FOCUS – Les élus du groupe d’opposition Société civile, et en premier lieu son chef de file Alain Carignon, lancent un appel à lutter contre l’insécurité. Ils estiment en effet que la majorité municipale pratique le « déni« , voire la « soumission » face aux trafiquants. Entre politique du logement social, caméras de vidéosurveillance et armement des policiers municipaux, les opposants adressent leurs propres propositions.
« La question n’est pas de savoir si un Grenoblois innocent va prendre une balle perdue, mais quand. » À la quasi-veille de la rentrée politique et sur fond de succession de fusillades et d’agressions dans l’agglomération, le groupe d’opposition municipale Société civile mené par Alain Carignon a (de nouveau) tiré la sonnette d’alarme au sujet de la sécurité à Grenoble. Ceci à l’occasion d’un rendez-vous avec la presse, mercredi 21 août 2024, en présence des élus Nathalie Béranger, Dominique Spini et Cherif Boutafa.

Les élus d’opposition Société civile de Grenoble tirent la sonnette d’alarme sur l’insécurité. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net
Pour les opposants, il est temps d’appeler la municipalité grenobloise à prendre la mesure de la situation. « Incontestablement, il y a un déni de la réalité, et ce déni n’est plus acceptable« , juge Alain Carignon. Qui appelle les élus de la majorité à « se libérer de la discipline qui leur est imposée« , notamment en renonçant aux « éléments de langage » de la mairie de Grenoble. « Nous espérons un réflexe humain de la part de certains élus qui ne peuvent demeurer indifférents au sort de leurs concitoyens« , assène encore l’élu.
« L’insécurité existe clairement »
Certains élus, mais certainement pas le premier d’entre eux, le maire de Grenoble Éric Piolle. « En fin de mandat et empêtré dans des affaires judiciaires qui vont le paralyser, on ne peut rien attendre de lui alors qu’il a largement contribué à créer cette situation« , poursuit Alain Carignon.
Ce non sans considérer « décalé et provocateur » de voir le maire relayer un classement dans lequel Grenoble apparaît comme première ville du monde en matière de qualité de vie. Une « fake« , estime l’opposant, qui estime qu’à l’extérieur l’image de Grenoble est dorénavant associée à la violence.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 71 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous










3 réflexions sur « Insécurité: le groupe d’opposition Société civile mené par Alain Carignon tire la sonnette d’alarme »
Rien de neuf, Carignon fait du buzz…
Il a pas compris que ce n’est pas la municipalité qui décide des effectifs de police?
Il veut envoyer les policiers municipaux au casse pipe?
ou juste semer la haine?
Oui les LFIcolos sont soumis. On le voyait et c’est devenu évident quand ils ont appelé à réfléchir à « comment vivre au quotidien à proximité d’un point de deal » tenu par « les copains d’en bas ». Il n’y aura pas de sécurité à Grenoble tant qu’ils seront au pouvoir.
https://www.placegrenet.fr/2024/01/08/grenoble-la-representation-de-la-piece-les-copains-den-bas-annulee-apres-la-polemique-autour-du-deal/621486
Condition nécessaire mais sans aucun doute pas suffisante.