FOCUS – Des militants de l’Union étudiante Grenoble (UEG) ont installé des tentes, vendredi 6 octobre 2023, devant la préfecture de l’Isère, pour alerter sur le mal-logement des étudiants, victimes de la hausse des loyers dans le parc privé et du manque de places dans les résidences du Crous. Une action symbolique organisée dans le cadre d’une campagne nationale du syndicat étudiant1l’Union étudiante, « maison-mère » de l’UEG, qui a mis en ligne une enquête, lundi 2 octobre, afin de récolter des données sur le sujet.
« Étudiants à la rue, État responsable« … La banderole déployée, vendredi 6 octobre 2023, sur la place de Verdun, symbolisait le message qu’entendait faire passer l’Union étudiante Grenoble (UEG). Plusieurs militants du syndicat étudiant ont en effet installé un campement éphémère en montant des tentes devant la préfecture de l’Isère, pour alerter sur le mal-logement étudiant et interpeller les services de l’État.

Des militants de l’UEG ont monté des tentes symbolisant le mal-logement étudiant, devant la préfecture, le 6 octobre 2023 (la pancarte « 470 euros » représente le loyer moyen d’un étudiant grenoblois). © Manuel Pavard – Place Gre’net
« On est dans une vraie crise du logement, liée plus globalement à la précarisation de la jeunesse« , souligne Robinson Rossi, secrétaire de l’UEG. En cause, l’inflation, particulièrement sensible sur « les prix du logement. À Grenoble, c’est une hausse de 3,8 % des loyers en un an, avec en moyenne 470 euros par mois pour un logement étudiant« , illustre-t-il.
Des étudiants à la rue, phénomène « d’ampleur totalement inédite »
Conséquences : « Des étudiants de plus en plus précaires, qui sacrifient une partie de leur vie pour pouvoir se loger« , déplore le militant syndical. « On a aujourd’hui un étudiant sur deux qui saute des repas ou se prive pour des raisons financières. » L’autre alternative, malheureusement, ce sont « des étudiants qui se retrouvent à la rue« , s’indigne-t-il. Une situation observée « à Grenoble depuis cette rentrée« , mais aussi « partout en France« .

Les banderoles « étudier est un droit » et « étudiants à la rue, Etat responsable » évoquaient pour l’UEG les causes et conséquences du mal-logement pour les étudiants. © Manuel Pavard – Place Gre’net
L’UEG a accompagné ceux qu’elle a pu identifier, parmi ces étudiants à la rue. « Mais il y en a aussi qui se sont installés dans des campings« , indique Robinson Rossi. Globalement, l’ampleur du phénomène est « totalement inédite« , selon lui. « Sur nos stands d’accueil, à la rentrée, on a vu beaucoup plus de cas qu’avant de personnes qui arrivaient à Grenoble et ne trouvaient pas de logement« , raconte-t-il.
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