FOCUS – Le 12 juin 2023, arrivée presque au terme de la présentation de sa prochaine saison, l’Agora de Saint-Ismier avait dû évacuer le public, du fait d’un très violent orage. Tout est heureusement rentré dans l’ordre depuis. Elle peut donc accueillir normalement l’ensemble des spectacles prévus dès cet automne. Tour d’horizon.
Espace municipal dédié au spectacle vivant, l’Agora de Saint-Ismier assume fièrement sa polyvalence et, du côté des arts, se fait fort de proposer chaque année une offre intéressante. Aux manettes : Guy Sisti, son programmateur artistique. Avec Éric Baboulaz, le directeur, il a programmé dix-huit dates pour la saison culturelle 2023-2024, à partir du 20 octobre.

Amant malgré lui : une pièce comique pour ouvrir la saison 2023-2024 de l’Agora, le 20 octobre. DR
Pour démarrer, le public pourra assister à Amant malgré lui, un duo théâtral autour d’un couple ordinaire. Le pitch ? « L’habitude laisse la place à la routine, qui laisse la place à l’ennui. Élodie décide de s’inscrire sur un site de rencontres, mais Julien l’apprend. Il va s’inscrire sur le même site sous un faux profil. » Aux dires de la production, la suite est très rapidement explosive et ressemble aux situations que d’autres amoureux pourraient rencontrer. Mais c’est pour rire !
Raymond Queneau à l’honneur, Jean-Louis Debré sur scène !
Ça pourrait être pire ? Sûrement… et c’est le titre de la pièce que l’Agora accueillera le 16 novembre. « Une comédie loufoque, voire complètement déjantée », paraît-il. Il s’agit ici de faire connaissance avec le dernier héritier de Charles Perrault, qui s’installe dans l’ancienne maison de son ancêtre. Résultat : une nuit, il va devoir cohabiter avec les personnages des contes que l’auteur a inventés.
Ensuite, changement d’atmosphère à l’Agora, avec le groupe Les Grandes Gueules, le 22 novembre. Ce quartet vocal se lance dans une version chantée (a capella) d’un classique de la littérature française : Exercices de style, du grand Raymond Queneau. En abordant au passage des styles musicaux qui iront du gospel au baroque, en passant par le jazz, la pop, le rock ou le swing.

Surprise en vue à l’Agora ? Le 28 novembre, le public pourra y rencontrer un ex-président du Conseil constitutionnel ! Avec Valérie Bochenek, Jean-Louis Debré vient évoquer Ces femmes qui ont réveillé la France. © Stéphane Kerrad – KB Studios
Et si vous vous intéressiez à un spectacle… politique ? C’est l’un des grands événements annoncés sur la scène de l’Agora : la présence le 28 novembre de Jean-Louis Debré. L’ancien président du Conseil constitutionnel monte sur les planches avec Valérie Bochenek, corédactrice avec lui de Ces Femmes qui ont réveillé la France. Comme son nom l’indique, cette pièce (parfois accompagnée d’airs de piano) évoque des figures féminines emblématiques, illustres ou non. Avec humour, nous promet-on.
Du tango argentin et du grand cabaret avant la fin de l’année
En décembre, l’Agora terminera l’année 2023 en prenant deux fois les couleurs de l’Argentine. Premier rendez-vous le 1er, avec Buenos Aires Desire, une compagnie que Guy Sisti juge emblématique. « Parfois ludiques, dramatiques, toujours sensuels, rapides et furieux, ses danseurs sont devenus une référence et sont vus dans le monde entier. Ils perpétuent l’élégance du tango, l’évolution du genre et la redécouverte des traditions. » De quoi titiller les connaisseurs ?

Avant une soirée de réveillon digne d’un cabaret parisien, le public de l’Agora aura droit à deux rendez-vous autour du tango. Le premier ? Le 1er décembre, Buenos Aires Desire, le spectacle dansé d’une compagnie argentine, Buenos Aires Desire. DR
Danse argentine toujours dès le 8 décembre, mais sous la forme d’une pièce de théâtre, cette fois. Sur un air de tango raconte la richesse des liens familiaux et joue clairement la carte de l’émotion. C’est, d’après le programmateur, « la vie dans toute sa splendeur, avec ses errements, ses empêchements, ses non-dits, ses secrets et ses beautés ». Et cela parle d’amour, comme une évidence.
Enfin, le soir du 31, l’Agora a décidé de convier les danseurs de la compagnie Dmaskmoi dans Paris s’éveille. L’idée ? Assurer « un grand spectacle de fête, à la façon du Moulin Rouge, du Lido ou du Casino de Paris ». Les artistes sont issus de ces prestigieux cabarets et disposent d’une belle expérience de la scène, en France et à l’étranger. De quoi assurer une première partie de soirée enthousiasmante aux fêtards de la Saint-Sylvestre.
[Photo de Une : Don Quichotte par le Grand Ballet de Kiev – DR]
Des bulles pour commencer 2024 et Michel Boujenah encore à venir…
L’Agora entamera le prochain millésime le 10 janvier avec Les Magiciens des bulles pour Fantasia, un monde de bulles. Familial, ce spectacle annonce beaucoup de féerie grâce à deux artistes qui misent sur l’interaction directe avec le public. Ce ne sera pas le cas ensuite de l’Orchestre régional du Dauphiné, certes. Mais les 20 et 21 janvier, ses deux représentations d’Aladin promettent un grand temps fort musical et dansé. Tout comme le Don Quichotte du Grand Ballet de Kiev, annoncé le 24 janvier. Une nouvelle représentation de cet ensemble de grande qualité habitué des lieux.
La suite du programme – consultable sur le site Internet de l’Agora – sera encore riche de promesses jusqu’au 28 mars. Parmi les spectacles les plus attendus : le seul-en-scène Adieu les magnifiques, de et avec Michel Boujenah, le 8 février.
Les amateurs de bonne chanson française auront une oreille attentive ensuite à la proposition des Sept Familles. La compagnie iséroise relance One shot, un tour de chant inventé en 2022, avec d’excellents interprètes. Parmi eux : Emmanuèle Amiell et Éric Capone, en chefs de file de l’ensemble, et un épatant Serge Papagalli. Ce sera le 15 février, juste avant L’espoir, un hommage à Léo Ferré du groupe Orly. Débarquement prévu le 8 mars.







