EN BREF – Quatre nouveaux suspects, dont deux mineurs, ont été mis en examen, jeudi 27 juin 2024, et placés sous contrôle judiciaire, dans le cadre de l’enquête sur de violentes agressions homophobes commises fin 2023, à Seyssinet-Pariset. Huit jeunes hommes, victimes de guet-apens tendus via le site de rencontres Coco, avaient ainsi été passés à tabac et dépouillés.
La plateforme de chat vient précisément d’être fermée par le parquet de Paris, mardi 25 juin 2024, pour son implication dans plusieurs affaires criminelles – notamment le drame de Grande-Synthe. C’est sur ce site de rencontres, Coco, que les quatre suspects interpellés mercredi 26 juin 2024 tendaient des guet-apens à de jeunes hommes, à Seyssinet-Pariset, a indiqué Éric Vaillant, procureur de la République de Grenoble, samedi 29 juin.

Huit jeunes hommes ont été victimes d’agressions homophobes à Seyssinet-Pariset, tombant dans des guet-apens tendus sur le site de rencontres Coco. © Google Maps
Huit agressions homophobes ont été recensées dans la commune entre le 18 novembre et le 4 décembre 2023. À chaque fois, les victimes étaient attirées à de faux rendez-vous via le site Coco. Elles se retrouvaient alors « face à une bande parfois armée de couteaux et se faisaient molester puis dépouiller de leurs biens (téléphones portables, cartes bancaires…)« , selon le magistrat.
Quatre suspects déjà mis en examen en décembre 2023
Dans la nuit du 3 au 4 décembre 2023, les gendarmes de la compagnie de Grenoble avaient néanmoins pu interpeller « en flagrant délit, un des individus qui venait de commettre en réunion une nouvelle exaction« . Trois de ses complices avaient également été arrêtés dans la foulée, un peu plus tard dans la journée.
Les mis en cause avaient été présentés le 7 décembre à un juge d’instruction, en vue de l’ouverture d’une information judiciaire, visant notamment à retrouver et mettre la main sur le reste de l’équipe. Ces quatre premiers suspects avaient tous été mis en examen pour “violences en réunion”, le majeur, âgé de 19 ans, étant placé en détention provisoire et les trois mineurs sous contrôle judiciaire.
Deux mineurs de 17 ans parmi les quatre nouveaux mis en cause
L’enquête s’était poursuite sous la direction de la brigade de recherches de Grenoble, avec l’appui des gendarmes de la brigade territoriale autonome de Seyssinet-Pariset et des correspondants en technologies numériques (C-Ntech) du Pont-de-Claix et de Vif. Ce qui a débouché sur l’arrestation, mercredi 26 juin, de quatre autres co-auteurs ou complices.

Les victimes étaient attirées à de faux rendez-vous sur le site de chat en ligne Coco (fermé depuis le 25 juin 2024), avant d’être molestées et dépouillées. © coco.gg, Public domain, via Wikimedia Commons
Les perquisitions menées à leurs domiciles respectifs, dans l’agglomération grenobloise, ont conduit à « la découverte de couteaux, de téléphones portables, de moyens de paiement et du nécessaire pour le conditionnement de produits stupéfiants« , a précisé le procureur.
Les quatre suspects – deux mineurs âgés de 17 ans et deux majeurs âgés de 18 et 19 ans – ont été présentés, jeudi 27 juin, à un juge d’instruction, qui les a mis en examen à leur tour pour “violences en réunion”. Ils ont également été placés sous contrôle judiciaire.









