Vol à ski et snowkite : les alternatives au ski de piste dans les Alpes

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FOCUS – Alors que les remontées mécaniques sont fermées en ce Noël 2020, la Fédération française de vol libre (FFVL) propose des alternatives aux vacanciers. Entre parapente à skis et snowkite, de quoi se voir pousser des ailes… en respectant les règles de sécurité.

 

 

Parapente en hiver © Pixabay

Vol libre en hiver © Pixabay

À l’oc­ca­sion de ces vacances de Noël, pour­quoi ne pas décou­vrir les sports de vol libre ? C’est ce que pro­pose la Fédération fran­çaise de vol libre (FFVL). Alors qu’une par­tie de ses pra­ti­quants rem­place le ski de piste par le vol libre du fait de la fer­me­ture des remon­tées, la fédé­ra­tion appelle à la pru­dence. Et à res­pec­ter les consignes gou­ver­ne­men­tales. Tout en pro­po­sant des alter­na­tives.

 

Un peu par­tout en France, il est ainsi pos­sible de s’i­ni­tier au para­pente, delta, kite, cerf-volant ou au boo­me­rang (dans la limite de six per­sonnes pour les publics adultes). Et en mon­tagne, depuis le décon­fi­ne­ment, « la FFVL pro­pose à tous de s’i­ni­tier tout de même aux acti­vi­tés de vol libre en toute sécu­rité pen­dant les vacances de fin d’an­née, de quoi s’oxy­gé­ner comme jamais ! » Tout par­ti­cu­liè­re­ment au para­pente à ski et au snow­kite, qui ne néces­sitent pas l’ac­cès aux remon­tées.

 

 

Voir la montagne d’en haut en vol libre… à ski

 

Dans bon nombre de sta­tions, des écoles de vol libre pro­posent l’hi­ver des biplaces skis aux pieds depuis les som­mets, en para­pente ou en delta. Tant que les remon­tées méca­niques sont à l’ar­rêt, la mon­tée doit se faire en ski de ran­don­née. Cependant, la fédé­ra­tion sou­ligne que « beau­coup de vols entre sta­tion et val­lée res­tent pos­sibles ».

 

On peut ainsi décol­ler de Chamrousse, du Collet d’Allevard… Et en démar­rant sur la neige, le décol­lage tout comme l’at­ter­ris­sage sont faci­li­tés puis­qu’il n’y a pas besoin de cou­rir pour avoir de la vitesse ! De plus, « les pistes clas­siques d’où les para­pen­tistes démarrent à pied sont damées pour faci­li­ter l’en­vol. »

 

Vol à ski © Pixabay

Vol à ski © Pixabay

Comme dans toute acti­vité de mon­tagne hiver­nale, il est néces­saire de se vêtir chau­de­ment. Dans le cadre d’un décol­lage de la sta­tion, c’est le seul pré­re­quis ! En mon­tant en ran­don­née, une cer­taine condi­tion phy­sique est éga­le­ment néces­saire. « Les moni­teurs bipla­ceurs se feront un plai­sir de dévoi­ler aux curieux les décors habi­tuels et les pistes ennei­gées vus d’en haut ; dans le plus strict res­pect des règles sani­taires tout l’hi­ver ! » pré­cise la fédé­ra­tion.

 

Il est par ailleurs pos­sible de s’a­don­ner à l’ac­ti­vité en décol­lage à pied, dans les sta­tions encore dépour­vues de neige. La for­ma­tion des pilotes au vol ran­don­née est par exemple pos­sible « au départ de Courchevel 1850. En mon­tant en ski de ran­don­née au Bouc blanc, avec une des­cente en volant posé au Praz. » L’enseignement est conçu « sur mesure en fonc­tion du niveau du pilote de la météo et de l’en­nei­ge­ment. Il est aussi pos­sible de mon­ter à peaux de phoque et redes­cendre en volant. »

 

 

Glissez en 3D avec le snowkite

 

Le kite, dis­ci­pline consis­tant à être tracté par un cerf-volant, connaît plu­sieurs décli­nai­sons selon le ter­rain. Le plus connu est le kite­surf sur l’eau, mais on peut éga­le­ment pra­ti­quer le land­kite sur terre ou le snow­kite sur neige. Avec des skis ou un snow­board aux pieds, le snow­kite offre la pos­si­bi­lité de par­cou­rir les cols ennei­gés ou les hauts pla­teaux.

