FLASH INFO – Alors que les projets de loi de finances et de loi de financement pour la Sécurité sociale sont devant l’Assemblée nationale, la CGT Santé action sociale de l’Isère alerte sur la nécessité d’accorder plus de moyens à la santé. Dans un communiqué en date du 23 octobre 2024, le syndicat fait ainsi part de ses « grandes inquiétudes pour la fonction publique en général et pour la fonction publique hospitalière en particulier« .
« Alors que notre système de santé figurait parmi les meilleurs du monde, nous sommes désormais contraints de plus en plus souvent à faire le tri des patient.es, faute de place« , déclare l’organisation syndicale. Qui ajoute que « des milliers de personnes […] malades subissent des pertes de chance préjudiciables pour leur santé car [elles] ne bénéficient pas toujours de soins adéquats en raison d’un déficit de prise en charge« .
Des problèmes auxquels le discours de politique générale du Premier ministre Michel Barnier n’a apporté « aucune réponse tangible« , aux yeux de la CGT. Au contraire, juge-t-elle, ni les orientations concernant les dépenses de l’Assurance-maladie, ni le projet de financement de la Sécurité sociale « ne permettent d’assurer la reconduction des moyens face à une inflation galopante et à une raréfaction des moyens alloués au système de santé« .

Rassemblement de soignants devant CHU de Grenoble en 2021. La CGT Santé action sociale dénonce une situation qui se dégrade et réclame plus de moyens. © Manuel Pavard – Place Gre’net
Ainsi, une augmentation de 2,8 % de l’Ondam (Objectif national des dépenses de l’Assurance-maladie), comme le laissent entendre des « indiscrétions« , se traduira-t-elle par « la ruine du système de santé à la française« , selon la CGT. « Il s’agira d’un coup de rabot de trop« , affirme-t-elle. Ce qui mettra la santé de la population « en grave danger, en plaçant les usagers devant une nouvelle crise sanitaire par manque de moyens« .
Conséquence? L’organisation syndicale annonce son intention de « multiplier les actions les prochaines semaines pendant le débat parlementaire qui se tiendra jusqu’à décembre » à partir du 29 octobre. « Nous allons, chacune et chacun à notre échelle, agir car nous savons que c’est le seul moyen d’être entendus« , explique-t-elle, en inscrivant son action dans le cadre d’un appel national lancé par une intersyndicale composée, outre la CGT, de Force ouvrière, Sud et Unsa, pour que « les revendications soient prises en compte dans le débat budgétaire« .









