FLASH INFO – Des carcasses de voitures ont émergé de l’Isère lundi 15 mai 2023, au niveau du Pont d’Oxford reliant la commune de Grenoble à celle de Saint-Martin-le-Vinoux. Un (triste) spectacle mis à jour par le délestage du barrage de Saint-Égrève, qui a fait baisser le niveau de la rivière. Des épaves qu’il convient d’extraire à présent… ou pas.
Si des témoins ont signalé la navrante découverte, c’est la police nationale qui en a fait officiellement mention la première dans son compte-rendu des faits marquants du 15 mai. Les forces de l’ordre y faisaient état d’une quinzaine de carcasses, en précisant que les vérifications effectuées par des plongeurs pompiers n’avaient donné lieu à « aucune découverte suspecte ». La crainte, formulée par certains, d’y trouver des cadavres semble donc écartée.
La police nationale indique également que des garages, assistés par les pompiers, ont essayé de procéder à l’enlèvement de trois carcasses, les véhicules identifiés ayant été signalés volés. Le courant de la rivière et la vase ont toutefois posé de « gros problèmes pour effectuer les enlèvements », indiquent les forces de l’ordre. Finalement, seul un véhicule a donc pu être retiré.

La baisse du niveau de l’Isère a mis à jour des carcasses de voitures près du pont d’Oxford. © Wim Burmeister – Twitter
Quid des autres carcasses? Le rapport indique que la police municipale de Saint-Martin-le-Vinoux a été alertée, « afin que la mairie [les] prenne en charge ». Problème? Une telle opération ne relève pas des compétences d’une commune. « Une telle extraction ne peut être réalisée que par un service spécialisé, sous la responsabilité de la Dreal1Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement., compétente s’agissant du lit de la rivière », nous fait ainsi savoir le cabinet du maire Sylvain Laval.
Sollicitée par Place Gre’net, la Dreal n’a pas encore donné suite à nos questions. Reste à savoir si une intervention pourra réellement avoir lieu, alors que les véhicules ne manqueront pas d’être immergés de nouveau. La question des carcasses “noyées” n’est, de toute manière, pas nouvelle. En mai 2022, c’est du plan d’eau des Lônes que des voitures avaient été extraites, comme l’avait fait alors savoir le conseiller municipal de Domène Quentin Feres.