 

Snowkite © Pixabay

Snowkite © Pixabay

Outre la longue dis­tance, le snow­kite per­met de remon­ter les pentes ! Un véri­table petit télé­ski

per­son­nel, qui se déplace à une vitesse très supé­rieure à un skieur de ran­don­née.

 

Il est éga­le­ment pos­sible de sau­ter très haut et de réa­li­ser des figures acro­ba­tiques grâce à la trac­tion de l’aile. Nulle crainte à avoir cepen­dant, dans le cadre d’une pra­tique débu­tant et en res­pec­tant les consignes don­nées par les moni­teurs, il n’y a aucun risque de s’en­vo­ler.

 

Parmi les spots les plus célèbres, le Col du Lautaret, la plaine d’Autrans, ou, plus loin, le Semnoz. Mais la beauté du sport est qu’il peut se pra­ti­quer dans n’im­porte quel grand champ enneigé, pourvu qu’il y ait du vent et que le pro­prié­taire donne son accord. Et une fois qu’on sait faire du snow­kite, apprendre le kite­surf est très aisé, per­met­tant de glis­ser tout ter­rain et en 3D.

 

Il est pos­sible de prendre des cours de snow­kite dès l’âge de 10 ans. Par ailleurs, pour se faire une idée de la pra­tique, les cham­pion­nats du monde « World Snowkite Masters » se dérou­le­ront du 30 jan­vier au 6 février à l’Alpe d’Huez.

 

Speedriding : il faudra attendre que les remontées rouvrent

 

Le snow­kite est sou­vent confondu avec le spee­dri­ding, une autre dis­ci­pline du vol libre

née à Valfréjus en Savoie. Au croi­se­ment du para­pente, du ski et du para­chu­tisme, le spee­dri­ding se pra­tique avec une très petite voile (8−13 m²) com­paré au para­pente (20−28 m²). Cependant, contrai­re­ment au kite qui est un cerf-volant au bout de lignes d’une ving­taine de mètres, la voile de spee­dri­ding res­semble à un mini-para­pente.

 

Vol libre : les alternatives au ski de piste. Speedriding aux 7 Laux © Laure Gicquel -Place Gre'net

Speedriding aux 7 Laux © Laure Gicquel ‑Place Gre’net

Le but : pou­voir skier sur n’im­porte quelle face, quelle que soit la taille des barres rocheuses à pas­ser. Une fois en l’air, la voile de spee­dri­ding se com­porte comme un petit para­chute. Cependant, cette dis­ci­pline rapide néces­site un appren­tis­sage adapté dans une école et plu­sieurs semaines d’en­traî­ne­ment en sta­tion. Ce, afin d’en­gran­ger de l’ex­pé­rience plus rapi­de­ment qu’il ne serait pos­sible en ran­don­née, les des­centes durant à peine quelques minutes.

 

Laure Gicquel

 

 

Le Parc national des Écrins appelle au respect de la faune en hiver

 

Les ran­don­neurs, à pied, en raquettes ou à ski, sont de plus en plus nom­breux. Toutefois, la faune aussi « passe en mode hiver » et a donc besoin « de calme et d’es­pace pour pas­ser cette sai­son dans les meilleures condi­tions ».

 

Lagopède alpin © Pixabay

Lagopède alpin © Pixabay

Pendant l’hi­ver, la vie des ani­maux de la mon­tagne est rude. Lagopède alpin, tétras lyre, lièvre variable… Et le moindre déran­ge­ment « les oblige à pui­ser dans leurs réserves, ce qui peut leur être fatal ».

 

Le Parc des Ecrins rap­pelle donc qu’il est « impor­tant de faire preuve de res­pect et de civisme pour pro­té­ger une faune par­ti­cu­liè­re­ment vul­né­rable ».

 

Pour ce faire, il faut évi­ter de s’é­loi­gner des iti­né­raires bali­sés et éven­tuel­le­ment faire appel à un accom­pa­gna­teur, qui saura faire décou­vrir les « bons coins »… en garan­tis­sant la tran­quillité des ani­maux. De décembre à avril, les vacan­ciers peuvent ainsi décou­vrir le parc des Écrins, aux côtés des gardes du Parc et des accom­pa­gna­teurs en mon­tagne.  De même, il existe des iti­né­raires bali­sés et sécu­ri­sés de ski de ran­don­née dans « la plu­part des sta­tions des Écrins ».

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