Les députés LREM isérois divisés sur le projet de loi réintroduisant les néonicotinoïdes

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FIL INFO – Lors du vote du projet de loi permettant de déroger à l’interdiction des néonicotinoïdes en France, la majorité s’est divisée à l’Assemblée nationale, avec 313 voix pour, 158 contre et 56 abstentions. Une division que l’on retrouve en Isère chez les députés de La République en marche (LREM).

 

 

Les députés LREM isérois divisés sur les néonicotinoïdes.Ruche abeilles et noix avec pesticides Frapna vol

Les néo­ni­co­ti­noïdes, mor­tels pour les abeilles, vont de nou­veau être autorisés.DR

Les néo­ni­co­ti­noïdes vont pou­voir faire leur retour en France. Ces pes­ti­cides étaient pour­tant inter­dits depuis 2018, étant une cause de mor­ta­lité avé­rée chez les abeilles. Cette réuti­li­sa­tion vise à pro­té­ger la filière sucrière, en par­ti­cu­lier les bet­te­raves, contre l’at­taque d’in­sectes alors que le sec­teur subit une épi­dé­mie de jau­nisse qui dévaste les plants.

 

Un renie­ment pour Emmanuel Macron, qui avait pro­mis leur inter­dic­tion lors de sa cam­pagne élec­to­rale en 2017. En pleine prise de conscience éco­lo­gique, la mesure a du mal à pas­ser. Et ses oppo­sants ne se privent pas de la cri­ti­quer, comme Éric Piolle, maire de Grenoble.

 

 

 

La majorité se fracture sur la question des néonicotinoïdes

 

Même les dépu­tés LREM isé­rois n’ont pas tous suivi la consigne de vote du gou­ver­ne­ment. Cinq ont certes voté pour le pro­jet de loi : Camille Gaillard-Minier (dépu­tée de la 1re cir­cons­crip­tion ayant rem­placé Olivier Véran devenu ministre de la Santé), Cendra Motin (6e cir­cons­crip­tion), Monique Limon (7e cir­cons­crip­tion), Caroline Abadie (8e cir­cons­crip­tion) et Marjolaine Meynier-Millefert (10e cir­cons­crip­tion).

 

Émilie Chalas et Jean-Charles Colas-Roy. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Émilie Chalas et Jean-Charles Colas-Roy (ici en 2019) ont voté contre ce pro­jet de loi. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Mais Catherine Kamowski (5e cir­cons­crip­tion) s’est abs­te­nue. Et deux dépu­tés de la majo­rité ont même voté contre. Et pas des moindres : Jean-Charles Colas-Roy et Émilie Chalas.

 

La can­di­date mal­heu­reuse aux der­nières élec­tions muni­ci­pales à Grenoble s’en explique dans un com­mu­ni­qué. « Je crois qu’il faut mesu­rer la por­tée de la réin­tro­duc­tion des néo­ni­co­ti­noïdes qui ne sera pas sans effet sur les sols, les éco­sys­tèmes, les pol­li­ni­sa­teurs et les oiseaux », sou­ligne Émilie Chalas.

 

 

« L’état de la biodiversité est trop critique »

 

« La crise que nous tra­ver­sons nous donne l’op­por­tu­nité de chan­ger de bra­quet, d’im­pul­ser une nou­velle dyna­mique », veut croire la dépu­tée. « L’état de la bio­di­ver­sité est trop cri­tique pour que l’on s’au­to­rise de nou­veaux écarts », jus­ti­fie-t-elle. Quelques jours plus tôt, c’est Jean-Charles Colas-Roy qui avait affi­ché ses désac­cords avec les consignes de son groupe par­le­men­taire.

 

Les autres dépu­tées isé­rois, la socia­liste Marie-Noëlle Battistel et la cen­triste Élodie Jacquier-Laforge, ont éga­le­ment voté contre.

 

Tim Buisson

 

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