FOCUS – Des militants de Grelive, collectif grenoblois fondé durant la crise sanitaire, se sont retrouvés devant le palais de justice de Grenoble mardi 24 octobre au matin pour faire entendre leur voix, et brandir des portraits de supposées victimes des effets secondaires des injections anti-Covid. Un rassemblement à l’occasion du traitement d’une plainte déposée en 2021 pour « empoisonnement », que la justice a rejetée pour la seconde fois.
« Si vous continuez, ça va mal finir ! » Devant le Palais de justice, la (petite) poignée de militants de Grelive, collectif grenoblois « pour la liberté et la vérité sur le Covid-19« , se fait refouler par les policiers. Un peu plus tôt, ils ont donné de la voix et brandi des portraits de personnes présentées comme des victimes du vaccin contre la Covid. Pas question de revenir devant le tribunal, même pour se protéger de la pluie. Et pour le journaliste de Place Gre’net, la consigne est inhabituelle: « Vous pouvez prendre des photos, mais pas enregistrer« .

La justice n’a pas validé la plainte pour « empoisonnement » déposée par Grelive contre les vaccins anti-Covid. © Manuel Pavard – Place Gre’net
C’est en face du Palais de justice, devant l’agence Pôle Emploi, que se retrouvent finalement les quatre membres de Grelive. La raison de leur présence au Palais de justice? La décision (en appel) concernant le sort d’une plainte déposée contre X pour « tentative d’empoisonnement« , en 2021, visant les injections de vaccins contre la Covid tombe ce mardi 24 octobre. Verdict : la plainte, rejetée le mardi 3 octobre 2023, l’a été de nouveau trois semaines plus tard. L’association envisage à présent de se tourner devant la cour de cassation.
Une plainte rejetée en première instance et appel
François-Marie Périer explique que la plainte a été rejetée en première instance pour « absence d’intention délibérée de nuire » et en appel pour l’absence de démonstration de « causalité scientifique » entre le vaccin et les victimes supposées. « Ce que notre avocat dénonce, c’est qu’on n’a pas entendu les parties civiles« , souligne le militant.
Les parties civiles en question? Lui-même, plus trois autres personnes dont il ne souhaite pas donner les noms, qui n’ont jamais été convoquées devant le juge et n’ont pas pu apporter les « preuves » demandées.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 62 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous









