiratoires et augmente le risque de certains cancers, à commencer le cancer des poumons.

Si la ZFE a suscité des critiques et s’est mise en place avec prudence, la Métropole estime qu’elle participe à la baisse de la pollution au dioxyde d’azote sur le territoire. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net
« En matière de pollution de l’air, les actions menées ont un vrai impact », se réjouit la Métropole. Et cette dernière de vanter sa prime Air bois destinée à accompagner le renouvellement des appareils de chauffage anciens, ou encore la mise en place (prudente) de zones à faible émission. Le chauffage au bois non performant et le trafic automobile sont, en effet, les deux grandes sources de pollution, le premier en ce qui concerne les particules fines, le second pour le dioxyde d’azote.
Si la Métropole se félicite, à juste titre, de l’amélioration de la qualité de l’air sur son territoire, celle-ci est toutefois à relativiser. Elle s’inscrit au mieux dans la moyenne nationale, quand elle n’est pas en-dessous. Les particules fines ont ainsi, en moyenne, diminué de 49 % (pour les PM10) et de 56 % (pour les PM2,5) entre 2000 et 2023 sur l’ensemble de la France, selon le site gouvernemental Vie publique. Quant aux oxydes d’azote, dont fait partie le dioxyde d’azote, ceux-ci ont baissé de 64 % sur la même période.











2 réflexions sur « Pollution aux particules fines et dioxyde d’azote : la Métropole de Grenoble revendique une baisse de 50 % en quinze ans »
Il y a donc une absolue urgence à ne pas mettre en place ces stupides ZFE qui à part punir les pauvres ne servent donc a rien
L’impact des Zone à Forte Exclusions n’a rien à voir avec cette baisse! Et dans le centre de Grenoble, il n’y a aucun capteurs de mesures!
Il n’y a eu non plus aucune campagne de mesure de la pollution dans Grenoble avant la mise en place de CVCM / CHRONOVELO et la suppression de voies de circulations , qui ont fait passer Grenoble de la 10ème à la 4ème place des villes les plus embouteillées de France, ni d’études d’impacts.
https://realitesroutieres.fr/infographie-zfe-donnees-sur-leur-inefficacite-11075/#Infographie