EN BREF – Ça bouge au sud-ouest de Grenoble. Lancé le 30 mars 2023 à l’initiative du Prunier sauvage, le Parc des arts annonce de nombreux événements, notamment sous un grand chapiteau, dans le cadre de sa saison culturelle qui durera jusqu’au mois de septembre. L’occasion de faire un tour d’horizon des possibles.
Brahim Rajab a dû être patient. Il aura fallu que le directeur du Prunier sauvage attende sept ans pour concrétiser enfin son intention d’ouvrir un Parc des arts à Grenoble, à la lisière du parc des Champs-Élysées (dit Bachelard).
Il le présente sans hésiter comme une œuvre collective. Son ambition s’inscrit sur le territoire, à proximité immédiate du quartier Mistral, d’abord, et plus largement en Isère. Objectif : offrir une structure adaptée aux besoins et à l’accueil des artistes du cirque et des arts de rue.

À proximité immédiate du quartier Mistral, le Parc des Arts bénéficie d’un vaste espace pour accueillir les artistes et du public. © Bruno Lavit
Pour donner vie à cette utopie, l’équipe du Prunier Sauvage a pu compter sur une centaine de contributeurs, mais aussi sur des partenaires et coproducteurs. À savoir, pour cette saison 2023, la Fabrique des petites utopies de Bruno Thircuir, la MC2, Mix’Arts, les Détours de Babel, le Centre des arts du récit, la compagnie Le Bateau de papier et la Maison de l’enfance Bachelard. Sans oublier les institutions : la Ville de Grenoble, Grenoble Alpes Métropole, le Département de l’Isère, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et la Drac.
Un lancement prometteur avec du cirque et du théâtre
Sur scène, quelques premiers temps forts ont déjà attiré un vaste public familial, impatient de découvrir la suite. Jeudi 30 mars, en ouverture de saison, le Parc des Arts a ainsi accueilli Circus Baobab, une épatante troupe de circassiens et danseurs originaires de Guinée, qui ont présenté Yé !, un spectacle virevoltant autour de la question de l’eau.

Les soirs de spectacle, le Parc des Arts s’illumine et permet aux spectateurs de se restaurer sur place. Une ambiance calme et familiale. © Bruno Lavit
Trois jours plus tard, a suivi un brunch des Détours de Babel. Et, dans la foulée, juste après la relance des ateliers Démocratie en chantier, la pièce de théâtre Madame, Monsieur, bonsoir !, imaginée par une troupe landaise dressant un état des lieux caustique et drôle de la presse en France.
La volonté toujours manifeste d’aller encore plus loin
Le camion-théâtre voisin du chapiteau est bel et bien actif, lui aussi. Il peut notamment servir de scène à des artistes en sortie de résidence, comme le 14 avril, la compagnie Between Atoms et sa pièce La Soupe aux cailloux. Une petite semaine d’activités artistiques doit ensuite s’ouvrir aux enfants du 17 au 21 avril. Trois autres compagnies dévoileront leurs nouvelles créations le 29. En mai, place à des spectacles rodés : La Bouche pleine de la compagnie Le Compost le 3, notamment, ou Kaynouna, d’une école de cirque marocaine, le 6.

Les enfants sont évidemment les bienvenus au Parc des Arts. Des ateliers artistiques leur seront proposés au cours des vacances de printemps. © Émilie Gagnière
La liste des réjouissances à venir comprend aussi des événements sur plusieurs jours. Exemples : le Festival du numéro de clown (23-27 mai), Les Beaux Jours en juillet et Merci, bonsoir ! (17-23 septembre).
Il faudra encore du temps et de l’énergie pour, peut-être, transformer le chapiteau de toile en structure en dur. De l’argent, aussi : Brahim Rajab parle ouvertement de deux millions d’euros. Et se montre toujours aussi déterminé à les récolter.










3 réflexions sur « Parc des Arts : le projet artistique grenoblois tourné vers les arts de rue et le cirque démarre enfin »
Un projet pour le futur que Michel Crespin aurait sûrement honoré de sa présence !
Bravo à vous tous pour ce projet de feu
Amitié
Nous aurions été fiers et ĥonorés d’accueillir Michel Crespin dont la vision et le travail ont permis de faire émerger des initiatives comme celles du Parc Des Arts aujourd’hui.
Un grand monsieur dont nous honorons la mémoire.
Très beau projet