FOCUS – Annoncée en février 2023 et initialement envisagée pour le mois de mars, la liquidation judiciaire de la Maison de la nature et de l’environnement de l’Isère (MNEI) a finalement été actée par le tribunal de Grenoble le jeudi 8 juin 2023. La conclusion d’une aventure de près de 40 ans, qui pose la question du maintien des associations résidentes dans le local, mais aussi de l’avenir de sa médiathèque et de son fonds de milliers de documents.
Au mois de février 2023, la Maison de la nature et de l’environnement de l’Isère (MNEI) annonçait par voie de communiqué sa (probable) liquidation judiciaire. Ce n’est finalement pas en mars, comme elle l’indiquait alors, mais le jeudi 8 juin que le tribunal de Grenoble l’a prononcée. Depuis cette date, la Maison et sa médiathèque ne sont plus accessibles au public, comme indiqué sur son site Internet.

Placée en liquidation judiciaire, la MNEI n’est plus ouverte au public depuis le jeudi 8 juin 2023. DR
Pour René de Ceglié, qui a pris la présidence de l’association en 2022, la procédure est douloureuse. Et pour cause: le militant écologiste, qui a été élu à Grenoble sous le premier mandat d’Éric Piolle, avait été à l’origine de la création de la MNEI voilà près de 40 ans. En 1985, il en avait en effet été le président fondateur, avant d’occuper la fonction de directeur durant quelques années. Il en est aujourd’hui, selon ses propres termes, le « président liquidateur« .
La MNEI victime de retraits successifs de subventions
Les raisons de la liquidation judiciaire? Le président de l’association rappelle que les difficultés ont débuté en 2016, avec un changement de braquet dans l’octroi des subventions du Département de l’Isère. Préférant financer les associations dédiées à l’environnement « sur leurs projets et non plus leur fonctionnement« , la collectivité avait alors annoncé ne plus verser que 18 000 euros annuels à la MNEI, contre 120 000 auparavant.

René de Ceglié, ici conseiller municipal de Grenoble en 2017, a repris la présidence de la MNEI en 2022. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net
Un coup dur pour l’association, qui s’était adaptée en supprimant quelques postes, dont celui du directeur. Mais en 2022, elle n’en affichait pas moins un déficit structurel d’une trentaine de milliers d’euros, relate René de Ceglié.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 70 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous









