FLASH INFO – Clap de fin pour le projet de Center Parcs dans la forêt de Chambaran, sur la commune de Roybon? Si le groupe Pierre & Vacances a annoncé l’abandon du projet en 2020, après six ans d’occupation du site par ses opposants, la conseillère régionale écologiste Myriam Laïdouni-Denis a obtenu du tribunal administratif de Grenoble son retrait du PLUI1Plan local d’urbanisme intercommunal. de Bièvre-Isère Communauté, jeudi 13 avril 2023.
Les juges ont en effet considéré que l’inscription dans le PLUI du projet Center Parcs était irrégulière. Une décision saluée comme « une grande victoire » par le groupe d’opposition écologiste de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. « C’est celle des biens communs, de l’eau, de la forêt, celle des habitants qui ont tant besoin de réconciliation autour d’un projet de territoire qui respecte nos droits« , déclare-t-il ainsi par voie de communiqué. Sans oublier d’associer à cette victoire les autres opposants au projet, comme la FNE ou la Fédération de pêche de la Drôme.
La démarche devant la justice était-elle vraiment nécessaire, alors que Pierre & Vacances a jeté l’éponge depuis trois ans? Sans aucun doute, aux yeux de Myriam Laïdouni-Denis. « La question c’était ni ce projet, ni un autre. S’il veulent faire autre chose, un Walibi ou je-ne-sais-quoi, il leur faudra forcément tout refaire à zéro« , explique l’élue. Tout refaire à zéro, donc repasser par la case “étude d’impact”, alors que le droit environnemental a nettement évolué depuis la naissance du projet Center Parcs.

Saisi par Myriam Laïdouni-Denis, élue du groupe d’opposition écologiste de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le tribunal administratif de Grenoble a déclaré irrégulière la présence du projet Center Parcs dans le PLUI de Bièvre-Isère Communauté. DR
La décision du tribunal administratif conforte encore Myriam Laïdouni-Denis au sujet de l’utilité de la Zad qui s’était déployée sur le site de Chambaran. « S’il n’y avait pas eu les actions sur le terrain pour protéger la forêt, cette victoire n’aurait aucun sens. J’aurais gagné, mais sur un tas de ruines!« , juge la conseillère régionale. Une situation qu’elle ne manque pas de rapprocher de celle, actuelle, de Sainte-Soline (Deux-Sèvres), où l’opposition fait rage contre un projet de méga-bassines.
« Les droits fondamentaux en bandoulière, nous restons plus que jamais déterminés à mettre un terme à ces écocides, qu’il s’agisse de projets privés spéculatifs ou de projets publics sacrifiant nos ressources« , affirme enfin l’élue écologiste. La victoire devant le tribunal administratif a aussi un goût politique: le président de Bièvre-Isère lors de l’adoption du PLUI était en effet Yannick Neuder, proche de Laurent Wauquiez, aujourd’hui député de la septième circonscription de l’Isère.










